soeur Faustine 117

  

   Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   (222) 21.XII.1936. La radio joue toute l'après-midi, donc le silence me manque. Jusqu'à midi, de continuelles conversations et du bruit. Mon Dieu, je me réjouissais d'être en silence, de parler seulement

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 P315                   Deuxième Cahier

 

avec le Seigneur et ici c'est tout le contraire. Mais maintenant rien ne me dérange, ni les conversations, ni la radio. En un mot, rien. La grâce de Dieu a fait que, quand je prie, je ne sais même pas où je suis, je sais seulement que mon âme est unie au Seigneur et ainsi se passent mes journées à l'hôpital.

   + J'admire toutes les humiliations et toutes les souffrances que ce prêtre accepte pour cette cause, je le vois à certains moments et je le soutiens par mon indigne prière. C'est seulement Dieu qui peut donner un tel courage, car autrement l'âme se lasserait; mais je vois avec joie que toutes ces contrariétés contribuent à augmenter la gloire divine -le Seigneur n'a pas beaucoup d'âmes comme celle-là. 0 éternité infinie, tu révéleras les efforts des âmes héroïques, car pour ces efforts la terre ne paie que par l'ingratitude et la haine; de telles âmes n'ont pas d'amis (223) - elles sont seules. Et dans cette solitude, elles se fortifient, elles puisent leur force seulement en Dieu; et bien qu'avec humilité, mais aussi avec courage, elles font front à tous les orages qui les frappent. Comme des chênes élevés, elles ne se laissent pas troubler, et à cela il n'y a qu'un secret: elles puisent en Dieu cette force et tout ce dont elles ont besoin, pour elles et pour les autres. Elles portent leur fardeau, mais elles savent et sont capables de prendre sur elles les fardeaux des autres. Ce sont des colonnes de lumière sur les chemins divins, qui vivent elles-mêmes dans la lumière et illuminent les autres. Elles vivent elles-mêmes sur les hauteurs et savent les indiquer aux autres, plus petites, et les aider à atteindre ces hauteurs.

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P316          PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

   23.XII.1936. Je passe des moments avec la Mère de Dieu et me prépare pour le moment solennel de la venue du Seigneur Jésus. La Mère de Dieu m'apprend cette vie intérieure de l'âme avec Jésus, surtout dans la sainte Communion. Quel grand mystère la sainte Communion accomplit en nous - nous le saurons seulement dans l'éternité. 0 moments les plus précieux de la vie!

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   25.XII.1936. La Messe de Minuit. Pendant la sainte messe la présence de Dieu me transperça. Un moment avant l'élévation, je vis la

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P318          PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

Mère, le Petit Jésus et le bon Joseph298. La Très Sainte Mère me dit ces paroles: «Ma fille, Faustine, prends mon trésor le plus cher » - et Elle me tendit son tout-petit Jésus. Quand je pris Jésus dans mes mains, mon âme éprouva une joie tellement inconcevable que je ne suis pas en état de la décrire. Mais, chose étrange: après un moment Jésus devint terrible, affreux à voir, grand et souffrant, et la vision disparut, et il fut temps d'aller à la sainte Communion. Quand je reçus le Seigneur Jésus dans la sainte Communion, toute mon âme se mit à trembler sous l'influence de la présence de Dieu. Le lendemain j'ai vu (229) le Divin Enfant un court moment durant l'élévation.

   Le second jour des fêtes, le Père Andrasz est venu chez nous dire la sainte messe, pendant laquelle j'ai aussi vu le Petit Jésus. L'après-midi je suis allée me confesser; à certaines questions concernant cette œuvre, le père ne m'a pas donné de réponse, il a dit: «Quand tu seras bien portante, alors nous pourrons parler concrètement, maintenant tâche de tirer profit des grâces que Dieu te donne, et tâche de recouvrer une bonne santé. Quant au reste - tu sais comment tu dois te diriger et à quoi t'en tenir dans ces choses.» Comme pénitence il m'a dit de dire ce chapelet que Jésus m'avait enseigné. Soudain, en disant ce chapelet, j'entendis une voix: Oh! quelles grandes grâces j'accorderai aux âmes qui diront ce chapelet, les entrailles de ma miséricorde sont émues pour ceux qui disent ce chapelet. Inscris ces mots, ma fille, parle au monde de ma miséricorde, que l'humanité entière apprenne à connaître mon insondable miséricorde. C'est un signe pour les derniers temps, après viendra (230) le jour de la justice. Tant qu'il en est temps, que les hommes aient recours à la source de ma miséricorde, qu'ils profitent du sang et de l'eau qui ont jailli pour eux. Ô âmes humaines, où chercherez-vous refuge au jour de la colère de Dieu? Fuyez maintenant vers les sources de la miséricorde divine. Oh! quel grand nombre d'âmes je vois - je vois - elles ont adoré la miséricorde divine et elles vont chanter l'hymne de gloire dans l'éternité.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon