soeur Faustine 88

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

P213                   Premier Cahier

 

   Et de fait, Dieu m’accorda la grande grâce d’une confiance totale, et la conversation finie, Dieu me fit la grâce d’une profonde paix et de la lumière au sujet de ces choses.

   Jésus, Lumière éternelle, éclaire ma raison, affermis ma volonté, enflamme mon cœur, sois avec moi comme Tu me l’as promis, car sans Toi je ne suis rien. Tu sais, mon Jésus, combien je suis faible - ai-je besoin de Te le dire, Jésus, car Tu sais parfaitement combien je suis misérable. En Toi toute ma force.

   (204) Jour de confession.

   Depuis le matin, j’éprouvais un combat intérieur si fort que je n’en avais jamais éprouvé de semblable. Complètement abandonnée de Dieu, j’ai ressenti toute la faiblesse que je suis, des pensées m’accablaient: pourquoi dois-je quitter ce couvent où je suis aimée par les sœurs et les supérieures, une vie si tranquille, liée par les vœux perpétuels, j’accomplis facilement mes devoirs; pourquoi dois-je écouter la voix de ma conscience, pourquoi suivre fidèlement l’inspiration, qui sait de qui elle provient, n’est-ce pas mieux de cheminer comme toutes les sœurs? Peut-être pourrai-je étouffer les paroles du Seigneur, ne pas y faire attention, peut-être que Dieu n’en demandera pas compte au jour du jugement? Où me conduira cette voix intérieure? Si je suis cette voix, quelles grandes peines, contrariétés et souffrances m’attendent, j’ai peur de l’avenir et j’agonise dans le présent.

   Cette souffrance dura avec la même intensité pendant toute la journée. Lorsque le soir, je suis allée me confesser, bien que je m’y sois préparée, je ne pus pas du tout me confesser; j’ai reçu l’absolution et je me suis retirée, ne comprenant rien à ce qui se passait avec moi. Quand je me suis couchée, la souffrance augmenta jusqu’au plus haut point, ou plutôt elle se changea en un feu qui pénétrait toutes les facultés de mon âme comme un éclair, jusqu’à la moelle de mes os, jusqu’aux plus secrètes cellules de mon cœur. Dans cette souffrance, je ne pouvais me décider à rien: que Ta volonté soit faite, Seigneur, et par moments, je ne pouvais même pas penser cela; vraiment, j’étais saisie par une frayeur mortelle, et un feu infernal me touchait. Le calme revint vers le matin, les souffrances disparurent en un instant, mais je me sentais si affaiblie que je ne pouvais faire aucun mouve- 

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P214           PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

ment; peu à peu, pendant ma conversation avec la mère supérieure, les forces me revinrent, cependant Dieu seul sait comment je me sentis pendant toute la journée.

……….

   Après la sainte Communion.

   J’ai aperçu Jésus comme d’habitude, qui me dit ces paroles: Appuie la tête sur mon épaule, repose-toi et prends des forces. Je suis toujours avec toi. Dis à l’ami de mon cœur, dis que j’emploie d’aussi faibles créatures pour réaliser mes œuvres. Plus tard mon esprit se trouva fortifié par une étrange puissance. - Dis que je lui ai fait connaître ta faiblesse dans ta confession, pour lui montrer ce que tu es de toi-même.

   Chaque combat, soutenu courageusement m’apporte joie et paix, lumière et expérience, courage pour l’avenir, honneur et gloire à Dieu, et pour moi, en fin de compte, une récompense.

   Aujourd’hui la fête du Christ-Roi204.

    Pendant la sainte messe j’ai prié avec ardeur pour que Jésus soit Roi de tous les cœurs, pour que la grâce divine brille dans chaque âme. Soudain, j’ai aperçu Jésus tel qu’il est peint sur cette image et Il me dit ces paroles: Ma fille, tu me rends une très grande gloire en accomplissant fidèlement mes désirs.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon