Darrar4-14

FAITS IMPOSSIBLES À PLAGIER.

§ II. Circoncision. Présentation au Temple.

 

  8. «Les huit jours qui devaient s'écouler, avant la circoncision, étant accomplis, dit saint Luc, l'enfant reçut le nom de Jésus, qui lui avait été donné par l'Ange, avant sa conception 1.» L'époque où les fils des Hébreux devaient recevoir la douloureuse empreinte du sacrement de l'Ancienne Alliance, n'était pas abandonnée à la discrétion des parents. Jéhovah, lui-même, l'avait fixée, en disant à Abraham: «Quand l'enfant aura huit jours, il sera circoncis 2.» La loi mosaïque avait renouvelé le précepte. «Le huitième jour, le nouveau-né recevra la circoncision.» Le texte Évangélique est donc ici en parfaite conformité avec la législation juive. Le Fils de Dieu, qui venait, en sa personne, consommer toute la loi, commence à la crèche sa mission de victime sanglante, qui ne se terminera qu'au Calvaire. Ce fut, en effet, dans le «Praesepium» de Bethléem, que le Christ qui était avant Abraham, et dont le père des croyants avait «désiré voir le jour,» reçut, par la circoncision, la marque des enfants d'Abraham. Les rites usités, pour cette cérémonie légale, nous ont été transmis par le Talmud, et leur pratique se retrouve à peu près la même, au sein du judaïsme actuel 4. Le matin du huitième jour, dix personnes, au moins, devaient se réunir autour du nouveau-né. L'opération, nous l'avons dit, n'était nullement du ressort des prêtres ou des l'évites, encore moins du pontife suprême. L'iconographie moderne, en plaçant d'ordinaire le théâtre de la circoncision dans le Temple, et en lui donnant le Grand Prêtre pour ministre commet donc une faute contre la vérité historique. Le ministre, ou Mohel, était, et, de nos jours, est encore indistinctement choisi, parmi toutes les classes de la population juive; son habileté est le seul titre qui le recommande 

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1. Luc,II, 2t.—2. Infansoctodierumcircumcidetur.{Gènes., x\li,12.)—3. Die <tclavo circumcidctur mfantulus. {Levitic, xii, 3.)

4. Léoa de Modène, Cérémonies et coutumes qui s'observent avjour(Fhity-parmy 'les Juifs, traduites de l'italien de Léon 'de Modène, rabbin de Venise, par le sieur ikSimonville, Paris, 1710, in-t2,.pag. 142, 147; t^nxiovl. De la Synagogue>jwv«, obàp. II; Adisson, De l'État présent des Juifs en Barbarie, cb^p. VW.

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aux familles. Le père prononçait la prière suivante: «Béni soit le Seigneur notre Dieu, qui a imprimé sa loi dans notre chair, et qui marque ses enfants du signe de son alliance sainte, pour les rendre participants des bénédictions d'Abraham, notre père!» Deux sièges d'honneur étaient disposés; l'un pour le parrain, l’autre demeurait vide. Ce dernier était présenté à 1’enfant, auquel on adressait en même temps ces paroles: «Voici le siège du prophète Élie 1.» Sur tous les points de l'univers, où les fils d'Israël sont maintenant dispersés, ils observent encore cette coutume symbolique, attestant ainsi leur foi dans l'attente du précurseur, qui devait ouvrir les voies au Messie. Mais, pour eux, le siège d'Élie demeure toujours vide; Jean-Baptiste s'y est assis, et Jésus-Christ, le divin enfant de Bethléem, a enseigné le monde du haut d'une chaire plus auguste que celle de Moïse.

  9. Après avoir accompli le rite sanglant, le Mohel récitait cette bénédiction: «Adonaï, Dieu de nos ancêtres, fortifiez et conservez cet enfant pour son père et sa mère. Faites que son nom soit en honneur parmi les fils dlsraël. Qu'on l'appelle... (ici, on prononçait le nom choisi pour l’enfant] qu'il soit l'allégresse du père qui l'a engendré, et de la mère qui lui a donné le jour 2!» Ce fut donc en de telles circonstances que le nom de Jésus proclamé dans l'étable de Bethléem, retentit en présence des derniers descendants de la famille de David, réunis dans la bourgade originaire, en vertu d'un ordre d'Auguste. Les témoins de la cérémonie légale comprirent-ils alors le sens du nom divin, devant lequel «tout

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1. Sepp, Vie de Notre Seigneur Jésus-Christ, tom. I, pag. 236, 237. On trouvera les plus amples détails, sur ce sujet, dans le Rational de Durand de Memie, édit.Vives,tom.III,pag.429-436.—2. Rational, tonaTlII,note7,pag.434.

3 Le caractère essentiellement traditionnel du peuple juif ne permet pas de douter de l'antiquité des rites, dont il a conservé l'usage, pour la circoncision. Bien que l'Évangéliste n'entre à ce sujet dans aucun détail particulier, il indique pourtant, d'une manière absotue, que toutes les prescriptions de la loi furent remplies : Perfecerunt omnia secundum leyem Domini. (Luc, 11, 39). Il est donc infiniment probable que la circoncision de Jésus-Christ s'accomplit avec les formalités ordinaires, et qu'ainsi les circonstances furent demblables à celles qae nous rapportons ici, d'après la coutume rituelle des Hébreux.

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genou fléchit, au ciel, sur la terre et dans les enfers?» On conçoit facilement que les bergers instruits par les Anges, que la foule au sein de laquelle le récit des merveilles de la crèche avait circulé, durent saluer, comme un heureux présage, le nom de Jésus (Sauveur), donné au rejeton de la race royale, depuis si longtemps déchue. Une première fois, ce nom avait paru dans les annales des Hébreux; il rappelait la conquête de la Terre Promise, et les victoires de Josué. Plus tard, avec Zorobabel, le nom de Jésus, porté par un Grand-Prêtre, avait marqué le terme de la captivité de Babylone et l'inauguration du second Temple. Enfin, à une époque récente, le nom de Jésus, l'auteur du Livre de l’Ecclésiastique, était devenu comme le synonyme de la sagesse, descendue du ciel pour instruire les hommes. Le nom de Jésus n'était donc pas, comme le rationalisme affecte de le croire, «un nom fort commun 1.» La tradition historique des Hébreux lui assignait un rôle considérable. Quand on le donna au divin fils de Marie, les assistants se persuadèrent, sans doute, que le descendant de David, dont ils environnaient le berceau, serait, quelque jour, un guerrier, puissant comme Josué; restaurateur du culte mosaïque, comme le grand-prêtre Jésus, fils de Josédech; sage, comme Jésus, fils de Sirach. Les espérances des Juifs ne s'élevaient pas plus haut. Le joug du qua-

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1. «Le nom de Jésus, qui lui fut donné, disent les rationalistes, est une altératien de Josué. C'était un nom fort commun; mais naturellemeut on y chercha plus tard des mystères et une allusion à son rôle de sauveur. Peut-être, lui-même, comme tous les mystiques, s'exaltait-il à ce propos.» (Vie de Jésus, pag. 21.) Cette dernière insinuation, dont l'impiété se retranche sous l'abri d'un peut-être, a la même valeur scientifique que le naturellement qui la précède. On ne répond pas à des imaginations. L'Évangile, dont nous reproduirons intégralement le texte, n'est pas une œuvre de fantaisie, et sa lecture suffit à faire justice des rêves de nos lettrés. Mais, au point de vue philologique, écrire que Jésus est une altération de Josué, c'est volontairement et sciemment s'exposer à la risée du public sérieux, pour se donner le mince avantage de tromper un instant les lecteurs vulgaires. L'expression hébraïque Jehoscuah, et, par abréviation, Jesuah, a été traduite en grec par le mot Jésus (Septante, Philon, Josèphe). La première version latine de l'Ancien Testament le rendait par le mot Josué. Voilà ce que l'auteur de l'Histoire des Langues sémitiques savait aussi bien que nous, quand il formulait, à l'usage de la foule, cette ridicule affirmation: «Le nom de Jésus est une altération de Josué.»

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trième empire, l'empire de fer, prédit par Daniel, pesait sur leurs têtes. Rome les broyait, par la main d'Hérode. Mais les temps marqués par la prophétie de Jacob étaient arrivés; la période finale des septante semaines d'années était venue. Tous les Juifs attendaient le conquérant, issu de David, qui asseoirait, à Jérusalem, un trône désormais immortel. Deux personnes, seulement, ne partagèrent point ces illusions nationales: ce furent Marie, qui conservait dans son cœur les mystères divins, et Joseph, auquel l'Ange avait dit: «Vous donnerez à l'enfant le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera le peuple de ses péchés.» Le préjugé hébraïque sur le caractère tout matériel de l'empire du Christ nous apparaîtra, à chaque page de l'Évangile. Sa persistance devait être telle, qu'en ce moment, les Juifs attendent encore un Messie, un Fils de l'Etoile, dont le glaive, parti de Jérusalem, fera, de la Judée, le centre de la domination universelle du monde.

  10. «Lorsque le temps de la purification, prescrite par la loi de Moïse, fut arrivé, continue saint Luc, Marie et Joseph portèrent l'enfant à Jérusalem, pour le présenter devant le Seigneur, selon ce qui est écrit au livre de la loi: «Tout fils premier-né sera la propriété  sainte de Jéhovah;» et pour offrir le sacrifice légal de deux tourterelles ou de deux jeunes colombes. Or, il y avait, à Jérusalem, un homme juste et craignant Dieu, nommé Siméon. Il vivait dans l'attente de la consolation promise à Israël. L'Esprit-Saint se reposait sur lui, et lui avait révélé qu'il ne mourrait point, sans avoir vu le Christ du Seigneur. Conduit par l'inspiration divine, il vint au Temple, à l'heure où les parents de Jésus y entraient, pour accomplir les cérémonies légales. Siméon prit l’enfant dans ses bras, et bénit Dieu en ces termes: Maintenant, Seigneur, vous laisserez votre serviteur mourir en paix, selon votre parole; car mes yeux ont contemplé le Sauveur, que vous avez préparé pour tous les peuples du monde; la lumière qui doit éclairer les nations; la gloire d'Israël votre peuple! — Joseph et Marie admiraient, en silence, les paroles du vieillard. Siméon les bénit, et dit à Marie, la mère de Jésus: Voici que cet enfant, établi pour la ruine et la résurrection de plusieurs en Israël, apparaîtra, comme un étendard

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de contradiction. Un glaive transpercera votre âme. Il en sera ainsi, pour que les pensées qui se cacheront au fond des cœurs soient mises au jour. — En ce même temps, vivait Anne, la prophétesse, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle avait vécu de longs jours. A l'époque de sa jeunesse, ayant perdu son époux, après sept ans de mariage, elle était restée dans la viduité: elle avait alors quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait plus le Temple, servant Dieu, nuit et jour, dans le jeûne et la prière. Anne étant donc survenue, en cette circonstance, louait elle-même le Seigneur et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la rédemption d'Israël 1.»
  11. Les signes intrinsèques d'authenticité, que nous avons observés précédemment dans le texte Evangélique, se manifestent ici, avec le même caractère d'évidence. L'hypothèse rationaliste, qui attribue à quelque apocryphe, du second ou du troisième siècle, cette page de saint Luc, devient de plus en plus insoutenable. Qu'était-ce que la purification légale? Combien de jours devaient s'écouler, pour la jeune mère, entre les joies de la maternité et le pieux devoir de la présentation du premier-né au Temple? Nul ne le savait, chez les Romains ni les Grecs, parmi lesquels le faussaire supposé aurait écrit. L'auteur ne se préoccupe cependant pas d'éclaircir ces problèmes; il poursuit son récit, absolument comme s'il parlait à une génération instruite de toutes les prescriptions et de toutes les observances de la loi juive. A moins d'admettre qu'il se fût donné la mission d'écrire une suite d'énigmes, indéchiffrables pour ses lecteurs, l'apocryphe ne pouvait point faire usage d'un tel procédé. Manifestement, la sobriété des détails de l'Évangile, en cette circonstance, prouve, qu'à l'époque de sa composition, les coutumes auxquelles il fait allusion étaient de notoriété publique en Judée, et qu'elles entraient dans la vie et la pratique sociales des Hébreux. Faites intervenir la ruine de Jérusalem et la dispersion du peuple juif, antérieurement à la date où cette page de l'Evangile fut écrite, et vous placez immédiatement l'auteur dans la nécessité, s'il veut être intelligible, d'expliquer mille détails, qu'il eût suffi à un con-

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1.      Luc,n, 22'-28.

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temporain de noter en passant. Cette remarque générale a une portée immense, pour l'appréciation de la véracité du texte Évangélique: tous les sophismes de l'incrédulité échoueront, devant cette loi de l'histoire. Mais, en étudiant les faits en particulier, la démonstration paraît encore plus saisissante. Ainsi, chaque parole du récit de la Purification évoque tout un ordre d'idées, étrangères au génie grec et romain, et qui n'ont eu d'application que dans la loi mosaïque. Le Seigneur avait dit à Moïse: «La femme qui aura donné naissance à un fils, demeurera, les sept premiers jours, dans un état d'impureté légale, absolue 1; et elle passera les trente-trois suivants, sans toucher à rien de sanctifié, ni pouvoir entrer dans le Temple. Si elle a donné naissance à une fille, l'impureté légale durera deux semaines, et l'interdiction religieuse soixante-six jours. Lorsque le terme de la purification sera accompli, elle offrira, pour un fils comme pour une fille, à la porte du Tabernacle d'Alliance, un agneau d'un an, qui sera brûlé en holocauste, une tourterelle ou une jeune colombe, qui seront offertes en sacrifice pour le péché. Elle les remettra entre les mains du prêtre, qui les présentera au Seigneur, et priera pour elle. Ainsi, elle sera purifiée. Telle est la loi de toutes les mères, qui auront mis au monde soit un fils, soit une fille. Que si la femme ne peut offrir un agneau, elle prendra deux tourterelles ou deux jeunes colombes, dont l'une servira pour l'holocauste, et l'autre, pour le sacrifice du péché. Le prêtre priera pour elle, et elle sera purifiée 2.» Rapprochés du récit Evangélique, ces textes de la loi nous font comprendre tous les sous-entendus; le Testament Ancien projette, sur le berceau de Jésus, ses derniers rayons de lumière, comme le flambeau qui vient confondre ses feux mourants dans les splendeurs de l'aurore.

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 1 Le terme de sept jours, fixé pour la durée de l'impureté légale, après qu'une femme juive avait donné le jour à un fils, fait comprendre pourquoi la cérémonie de la circoncision ne pouvait avoir lieu que le huitième jour. Les témoins et les assistants n'auraient pu conmmuniquer avec la mère, sans contracter eux-mêmes l'impureté absolue dont elle était frappée, pendant les sept premiers jours. — 2. Levit., XII, 2 ad finem.

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   12. Ainsi, quarante jours après la naissance d’un fils, en Israël, la purification de la mère s'accomplissait par un holocauste et un sacrifice pour le péché. L'héritière de la royale maison de David, la Vierge Immaculée, bénie entre toutes les femmes, portant dans ses bras l'Agneau de Dieu qui devait effacer les péchés du monde, se trouva trop pauvre, pour fournir au Temple l'agneau de l'holocauste. Son offrande fut celle de l'indigence; deux tourterelles ou deux jeunes colombes, présentées de sa main au prêtre, remplissant en ce jour les fonctions de sacrificateur, furent substituées à la riche offrande des femmes d'Israël. Divine pauvreté, et touchant emblême de la pureté de Marie, caractérisée par l'innocence de la colombe! Le prêtre, descendant d'Aaron, pria pour la mère du Fils de Dieu; et la purification légale fut accomplie, en la personne de la Vierge sans tache. Mais ce n'était là qu'une des obligations imposées à Marie. L'Enfant divin était un premier-né; comme tel, il appartenait au Seigneur, et devait être racheté à prix d'argent. Voilà pourquoi l'Évangéliste ajoute que l'Enfant devait être présenté au Temple. Nous avons eu déjà l'occasion d'insister sur cette condition de la primogéniture en Israël; encore ici, la conformité du récit de saint Luc avec les prescriptions légales est frappante. Qu'on dise, tant qu'on voudra, qu'un apocryphe a imaginé tous ces récits après coup; qu'un faussaire a pu tellement mesurer ses paroles, dans une simplicité parfaite, qu'aucune ne se trouve tomber à faux! Le rationalisme supposerait ainsi un miracle, plus surprenant que ceux de l'Évangile, qu'il répudie. Eh bien oui! le miracle domine toute cette histoire, et, s'il en était autrement, l'univers serait encore païen. Quelles figures, au siècle d'Auguste, en un temps où le monde se ruait aux voluptés, s'abîmait dans l'épicuréisme, se gorgeait de plaisirs et de sang, quelles figures que celle du juste Siméon, «attendant la consolation promise à Israël,» et d'Anne la prophétesse, consumant une vie entière «dans la prière et le jeune,» au Temple de Jérusalem! Où donc s'étaient réfugiées la véritable grandeur, la noblesse d'âme, la piété et la vertu? Demandez aux poètes, aux historiens, aux orateurs, aux philosophes de Rome, s'ils connaissaient ces grandes choses, même de nom? Des jeûnes,

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à ces beaux esprits qui s'enrôlaient élégamment dans le troupeau d'Épicure! Des prières, à ces esclaves de l'inflexible Fatum! En vérité, on songeait bien à cela dans les festins d'Apicius, et sous le Vélum parfumé du cirque, où les gladiateurs se poignardaient avec grâce! Qui ne voit, qu'à des prodiges de corruption, il fallait opposer des prodiges de sainteté; que l'incroyable perversité du paganisme ne pouvait être vaincue que par la divinité des miracles évangéliques; enfin que le seul cortège digne du Verbe fait chair, la seule cour où dût paraître le Dieu de toute pureté, se trouvaient dans le Temple de Jérusalem, où les traditions des patriarches, des justes, des prophètes, se personnifiaient en de tels représentants?

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