Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?
7.IV. 1937. Lorsqu'aujourd'hui, une certaine personne est entrée dans la chapelle, j'ai soudain ressenti une terrible douleur, aux mains et aux jambes, au côté - tout comme Jésus au supplice; cela n'a duré qu'un court moment, mais à cela je reconnais qu'une âme n'est pas en état de grâce.
A un certain moment, j'ai vu le Saint-Père réfléchissant à cette affaire140.
10.IV. 1937. Aujourd'hui, la mère supérieure m'a donné à lire un article sur la miséricorde divine, et il y avait également une reproduction de ce tableau qui est peint. Cet article est paru dans le Tygodnik de Wilno341, il nous a été envoyé à Cracovie par le Père Michel Sopocko, fervent apôtre de la Miséricorde divine. Dans cet article se
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trouvent les paroles que le Seigneur Jésus m'a dites, certains mots sont reproduits à la lettre. Lorsque j'ai pris en main cet hebdomadaire un trait d'amour m'a transpercé l'âme. - Sur ton (22) ardent désir, je hâte la fête de la Miséricorde. Mon esprit s'enflamma d'un amour si ardent qu'il me semblait que j'étais toute dissoute en Dieu.
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Avant chaque grande grâce, mon âme est soumise à une épreuve de patience, car je pressens cette grâce, mais ne la possède pas encore. Mon esprit brûle d'impatience, mais l'heure n'est pas venue - ces moments sont si étranges qu'il est difficile de les décrire.
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+ Lorsqu'un jour j'ai décidé de m'exercer à pratiquer une certaine vertu, je suis tombée dix fois plus souvent qu'un autre jour dans l'erreur contraire à cette vertu. Le soir je me suis demandée, pourquoi aujourd'hui ai-je particulièrement échoué, j'ai entendu ces paroles: Tu as trop compté sur toi et trop peu sur moi.
(23) Brusque retour à la santé
Après avoir écrit une lettre à l'abbé Sopocko, le dimanche onze avril, ma santé s'aggrava tellement tout à coup, et je n'ai pas envoyé
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cette lettre, mais j'ai attendu la volonté explicite de Dieu. Cependant ma santé s'aggrava à un tel point que je dus me mettre au lit. La toux me torturait si terriblement qu'il me sembla que si cela devait se répéter quelques fois encore, ce serait sûrement la fin.
Le quatorze avril, je me sentais si mal que je me suis levée avec difficultés pour la sainte messe. Je me sentais bien plus malade que lorsqu'on m'avait envoyée en traitement. Je souffrais de forts râles et ronflements dans les poumons, et d'étranges douleurs. Lorsque je reçus la sainte Communion, je ne sais pourquoi, ou plutôt comme si quelque chose me poussait à cette prière, je commençai à prier ainsi: Jésus, que Ton sang pur et sain circule dans mon organisme malade, et que Ton corps pur et sain transforme mon corps malade et que se propage en moi une vie saine et forte, si Ta sainte volonté est que j'entreprenne l'œuvre en question, et cela me sera le signe clair de Ta sainte volonté.
Lorsque je priais ainsi, j'ai ressenti subitement une sorte d'élancement dans tout l'organisme, et je me suis sentie tout à coup complètement rétablie. Ma respiration est aussi normale que si je n'avais jamais été malade des poumons et je ne ressens pas de douleur, ce qui est pour moi la preuve que je dois me mettre à l'œuvre.
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Et j'entendis ces mots: Va et dis à la supérieure que tu es en bonne santé.
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Lorsqu'un jour, Dieu me fit connaître intérieurement que je n'avais jamais perdu l'innocence et que malgré les divers dangers où je me suis trouvée, Lui-même avait veillé à ce que demeure intacte la virginité de mon âme et de mon cœur - je passai ce jour en action de grâce
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intérieure et ardente. Je remerciai Dieu d'avoir bien voulu me protéger du mal et également d'avoir trouvé grâce à Ses yeux, de daigner m'en assurer Lui-même.
Quelques années plus tard, Il voulut bien me le confirmer et depuis ce moment, je ne connais pas de révolte des sens contre l'âme. J'ai écrit cela plus précisément343 dans un autre journal. A chaque fois que je me souviens de cette inconcevable grâce, explose dans mon cœur un nouveau feu - d'amour et de gratitude envers Dieu, et cet amour-là me mène à l'oubli complet de moi-même.
Depuis ces jours-là, je vis sous le manteau virginal de la Mère de Dieu, elle me garde et m'instruit; je suis tranquille près de Son Cœur immaculé, car je suis si faible et si inexpérimentée que je me blottis dans Son Cœur comme un petit enfant. Bien que Dieu m'ait confirmée dans cette vertu, pourtant je veille sans cesse et crains jusqu'à ma propre ombre, et c'est seulement parce que j'ai tant aimé Dieu.