soeur Faustine 115

  

   Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   Dans la nuit, je fus soudain réveillée et je compris qu'une âme me demandait de prier pour elle et qu'elle avait grand besoin de prières. Brièvement, mais de toute mon âme, je priai le Seigneur de lui accorder Sa grâce.

   Le lendemain, après midi, en entrant dans la salle, je vis une personne mourante et j'appris que l'agonie avait commencé pendant la nuit. J'ai constaté que c'était au moment où (204) l'on me demandait des prières. Tout à coup, j'entendis dans mon âme une voix: Dis ce chapelet que je t'ai appris. Je courus chercher mon chapelet et je m'agenouillai près de l'agonisante et je commençai avec toute l'ardeur de mon esprit à dire ce chapelet. Soudain la moribonde ouvrit les yeux, elle me regarda et je n'eus pas le temps d'achever le chapelet qu'elle était morte dans une étrange paix. Je priais ardemment le Seigneur de tenir la promesse qu'il m'avait faite pour la récitation de ce chapelet. Le Seigneur me fit connaître que cette âme avait reçu la grâce que le Seigneur m'avait promise. Cette âme était la première qui ait obtenu la promesse du Seigneur. Je sentais comment la force de la miséricorde entourait cette âme.

   En rentrant dans ma solitude, j'entendis ces paroles: A l'heure de la mort je défends comme ma propre gloire chaque âme qui récite ce chapelet elle-même, ou bien si d'autres le récitent près de l'agonisant - l'indulgence est la même. Quand (205) on récite ce chapelet auprès de l'agonisant, la colère divine s'apaise, la miséricorde insondable s'empare de son âme et les entrailles de ma miséricorde sont émues par la douloureuse passion de mon Fils.

   Oh! si tous connaissaient combien est grande la miséricorde du Seigneur; comme nous avons tous besoin de cette miséricorde, surtout à cette heure décisive.

   + Aujourd'hui j'ai lutté contre les esprits des ténèbres à propos d'une âme. Combien Satan hait la miséricorde divine, je vois qu'il s'oppose à toute cette œuvre.

 

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13.XI1.1936. Confession devant Jésus

 

   Quand j'ai constaté que depuis trois semaines je ne me suis pas confessée, je me suis mise à pleurer en voyant les péchés de mon âme et certaines difficultés. Je ne me suis pas confessée car telles étaient les circonstances. Quand il y avait la confession, justement ce jour-là j'étais alitée. La semaine suivante, la confession était fixée pour l'après-midi et j'étais partie pour l'hôpital le matin. Aujourd'hui, dans

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 P309                    Deuxième Cahier

 

l'après-midi, le Père Andrasz est entré dans ma chambre et s'est assis pour que je me confesse. Tout d'abord nous n'avons pas échangé un seul mot. Je me réjouis extrêmement car je désirais beaucoup me confesser. Comme toujours, j'ai découvert toute mon âme. Et le père me donna une réponse à chaque menu détail. Je me sentais étrangement heureuse de pouvoir tout dire (208) ainsi. Il m'a donné comme pénitence les Litanies du Nom de Jésus. Quand je voulus lui exposer la difficulté que j'avais à dire ces litanies, il s'est levé et m'a donné l'absolution. Tout à coup une grande lumière se mit à rayonner de sa personne, et je m'aperçus que ce n'était pas le Père Andrasz, mais Jésus. Ses vêtements étaient blancs comme la neige et Il disparut aussitôt. Au premier instant j'étais un peu inquiète, mais ensuite une sorte de paix entra dans mon âme; je remarquai que Jésus confessait de la même manière que les confesseurs, mais cependant, pendant cette confession, quelque chose pénétrait étrangement mon cœur, au premier moment je ne pouvais pas comprendre ce que cela voulait dire.

   16.XII.1936. J'ai offert ce jour pour la Russie, j'ai offert pour ce pauvre pays toutes mes souffrances et mes prières. Après la sainte Communion Jésus me dit: Je ne peux plus tolérer ce pays, ne me lie pas les mains, ma fille. (209) Je compris - si ce n'était les prières des âmes agréables à Dieu, toute cette nation serait déjà réduite en poussière. Oh! comme je souffre pour ce peuple qui a chassé Dieu de ses frontières.

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   Mon Ange Gardien me recommanda de prier pour une âme - et le matin j'appris que c'était un homme qui justement était entré en agonie. Jésus me fait connaître d'une façon étrange quand quelqu'un a besoin de ma prière. Je reconnais en particulier quand une âme agonisante a besoin de ma prière. Maintenant cela m'arrive plus souvent qu'autrefois.

 

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