Abdel-Malek envoyé en Espagne pour venger la défaite musulmane aux mains de Charles Martel a bien décrit, à ce moment là l'essence de l'Islamisme: Abdel-Malek courut sans s'arrêter jusqu'au versant méridional des Pyrénées, où il rencontra les bandes fugitives d'Abdérame. «Le plus beau jour pour les vrais croyants, leur disait-il, c'est le jour du combat, le jour consacré à la guerre sainte : c'est là l'échelle du paradis. Le prophète s'appelait le fils de l'épée; il ne voulait de repos qu'à l'ombre des étendards conquis sur les ennemis de l'Islam. La victoire, la défaite, la mort sont entre les mains d'Allah, qui les distribue comme il lui plaît. Le vaincu de la veille peut devenir le vainqueur du lendemain. » (Darras tome 17 p.41)