soeur Faustine 198

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   (72) Ce soir, le Seigneur m'a demandé: N'as-tu pas quelque désir en ton cœur? - J'ai répondu: J'ai un très grand désir, c'est de m'unir à Toi pour les siècles. - Et le Seigneur me répondit: Cela arrivera bientôt. Mon enfant la plus chère, chacun de tes mouvements se reflète en mon cœur ; mon regard repose avec bienveillance sur toi avant de se poser sur les autres créatures.

   J'ai demandé au Seigneur aujourd'hui qu'il daigne m'instruire de la vie intérieure, car de moi-même je ne puis rien comprendre, ni penser de parfait. Et le Seigneur m'a répondu: J'étais ton maître -je le suis et le serai; tâche de rendre ton cœur semblable à mon cœur doux et humble. Ne revendique jamais tes droits. Tout ce qui t'arrive, supporte-le avec calme et avec patience; ne te défends pas quand toute la honte tombera injustement sur toi; permets aux autres de triompher. Ne cesse pas (73) d'être bonne quand tu t'apercevras que l’on abuse de ta bonté; lorsque ce sera nécessaire, je revendiquerai tes droits moi-même. Sois reconnaissante pour ma plus petite grâce, car cette reconnaissance me contraint à t'accorder de nouvelles grâces...

   Vers la fin du chemin de croix que j'étais en train de faire, Jésus commença à Se plaindre des âmes religieuses et sacerdotales, du manque d'amour chez les âmes choisies. - Je permettrai que les couvents et les églises soient détruits. - J'ai répondu: Jésus, mais il y a tant d'âmes qui Te louent dans les couvents. - Le Seigneur répondit: Cette louange blesse mon cœur, car l'amour est banni des couvents. Ce sont des âmes sans amour et sans dévouement, des âmes pleines d'égoïsme et d'amour-propre, des âmes orgueilleuses et présomptueuses, des âmes sournoises et pleines d'hypocrisie, des âmes tièdes qui ont à peine assez de chaleur pour se maintenir vivantes elles-mêmes. Mon cœur ne peut supporter cela. (74) Toutes les grâces que je déverse sur elles chaque jour, s'écoulent comme sur un rocher.

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P568        PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

Je ne peux les supporter, car elles ne sont ni bonnes ni mauvaises. C'est pour sanctifier le monde que j'ai suscité les couvents; c'est d'eux que doit jaillir une ardente flamme d'amour et de sacrifice. S'ils ne se convertissent pas et ne brûlent plus de la flamme du premier amour, je les ferai disparaître de ce monde…

   Comment pourront-ils siéger, comme il leur a été promis, pour juger le monde, lorsque leurs fautes sont plus lourdes que les fautes du monde - ni pénitence, ni réparation... Ah! cœur qui m'a reçu le matin, à midi contre moi tu brûles de haine sous toutes ses formes. Ah! cœur particulièrement choisi par moi, est-ce pour que tu m'infliges plus de souffrances? Les grands péchés du monde blessent mon cœur comme à la surface, mais les péchés de l'âme choisie transpercent mon cœur...

   Quand je voulus intercéder pour eux, je ne pouvais rien trouver pour les (75) justifier et ne pouvant, sur le moment, rien imaginer pour les défendre, mon cœur se serra de douleur et j'ai pleuré amèrement. Alors le Seigneur m'a regardée avec bienveillance et consolée par ces paroles: Ne pleure pas, il y a encore un grand nombre d'âmes qui m'aiment beaucoup, mais mon cœur désire être aimé de tous et parce que mon amour est grand, je les menace et les punis.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon