p240 FOI, VÉRITÉ, TOLÉRANCE
------- dans le monde méditerranéen, puis dans l'aire arabe et dans certaines parties de l'Asie, le monothéisme s'est proposé comme réconciliation entre raison et religion: la divinité tendant vers la raison est identique au Dieu qui se manifeste dans la Révélation.
La Révélation et la Raison correspondent l'une à l'autre. Il y a la «vraie religion »; la question de la vérité et celle du divin sont réconciliées19. --------
=================================
p241VÉRITÉ‑TOLÉRANCE‑LIBERTÉ
-------- Les rituels polythéistes étaient la voie de tous ceux qui ne pouvaient atteindre l'élévation suprême. Les philosophes, esprits élus, se réservaient la voie royale en s'élevant dans l'union mystique avec l'indicible.
Le christianisme a pu alors ouvrir aux humbles un chemin, la véritable voie royale, et offrait de former une communauté avec celui qui vivait dans le sein de Dieu et le voyait.
---------
=================================
p242 FOI, VÉRITÉ, TOLÉRANCE
------
----- Le bouddhisme -------. Le chemin de l'illumination passe par l'abandon de la soif d'être au profit de ce qui nous apparaît comme le non‑être, le Nirwana. Ce qui signifie que la vérité n'est pas inhérente au monde et qu'il faut sortir du monde pour la trouver. --------
=================================
p243 vÉ1rÉroLÉ1tNcE‑LIBERrÉ
-------- Le monde en tant que tel est souffrance ‑ et donc absence de vérité. Seule la sortie du monde constitue en définitive le salut. -------
La tolérance chrétienne
-----
=================================
p244 FOI, VÉRITÉ, TOLÉRANCE
----- Là où l'utilité prime sur la vérité, comme c'est le cas dans la vérité divisée, dont il a été question plus haut, l'homme devient esclave de l'utilité et de ceux qui décident de ce qui est utile. -----
Dès lors, on peut distinguer, dans l'histoire de la relation chrétienne avec les religions “païennes”, deux phases qui, nécessairement, se chevauchent et ne sauraient être considérées comme un processus où l'une succéderait simplement à l'autre.
La première phase recouvre l'alliance de la foi chrétienne avec la raison. Elle domine les textes des Pères de l'Église de Justin à saint Augustin et au‑delà: les témoins du message évangélique se rangent du côté de la philosophie, de la raison, contre les religions, contre la vérité divisée d'un C. Aurélius Cotta.
Ils voient les germes du logos, de la raison divine, non pas dans les religions, mais dans le mouvement de la raison qui dépasse ces religions. Mais une deuxième conception émerge dans laquelle le lien avec les religions et la limite de la raison sont aussi de plus en plus manifestes.
La pensée de Grégoire le Grand me semble à ce niveau particulièrement significative. ---------------
=================================
p245 VÉRITÉ‑TOLÉRANCE‑LIBERTÉ
-------- Grégoire --------- s'exprime -------------- à un deuxième groupe de missionnaires qui vient de partir, --------------: ------------------------------ Il convient de ne surtout pas détruire leurs temples idolâtres, et de ne détruire que les images d'idoles qui s'y trouvent... Si le peuple voit qu'on ne s'en prend pas à ses temples, il finira par abandonner l'erreur et prendra avec d'autant plus de joie le chemin des lieux où il a l'habitude d'aller pour connaître et prier le vrai Dieu”23. ----------
