soeur Faustine 106

   Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   19 septembre 1936. Quand nous sommes sorties de chez le médecin274 et que nous sommes entrées un instant dans la petite chapelle de ce sanatorium, j’entendis ces paroles dans mon âme: Mon enfant, encore quelques gouttes dans le calice; bientôt. La joie (134) inonda mon âme, voici le premier appel de mon Époux et Maître. Mon cœur s’attendrit et il y eut un moment où mon âme plongea toute dans l’océan de la miséricorde divine; j’ai ressenti que ma mission commençait pleinement. La mort ne détruit rien de ce qui est bon, je prie surtout pour les âmes qui ressentent des souffrances intérieures.

   A un certain moment, je reçus dans mon âme une lumière au sujet de deux sœurs; j’ai compris qu’on ne peut pas agir avec tout le monde de la même façon. Il y a des personnes qui savent étrangement entrer en amitié, et comme des amis, sous prétexte d’aide, elles vous font parler, et à un moment donné elles emploieront vos propres paroles pour vous causer du désagrément. Mon Jésus, que la faiblesse humaine est étrange. Ton amour, Jésus, donne à l’âme cette grande prudence dans ses rapports avec les autres.

 

(135)                                                                + 24 septembre 1936                                                                                       

 

   La mère supérieure275 m’a recommandé de ne méditer qu’un seul mystère du rosaire à la place de tous les autres exercices et d’aller tout de suite me coucher. Quand je me suis couchée, je m’endormis tout de suite car j’étais très fatiguée. Cependant, après un instant, la souffrance me réveilla. C’était une si grande souffrance qu’elle ne me permettait pas de faire le moindre mouvement, ni même d’avaler ma salive. Cela dura trois heures environ. Je pensais réveiller la sœur novice276 avec laquelle j’habite, mais je pensais: elle ne va m’apporter aucune aide, qu’elle dorme donc, c’est dommage de la réveiller. Je me suis

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P277                     Deuxième Cahier

 

complètement abandonnée à la volonté de Dieu et je pensais que déjà venait pour moi le jour de la mort, ce jour que je désire. J’avais la possibilité de m’unir à Jésus souffrant sur la croix, je ne pouvais prier autrement. Quand la souffrance s’éloigna, je me suis mise (136) à transpirer, cependant je ne pouvais faire aucun mouvement car tout revenait comme avant. Le matin je me sentis très fatiguée, mais je ne souffrais plus physiquement, cependant je ne pus me lever pour la sainte messe; je pensais: si après de telles souffrances la mort ne vient pas, combien les souffrances mortelles doivent être grandes.

   Jésus, Tu sais que j’aime la souffrance et que je désire boire le calice des souffrances jusqu’à la dernière goutte, et cependant ma nature éprouva un léger frisson et une certaine crainte - et tout de suite ma confiance dans l’infinie miséricorde divine se réveilla dans toute sa force et tout dut céder devant elle, comme l’ombre devant les rayons du soleil. Ô Jésus, que Ta bonté est grande; Ton infinie bonté, que je connais bien, me permet de regarder en face la mort elle-même avec courage. Je sais que rien ne m’arrivera sans la permission de Dieu. Je désire louer Ton infinie miséricorde durant ma vie, à l’heure de ma mort, à la résurrection, éternellement.

   ……….

   + Oh! comme Jésus est blessé par l’ingratitude de l’âme choisie, Son amour inconcevable subit le martyre. Dieu nous aime de tout Son Être infini, et voici qu’une misérable poussière dédaigne Son amour. Mon cœur se fend de douleur quand je vois cette ingratitude.

   A un certain moment, j’entendis ces paroles: Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable (138) miséricorde. Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde;

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P278          PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate. Ma miséricorde est si grande que, pendant toute l’éternité, aucun esprit, ni humain ni angélique ne saurait l’approfondir. Tout ce qui existe est sorti des entrailles de ma miséricorde. Chaque âme en relation avec moi, méditera mon amour et ma miséricorde durant toute l’éternité. La fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, (139) je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon