soeur Faustine 128

 Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

    + Je vois souvent une certaine personne, agréable à Dieu. Le Seigneur a une grande prédilection pour elle, non seulement parce qu'elle tâche de faire connaître la gloire de la miséricorde divine mais aussi pour l'amour qu'elle a envers Dieu - quoique cette âme ne ressente pas toujours cet amour dans son cœur d'une manière sensible, elle demeure presque continuellement au jardin des Oliviers - et pourtant elle est toujours agréable à Dieu, et sa grande patience remportera la victoire dans toutes les adversités.

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 P355                  Deuxième Cahier

 

   + Oh! si l'âme souffrante savait combien Dieu l'aime, elle mourrait de joie et d'excès de bonheur; un jour, nous découvrirons ce qu'est la souffrance, mais alors nous ne serons plus capables de souffrir. Le moment présent nous appartient.

   (305) 17.11.1937. J'ai vu ce matin, pendant la sainte messe, Jésus souffrant. Sa passion s'est répercutée dans mon corps d'une manière invisible mais non moins douloureuse. Jésus m'a regardée et Il a dit: Les âmes périssent malgré mon amère passion. Je leur offre une dernière planche de salut, c'est la fête de ma Miséricorde. Si elles n'adorent pas ma miséricorde, elles périront pour l'éternité. Secrétaire de ma miséricorde, écris, parle aux âmes de ma grande miséricorde, car le jour terrible, le jour de ma justice est proche.

   + Aujourd'hui, j'ai entendu dans mon âme ces paroles: Ma fille, il est temps de te mettre à l'œuvre, je suis avec toi. De grandes persécutions et de grandes souffrances t'attendent, mais console-toi à la pensée que beaucoup d'âmes seront sauvées et sanctifiées par cette œuvre.

   + Quand je me suis mise à ce travail, et que je soulignais les paroles du Seigneur118 et passais tout en revue, lorsque j'en suis arrivée à la page sur laquelle j'avais noté les conseils et les indications du Père Andrasz, je ne savais que faire, souligner ou ne pas souligner; j'ai entendu alors ces paroles dans mon âme: Souligne-les car ces paroles sont miennes; j'ai emprunté (306) pour te parler la bouche de l'ami de mon cœur afin de te tranquilliser, tu dois t'en tenir à ces indications jusqu'à la mort. Il ne me plairait pas du tout que tu abandonnes ces indications; sache, que c'est moi-même qui l'ai mis entre moi et ton âme, je le fais pour te calmer et pour que tu ne t'égares pas. Depuis que je t'ai mise sous une protection sacerdotale particulière, tu es par là même dispensée vis-à-vis de tes supérieures de rendre un compte détaillé de mes relations avec toi. En dehors de cela sois comme un enfant envers tes supérieures, mais tout ce que je fais dans les profondeurs de ton âme - parle sincèrement de tout cela seulement aux prêtres. Et j'ai remarqué que depuis que Dieu m'a donné un directeur Il n'a plus exigé comme auparavant, que je dise tout à mes supérieures,

 

……….

   + Aujourd'hui je suis allée faire ma méditation devant le Très Saint Sacrement310. Lorsque je me suis approchée de l'autel, la présence divine pénétra mon âme, je fus plongée dans l'océan de Sa Divinité et Jésus me dit: Ma fille, tout ce qui existe est à toi. - Et j'ai répondu au Seigneur: Mon cœur ne réclame rien d'autre que Toi, ô Trésor de mon cœur; pour tous les dons que Tu me donnes je Te remercie, ô Seigneur, mais je n'exige que Ton Cœur. Quoique les cieux soient grands, pour moi ils ne sont rien sans Toi; Tu sais bien, ô Jésus, que je défaille sans cesse après Toi. - Sache, ma fille, que ce que d'autres âmes atteindront dans l'éternité, tu le goûtes déjà maintenant. - Et soudain mon âme fut inondée de la lumière de la connaissance de Dieu. Oh! que ne puis-je exprimer tant soit peu ce que mon âme ressent près du Cœur de la majesté inconcevable. (308) Je ne sais l'exprimer, seule une âme qui l'a vécue au moins une fois dans sa vie, reconnaît cette grâce. Quand je suis rentrée dans ma chambre, il me semblait que de la vraie vie je revenais à la mort. Quand le médecin est venu me prendre le pouls, il s'est étonné: «Que vous est-il arrivé, ma sœur? Vous n'avez jamais eu un pouls semblable. Je voudrais savoir ce qui a provoqué une telle accélération de la pulsation?» Que pouvais-je répondre, alors que je ne savais pas moi-même que j'avais un pouls si rapide. Je sais seulement que j'agonise de nostalgie après Dieu, mais je ne le lui ai pas dit, car en quoi la médecine peut-elle m'aider.

   19.11.1937. Union avec les agonisants. Ils me demandent des prières; je peux prier, étrangement le Seigneur me donne un esprit de prière, je suis constamment unie à Lui. Je sens pleinement que je vis

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 P357                     Deuxième Cahier

 

pour les âmes, pour les amener à Ta miséricorde, ô Seigneur; pour cela aucun sacrifice n'est trop petit.

   (309) Aujourd'hui le médecin320 a décidé que je devais encore rester ici jusqu'au mois d'avril - c'est la volonté divine, même si je désirais déjà revenir parmi nos sœurs.

   J'ai appris aujourd'hui la mort de l'une de nos sœurs321 qui est décédée à Ptock, mais elle est venue me voir avant que l'on ne m'ait annoncé sa mort.

 

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