Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?
Mon union avec les âmes agonisantes est comme avant, étroite; j'accompagne souvent de bien loin une âme agonisante, mais ma plus grande joie est de voir la promesse de la miséricorde divine s'accomplir dans ces âmes. Le Seigneur est fidèle - ce qu'il dit une fois, Il s'y tient.
+ Une certaine âme de notre service était en train de mourir, elle était dans de grands tourments, elle agonisait pendant trois jours, puis par moments elle reprenait connaissance. Tout le monde dans la salle priait pour elle. Le désir me prit d'y aller aussi, mais la mère supérieure m'avait défendu d'assister les agonisants, je priai donc dans ma chambre pour cette petite âme; mais quand j'entendis qu'elle souffrait encore et qu'on ne savait pas quand cela pourrait finir, alors soudain, quelque chose me prit et j'ai dit au Seigneur: Jésus, si tout ce que je fais T'est agréable, (285) je T'en prie, permets, en guise de témoignage, que cette pauvre âme ne souffre plus, mais qu'elle passe immédiatement au bonheur éternel. Quelques minutes après cela, j'ai appris qu'elle s'était éteinte si tranquillement et si vite qu'on n'a pas même eu le temps d'allumer le cierge.
……… Satan peut se dissimuler sous le manteau de l'humilité, mais il ne sait pas se revêtir du manteau de l'obéissance (289), et là toute son action le trahit; mais le directeur ne devrait pas avoir trop peur d'une telle âme, car si Dieu remet cette âme exceptionnelle sous sa protection, Il lui donnera aussi une grande lumière divine à cet égard, car autrement comment pourrait-il juger les grands mystères qui se passent entre l'âme et Dieu.
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(290) 11.11.1937. Aujourd'hui vendredi. Pendant la sainte messe j'ai ressenti des douleurs dans mon corps: dans mes mains, mes pieds et mon côté; Jésus permet ceci comme expiation pour les pécheurs. C'est un court moment, mais la souffrance est grande; je ne souffre pas plus de quelques minutes, mais j'en garde longtemps une très vive impression.
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P348 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
+ Il y a des moments où je me méfie de moi-même, je suis totalement persuadée de ma faiblesse et de ma misère, et j'ai compris que dans ces moments-là je ne pourrai persévérer qu'en ayant confiance dans l'infinie miséricorde (291) divine. La patience, l'oraison et le silence - voilà ce qui fortifie l'âme. Il y a des moments où l'âme doit se taire et où cela ne lui convient pas de parler avec les créatures; ce sont des moments où elle est mécontente d'elle-même et l'âme se sent faible comme un petit enfant, alors de toutes ses forces elle s'accroche à Dieu. Dans ces moments, je vis exclusivement de la foi, et quand je me sens affermie par la grâce de Dieu, alors je suis plus courageuse dans mes paroles et mes relations avec les prochains.
Dans la soirée, le Seigneur me dit: Repose-toi, mon enfant, auprès de mon cœur, je vois que tu as beaucoup travaillé à ma vigne - et mon âme fut inondée de joie divine.
12.11.1937. Aujourd'hui la présence de Dieu me pénètre comme un rayon de soleil. Mon âme languit tellement après Dieu que cela me fait défaillir à chaque instant. Je sens que l'Amour éternel touche mon cœur et ma petitesse ne peut le supporter, (292) et me fait défaillir; mais la force intérieure est grande. L'âme veut égaler l'Amour dont elle est aimée. A ces moments l'âme a une si profonde connaissance de Dieu, et plus elle Le connaît, plus son amour pour Lui devient ardent et pur. Ô inconcevables sont les mystères de l'âme et de Dieu.