La célébration de la foi 9

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De la structure

de la célébration liturgique

 

      La crise de la liturgie, et donc aussi de l'Église, dans laquelle nous continuons à être plongés, ne repose que pour une très faible part sur la différence qui existe entre les anciens livres liturgiques et les nouveaux.

 

--------- Les notions directrices de la nouvelle conception de la liturgie peuvent se résumer à l'aide de formules telles que créativité, liberté, célébration, communauté.

 

-------- La liturgie n'est pas un culte de piété objectif, spécifique à

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l'Église, dont on devrait s'acquitter-------

 

 Comme le missel pour le prêtre... le Gotteslob * de la communauté est mis entre les mains de celle‑ci tel le livret‑conducteur d'un rôle. Le rôle de la communauté est renforcé du fait que la liturgie naît dans un lieu concret, dans une communauté donnée...

 

Le chant de la communauté a été valorisé depuis la réforme liturgique. L'essentiel n'est plus derrière ce qu'on chante, mais c'est ce qu'on chante qui est l'essentiel... 46

 

   L'idée qui est à la base de ces réflexions est que la liturgie est une célébration communautaire, un acte au cours duquel la communauté se constitue en communauté et s'expérimente comme telle.

 

En fait, la liturgie en vient dans ce cas, tant par son type formel que par son attitude spirituelle, à s'apparenter à une surprise‑partie, ce que montre, par exemple, l'importance toujours croissante prise par les formules de salutation et d'adieu, ainsi que la recherche d'éléments ayant une valeur distrayante.

 

L'effet distrayant devient la mesure par excellence d'une célébration liturgique “réussie” qui, par conséquent, ne repose que sur la «créativité », c'est‑à‑dire sur les inventions de ses organisateurs.

 

1. La nature de la célébration liturgique

 

----- un élément fondamental a été bien vu, qui devrait permettre un dialogue sur la structure de base de la liturgie. Cet élément, c'est la conception de la liturgie comme célébration ; nous devrions dire plus exactement: la liturgie, de par sa nature, a le caractère d'une fête47. ---------

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--- je vois encore quelque chose d'exact: l'idée qu'au centre de la fête, il faut de la liberté, celle d'échapper aux contraintes de tous les jours et, qu'ainsi, la fête crée la communauté. --------------

 

--------- On ne peut de soi‑même décider la célébration ; elle a besoin d'une raison et singulièrement d'une raison objective, extérieure au désir qu'on en a.

 

Autrement dit je ne puis mettre en scène la liberté que si je suis libre ; sinon, la prétention d'être libre se mue en illusion tragique. Je ne puis mettre en scène la joie que si le monde et le fait d'être homme donnent vraiment l'occasion de s'en réjouir.

 

 Mais le font‑ils réellement? Là où ces questions sont mises entre parenthèses, la surprise‑partie ‑ tentative du monde post‑religieux de retrouver la fête ‑ devient rapidement une mascarade tragi­-

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que.

 

Aussi n'est‑ce pas un hasard si la surprise‑partie a bientôt fait éclater les limites du divertissement bourgeois et s'est transformée en bacchanale partout où des hommes y ont cherché leur « salut », c'est‑à‑dire ont voulu y vivre la délivrance de leur propre aliénation et des contraintes quotidiennes, et y ont cherché l'expérience d'une communauté qui transcendait leur propre moi--------

 

-------- là où l'être apparaît, apparaît aussi le problème de la mort. C'est à cela avant tout que doit répondre la fête. A l'inverse : la fête suppose l'existence d'un droit préalable à se réjouir ; ce droit n'est valable que s'il n'évacue pas le problème de la mort. ------

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon