soeur Faustine 133

  Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   Lundi Saint. J'ai supplié le Seigneur qu'il me permette de prendre part à Sa douloureuse passion, afin que je ressente corps et âme sa douloureuse passion autant qu'une créature peut participer - autant que cela est possible, afin que je puisse en ressentir toute l'amertume. - Et le Seigneur m'a répondu qu'il m'accorderait cette grâce et que jeudi, après la sainte Communion, Il me l'octroierait de façon particulière.

    + Ce soir, mourait un homme encore jeune, mais dans de grandes souffrances. J'ai commencé à son intention le chapelet que m'a enseigné le Seigneur. Je l'ai dit en entier, mais l'agonie se prolongeait, j'ai voulu commencer la Litanie des Saints, mais tout à coup, j'entendis ces paroles: Récite le chapelet. Je compris que cette âme avait particulièrement besoin de l'aide de la prière et d'une grande miséricorde. Je me suis alors enfermée dans ma chambre et je suis tombée les bras en croix devant Dieu, et j'ai imploré Sa miséricorde pour cette âme. Alors j'ai ressenti l'immense majesté de Dieu et Son immense justice. Je tremblais de peur, mais je n'ai cessé de supplier Dieu d'accorder Sa miséricorde à cette âme et j'ai retiré la croix de ma poitrine, celle de mes vœux332, et je l'ai posée sur la poitrine de l'agonisant, et j'ai dit au Seigneur: Jésus, regarde cette âme avec le même amour que celui avec lequel Tu as regardé l'holocauste que j'ai fait le jour de mes vœux perpétuels, et par la force de la promesse que Tu m'as faite envers les agonisants qui invoqueront Ta miséricorde pour eux. L'agonisant cessa de souffrir et mourut en paix. Oh! combien nous devrions prier pour les agonisants; profitons de la miséricorde tant que c'est le temps de la pitié.

   (10) + Je connais de mieux en mieux à quel point chaque âme a besoin de la miséricorde divine durant toute sa vie, mais particulièrement à l'heure de la mort. Ce chapelet sert à apaiser la colère de Dieu ainsi que le Seigneur me l'a dit Lui-même.

   + Je me trouve si faible que, si ce n'était la sainte Communion, je tomberais continuellement; une seule chose me tient: la sainte Communion, d'elle, je tire mes forces, en elle ma puissance. Je crains la vie, les jours où je ne communie pas. J'ai peur de moi-même. Jésus caché dans l'Hostie m'est tout. Du tabernacle je tire force, puissance,

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 P375                     Troisième Cahier

 

courage, lumière; là dans les moments de tourment, je cherche l'apaisement. Je ne saurais rendre gloire à Dieu, si je n'avais l'Eucharistie dans le cœur.

………..

 

   Soudain, la présence de Dieu m'envahit et je me vis tout à coup à Rome, dans la chapelle du Saint-Père, et en même temps j'étais dans notre chapelle, et la célébration du Saint-Père et de toute l'Église était étroitement liée à celle de notre chapelle, et tout particulièrement à notre Congrégation, et je prenais donc part simultanément à la solennité à Rome et chez nous. Cette solennité était si étroitement liée à Rome, que même en écrivant, je ne peux les différencier, mais seulement en parler comme c'est, c'est-à-dire comme je les ai vues. J'ai vu que dans notre chapelle le Seigneur Jésus était exposé dans l'ostensoir sur le maître-autel. La chapelle était solennellement parée et ce jour-là, tout le monde pouvait y pénétrer, quiconque le voulait334. La foule était si dense que je ne pouvais la parcourir des yeux. Tous participaient avec une grande joie à cette cérémonie et beaucoup d'entre eux obtinrent ce qu'ils désiraient. (12) Cette même solennité avait lieu à Rome dans un beau sanctuaire et le Saint-Père, en compagnie de tout le clergé célébrait cette cérémonie; et soudain j'aperçus saint Pierre qui se tenait entre l'autel et le Saint-Père. Ce qu'a dit saint Pierre, je n'ai pu l'entendre, mais je savais que le Saint-Père comprenait son langage...

   Sur ce, quelques ecclésiastiques que je ne connaissais pas commencèrent à m'examiner et à m'humilier, ou plutôt ce que j'ai écrit, cependant je vis comme Jésus Lui-même prit ma défense et leur fit comprendre ce qu'ils ne savaient pas.

   Puis, tout à coup, j'ai vu sortir de la sainte Hostie ces deux rayons, tels qu'ils sont peints sur ce tableau, et ils se répandirent sur le monde entier. Ce ne fut qu'un moment, mais cela sembla durer toute la journée, et notre chapelle fut surpeuplée toute la journée, et toute cette journée fut remplie de joie.

   Et tout à coup je vis sur notre autel le Seigneur Jésus vivant, et sous le même aspect qu'il a sur le tableau. J'ai cependant senti que les sœurs et tous ces gens n'avaient pas vu le Seigneur Jésus, tel que je le vois. Jésus regarda avec une si grande bienveillance et allégresse le Saint-Père, et certains prêtres et tout le clergé, et le peuple et notre Congrégation.

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 P377                   Troisième Cahier

 

   Je fus ensuite enlevée dans la proximité de Jésus et je me tins debout sur l'autel à côté du Seigneur Jésus, et mon esprit fut rempli d'un immense bonheur que je ne suis pas en état de concevoir ni de décrire. La profondeur de la paix et de la quiétude submergeaient mon âme. Jésus se pencha vers moi et me demanda avec bienveillance: Que désires-tu, ma fille? - Et je répondis: Je désire gloire et vénération pour Ta miséricorde. - Je suis déjà honoré par l'institution et la célébration de cette fête; que désires-tu encore? Et j'ai regardé cette immense foule qui rendait hommage à la miséricorde divine, et j'ai dit au Seigneur: Jésus, bénis tous ceux qui sont réunis pour Te vénérer, pour vénérer Ton infinie miséricorde. Jésus traça de la main le signe de la sainte croix; cette bénédiction se réfléchit sur les âmes par un trait de lumière. (13) Mon esprit a sombré dans Son amour, et je sens comme si je m'étais dissoute en Dieu et avais disparu en Lui. Quand je revins à moi, une paix profonde submergeait mon âme, et une étrange compréhension de bien des choses que je ne comprenais pas avant se transmit à mon esprit.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon