Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
+ Vigile de la Nativité.
Aujourd'hui je me suis unie étroitement à la Mère de Dieu et j'ai vécu Ses moments intérieurs. Le soir, avant le partage de l’oplatek111je suis allée à la chapelle pour le partager en esprit avec les personnes qui me sont chères, et j'ai demandé à la Mère de Dieu des grâces pour elles. Mon esprit était entièrement plongé en Dieu. Pendant la messe
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P115 Premier Cahier
de minuit, j'ai vu l'Enfant Jésus dans l'Hostie, mon esprit s'est abîmé en Lui. Bien que petit Enfant, sa majesté submergeait mon âme. J'étais profondément pénétrée par ce mystère, ce grand abaissement de Dieu, Son inconcevable anéantissement. Ce sentiment resta vivant dans mon âme pendant la durée des fêtes. Oh! nous ne comprendrons jamais ce grand abaissement de Dieu - plus je le médite... (ici la pensée est interrompue).
Un matin après la sainte Communion, j'entendis cette voix: Je désire que tu m'accompagnes quand je vais chez les malades. - Je répondis que j'étais d'accord, mais après un moment de réflexion je me suis demandée comment je pourrai le faire, car les sœurs du second chœur112 n'accompagnent pas le Très Saint Sacrement, ce sont les sœurs directrices qui y vont toujours. (92) J'ai pensé que Jésus y remédierait. Peu après, Mère Raphaëlle m'envoya chercher et me dit: «Ma sœur, vous allez accompagner le Seigneur Jésus quand le prêtre ira chez les malades.» Et pendant tout le temps de ma probation, j'ai pu porter le flambeau en accompagnant le Seigneur, et comme chevalier de Jésus, je tâchais toujours de me ceindre d'une ceinture de fer113, car avancer tout simplement auprès du Roi, cela ne se fait pas. Et j'offrais cette mortification pour les malades.
+ Heure sainte. Pendant cette heure, je tâchais de méditer la passion du Seigneur. Cependant, la joie inonda mon âme et soudain je vis le petit Enfant Jésus. Mais Sa majesté me pénétra tellement que je dis: Jésus, Tu es si petit, mais je sais que Tu es mon Créateur et mon Seigneur. - Jésus me répondit: Oui, je le suis et c'est pour t'apprendre l'humilité et la simplicité, que je suis en relation avec toi sous l'aspect d'un enfant.
De toutes mes souffrances et difficultés, je faisais comme un bouquet à offrir à Jésus pour le jour de nos épousailles perpétuelles. Rien ne m'était difficile lorsque je me souvenais que c'était pour mon Epoux, comme preuve de mon amour pour Lui.
+ Mon silence pour Jésus. Je tâchais de garder un grand silence pour Jésus. Au milieu du plus grand bruit, Jésus trouvait toujours le silence dans mon cœur, bien que cela me coûtât parfois beaucoup. Qu'est-ce qui serait trop grand pour Jésus, pour Celui que j'aime de toute la force de mon âme?