soeur Faustine 203

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

                     + Premier jour.

 

   Le soir, Jésus m'a donné le thème de la méditation. Au premier moment la crainte et la joie ont pénétré mon cœur. Je me suis alors serrée contre Son Cœur, la peur a disparu et la joie est restée. Je me suis sentie tout entière enfant de Dieu - et le Seigneur m'a dit: N'aie peur de rien, ce qui est défendu aux autres t'a été donné à toi; les grâces qu'il n'est pas donné aux autres âmes de voir, même de loin, toi, tu t'en nourris chaque jour, comme de pain quotidien.

   Réfléchis, ma fille, qui est celui auquel ton cœur est étroitement uni par les voeux... Avant de créer le monde, je t'aimais de l'amour que ton cœur éprouve aujourd'hui, et durant les siècles entiers, (117) mon amour ne changera jamais.

   Application: Au seul souvenir de Celui qu'a épousé mon cœur, mon âme entra dans un profond recueillement et l'heure passa comme une minute. Dans ce recueillement j'ai connu les attributs de Dieu. Dans cet état d'embrasement intérieur de l'amour, je suis sortie au jardin pour me rafraîchir; et quand j'ai regardé le ciel, une nouvelle flamme d'amour m'inonda le cœur. Alors j'ai entendu ces paroles:

   Ma fille, as-tu épuisé les thèmes que je t'ai donnés? Je te donnerai de nouvelles paroles. - J'ai répondu: Ô Majesté inconcevable,

=================================

 P589                     Sixième Cahier

 

l'ét 10ernité ne me suffira pas pour Te connaître... Cependant mon amour pour Toi est devenu plus puissant. Comme preuve de ma gratitude, je dépose mon cœur à Tes pieds, comme un bouton de rose, que son parfum charme Ton divin Cœur maintenant et durant l'éternité... Quel paradis habite l'âme lorsque le cœur sent qu'il est tellement aimé par Dieu...

 

   (118) Aujourd'hui tu liras l'Évangile de saint Jean chapitre quinze. Je désire que tu lises très lentement.

 

 

                           Seconde méditation

 

   Ma fille, médite la vie divine, telle qu'elle est contenue dans l'Église, pour le salut et la sanctification de ton âme. Médite comment tu profites de ces trésors de grâces, de ces efforts de mon amour.

………….

 

+ Conférence à propos du combat spirituel.

 

   Ma fille, je veux t'instruire du combat spirituel. N'aie jamais confiance en toi-même, mais abandonne-toi complètement à ma volonté. Dans le délaissement, les ténèbres et dans les différents

 =================================

P590           PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

doutes, aie recours à moi et à ton directeur, il te répondra toujours en mon nom. N'écoute jamais aucune tentation, mais enferme-toi aussitôt dans mon cœur et dévoile-là à ton confesseur à la première occasion. Mets l’amour-propre à la dernière place, pour qu'il ne souille pas tes actions. Supporte-toi toi-même avec grande patience. Ne néglige pas les mortifications intérieures. Justifie toujours en toi-même l'opinion de tes supérieures et de ton confesseur. Fuis comme la peste ceux qui murmurent. (120) Que les autres agissent comme ils veulent, toi, conduis-toi comme je l'exige de toi. Observe la règle très fidèlement. Lorsqu'on t'a fait de la peine, pense à ce que tu pourrais faire de bon à la personne qui t'a fait souffrir. Ne te confie pas à l'extérieur. Tais-toi quand on te réprimande; ne demande pas à tout le monde son opinion, mais seulement à ton directeur; sois avec lui franche et simple comme un enfant. Ne te décourage pas à cause de l'ingratitude; ne scrute pas curieusement les chemins par lesquels je te conduis; lorsque l'ennui et le découragement frapperont à la porte de ton cœur, fuis de toi-même et cache-toi dans mon cœur. N'aie pas peur du combat, le courage seul effraie souvent les tentations - et elles n'osent pas nous attaquer. Combats toujours avec la profonde conviction que je suis près de toi. Ne te laisse pas conduire par le sentiment, car il n'est pas toujours en ton pouvoir, c'est dans la volonté que se trouve tout le mérite. Dépends toujours de tes supérieures dans les plus petites choses. Je ne te leurre pas avec la paix (121) et les consolations, mais prépare-toi à de grands combats. Sache que tu es maintenant sur la scène et que la terre et le ciel te regardent, combats comme un chevalier pour que je puisse te récompenser; n'aie pas de craintes inutiles, car tu n'es pas seule.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon