soeur Faustine 86

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   Un jour où j’étais à l’adoration, mon esprit était comme en agonie à cause de Lui et je ne pouvais pas retenir mes larmes, alors j’ai vu un esprit d’une grande beauté qui me dit ces paroles: «ne pleure pas - dit le Seigneur.» Après un moment, j’ai demandé: Qui es-tu. Il m’a répondu: «Je suis l’un des sept esprits qui se tiennent nuit et jour devant le trône de Dieu et Le louent sans cesse.» Cependant cet esprit n’a pas apaisé ma nostalgie, mais m’a éveillée à une plus grande nostalgie encore de Dieu. Cet esprit était très beau et sa beauté provient de son étroite union à Dieu. Cet esprit ne me quitte pas un seul instant, il m’accompagne partout.

   Le lendemain, pendant la sainte messe, avant l’élévation, cet esprit commença à chanter ces paroles: Saint, Saint, Saint - sa voix résonnait comme les voix de milliers de personnes, cela m’est impossible à décrire. Tout d’un coup, mon esprit fut uni à Dieu, en un instant j’ai vu la grandeur et la sainteté inconcevables de Dieu et en même temps j’ai eu connaissance (195) du néant que je suis par moi-même. Je connus plus distinctement qu’auparavant les Trois Personnes Divines: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Cependant leur existence est une, ainsi que leur égalité et leur majesté. Mon âme est en relation avec les Trois, je ne sais l’exprimer par des mots, mais mon âme le comprend bien. Quiconque est uni à l’une de ces Trois Personnes est par là même uni à la Sainte Trinité en son ensemble, car Leur unité est indivisible. Cette vision, c’est-à-dire cette connaissance, inonda mon âme d’un bonheur inconcevable, car Dieu est si grand. Je n’ai pas vu de mes yeux, comme auparavant, ce que je viens d’écrire, mais souvent d’une manière purement intérieure, de manière purement spirituelle et indépendante des sens. Cela dura jusqu’à la fin de la sainte messe.

   Maintenant cela m’arrive souvent, non seulement à la chapelle, mais aussi pendant le travail et dans les moments où je m’y attends le moins.

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P206       PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

   Quand notre confesseur198 partit, je me confessais pendant ce temps à l’archevêque199. Après lui avoir dévoilé mon âme, je reçus cette réponse: «Ma fille, arme-toi d’une grande patience, si ces choses viennent de Dieu, tôt ou tard elles se réaliseront et je t’en prie, sois tout à fait tranquille, moi je te comprends très bien, ma fille, dans toutes ces choses; et maintenant - quant à ton désir de quitter la Congrégation et pour penser à une autre, je te le demande, n’admets pas cela, même en pensée, car autrement ce serait une grave tentation intérieure.» Après cette confession, j’ai dit au Seigneur Jésus: Pourquoi me demandes-Tu de faire ces choses et ne me donnes-Tu pas la possibilité de les réaliser? Alors j’ai vu Jésus après la sainte Communion dans la même petite chapelle où je m’étais confessée, sous le même aspect qu’il a sur l’image; le Seigneur m’a dit: Ne sois pas triste, je lui ferai comprendre ce que j’exige de toi. Au moment où nous sortions, (196) l’archevêque était très occupé, mais il nous fit retourner et attendre un instant. Lorsque nous sommes rentrées à nouveau dans la petite chapelle, j’entendis ces paroles dans mon âme: Dis-lui ce que tu as vu dans cette chapelle. A cet instant, l’archevêque entra et nous demanda si nous n’avions rien à lui dire; cependant, bien qu’ayant l’ordre de parler, je ne le pouvais pas, car j’étais accompagnée par une sœur.

   Encore un mot de la sainte confession: «Obtenir par la prière la miséricorde pour le monde - c’est une grande et belle pensée, prie beaucoup afin d’obtenir la miséricorde divine pour les pécheurs, mais fais-le dans ton propre couvent.»

   Le lendemain, vendredi 13.IX.1935.

   Le soir, quand j’étais dans ma cellule, j’ai vu un ange, l’exécuteur de la colère de Dieu. Il était en robe claire, la face rayonnante, une nuée sous les pieds, de cette nuée sortaient la foudre et des éclairs jusqu’à ses mains, et de sa main ils sortaient et touchaient seulement alors la terre. Lorsque je vis ce signe de la colère de Dieu qui devait frapper la terre, et surtout un certain endroit, que je ne puis nommer pour de bonnes raisons, j’ai commencé à prier l’ange, pour qu’il s’arrête quelques instants, et le monde fera pénitence. Mais ma demande n’était rien face à la colère de Dieu. A ce moment, j’ai aperçu la Très

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P207                       Premier Cahier

 

Sainte Trinité. La grandeur de Sa majesté me pénétra profondément et je n’osais plus répéter mes supplications. Au même instant, je sentis en mon âme la force de la grâce de Jésus qui habite mon âme; au moment où je pris conscience de cette grâce, à l’instant même je fus enlevée devant le trône de Dieu. Oh! qu’il est grand, notre Seigneur et notre Dieu et inconcevable est Sa sainteté. Je ne vais pas tenter de décrire cette grandeur car, bientôt, nous Le verrons tous, tel qu’il est. J’ai commencé à supplier (197) Dieu pour le monde, par des paroles entendues intérieurement.

   Alors que je priais ainsi, j’ai vu l’impuissance de l’ange qui ne pouvait accomplir la juste punition qui revient de plein droit aux péchés. Je n’avais jamais encore prié avec tant de force intérieure. Voilà les paroles par lesquelles je suppliais Dieu: Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de Ton Fils bien- aimé, Notre-Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier; par Sa douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous.

   Le lendemain matin en entrant dans la chapelle, j’ai entendu intérieurement ces paroles: Chaque fois que tu entres dans la chapelle, récite tout de suite la prière que je t’ai apprise hier. Lorsque j’ai récité cette prière, j’entendis ces paroles dans mon âme: Cette prière sert à apaiser ma colère, tu vas la réciter pendant neuf jours, sur un chapelet, de la manière suivante: d’abord tu diras un «Notre Père», un «Je vous salue Marie» et le «Je crois en Dieu», puis sur les grains du Notre Père, tu vas dire les mots suivants: «Père Eternel, je T’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de Ton Fils bien- aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier»; sur les grains du «Je vous salue Marie», tu diras les mots suivants: «Par Sa douloureuse passion, sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier». A la fin tu réciteras trois fois ces paroles: «Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier».200

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon