soeur Faustine 87

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)   Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

…..Mon nom est hostie, c’est-à-dire offrande, pas en paroles, mais en action - par l’anéantissement de moi-même, en me rendant pareille à Toi sur la croix, ô Bon Jésus, mon Maître.

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   Un double avertissement, pour que je me prépare aux souffrances qui m’attendent à Varsovie; le premier avertissement était intérieur - 

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P211                      Premier Cahier

 

par une voix que j’ai entendue, le second a eu lieu pendant la sainte messe. Avant l’élévation, j’ai vu Jésus crucifié qui me dit: Prépare-toi à souffrir. J’ai remercié le Seigneur de cette grâce prévenante et Lui ai dit - je ne vais sûrement pas plus souffrir que Toi, mon Sauveur. Cependant j’ai pris cela à cœur et je me fortifie par la prière et de petites souffrances pour pouvoir en supporter de plus grandes, quand elles viendront.

 

(202)                                                                          19.X.   1935.

                                                                                                             

   Départ de Wilno pour Cracovie, pour huit jours de retraite.

   Vendredi soir, pendant le chapelet, en pensant au voyage de demain et à la gravité de l’affaire que je devais exposer au Père Andrasz203, la peur me prit à la vue de ma misère, de mon incapacité, et de la grandeur de l’œuvre de Dieu. Broyée par cette souffrance, je m’en remis à la volonté divine. A ce moment, j’ai vu Jésus dans une tunique claire, près de mon prie-Dieu et  me dit ces paroles: Pourquoi as-tu peur d’accomplir ma volonté? Est-ce que je ne vais pas t’aider comme je l’ai fait jusqu’à présent? Répète chacune de mes exigences à ceux qui me remplacent sur la terre et fais seulement ce qu’ils t’ordonneront. - A l’instant, une grande force envahit mon âme.

   Le lendemain, j’ai vu mon Ange Gardien qui m’a accompagnée pendant le voyage jusqu’à Varsovie. Quand nous sommes entrées par la porte du couvent - il disparut. En passant près de la petite chapelle pour aller saluer nos supérieures, la présence de Dieu s’empara de moi en un instant et le Seigneur me remplit du feu de Son amour. En de pareils moments, je reconnais toujours mieux la grandeur de Sa majesté.

   Quand à Varsovie nous avons pris place dans le train pour Cracovie, j’ai de nouveau vu mon Ange Gardien près de moi qui priait en contemplant Dieu, et ma pensée l’a suivi, et quand nous sommes entrées au couvent - il disparut.

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   Second jour de retraite.

   Je devais aller chez le Père Andrasz au parloir et j’ai eu peur pensant que le secret existe seulement au confessionnal; c’était une crainte futile. La mère supérieure m’a tranquillisée d’un mot. Mais quand je suis entrée à la chapelle, j’ai entendu ces paroles dans mon âme: Je désire que tu sois envers celui qui tient ma place, sincère et simple comme une enfant, telle que tu l’es avec moi; sinon je t’abandonnerai et je n’aurai plus de relation avec toi.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon