soeur Faustine 125

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   9.II.1937. Fin du carnaval. En ces deux derniers jours du carnaval, j'ai connu la grande multitude des punitions et des péchés. Le Seigneur m'a fait connaître en un instant les péchés du monde entier commis en ces jours. Je me suis évanouie de frayeur et, bien que je connaisse toute la profondeur de la miséricorde divine, je suis étonnée que Dieu permette à l'humanité d'exister. Et le Seigneur me fit connaître qui soutient l'existence de cette humanité: ce sont les âmes choisies. Lorsque la mesure de ceux qui sont choisis sera comble, le monde cessera d'exister.

   Pendant ces deux jours, j'ai communié (279) avec une intention d'expiation et j'ai dit au Seigneur: Jésus, j'offre tout aujourd'hui pour les pécheurs, que les coups de Ta Justice retombent sur moi et que l'océan de la miséricorde engloutisse les pauvres pécheurs. Le Seigneur entendit ma demande; beaucoup d'âmes sont revenues à Lui, tandis que moi, j'agonisais sous le joug de la justice divine; je sentais que j'étais l'objet de la colère de Dieu Très Haut. Le soir j'ai souffert d'un tel délaissement spirituel que des gémissements s'élevaient involontairement de ma poitrine. J'ai fermé la porte de ma chambre à clef et j'ai commencé l'adoration, c'est-à-dire l'heure sainte. L'abandon intérieur et la justice divine que je ressentais - c'était ma prière; les gémissements et la douleur qui s'élevaient de mon âme, prirent la place de la douce conversation avec le Seigneur.

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 P343                   Deuxième Cahier

 

  Soudain, j'ai aperçu le Seigneur, qui me pressa contre Son Cœur et me dit: Ma fille, ne pleure pas, car je ne puis supporter tes larmes; je te donnerai tout ce que tu demandes, mais cesse de pleurer. Une grande joie m'envahit (280) et mon esprit, comme d'habitude sombra en Lui comme en son unique trésor. Ce jour-là, encouragée par Sa bonté, j'ai parlé plus longtemps avec Jésus.

   Tandis que je reposais près de Son très doux Cœur, je Lui ai dit: Jésus, j'ai tant à Te dire. - Et le Seigneur me dit avec bienveillance: Parle, ma fille. J'ai commencé à me répandre en plaintes sur les douleurs de mon cœur, c'est-à-dire: que toute l'humanité me tient tant à cœur que tous ne Te connaissent pas, et ceux qui Te connaissent en revanche ne T'aiment pas autant que Tu es digne d'être aimé; d'autre part je vois combien les pécheurs T'offensent terriblement ou bien je vois aussi comme les fidèles sont opprimés et persécutés, surtout Tes serviteurs, je vois aussi beaucoup d'âmes qui courent aveuglément vers le terrible gouffre de l'enfer. Regarde Jésus, voilà la douleur qui s'enfonce dans mon cœur et mes os, et quoique Tu m'accordes Ton amour particulier et inondes mon cœur des torrents de Tes joies, pourtant cela n'apaise pas les souffrances que je T'ai citées, mais bien au contraire, elles pénètrent plus vivement (281) mon pauvre cœur. Oh! comme je désire ardemment que toute l'humanité se tourne avec confiance vers Ta miséricorde et alors mon cœur sera soulagé en voyant la gloire de Ton nom. - Jésus a écouté ces épanchements de mon cœur gravement et avec intérêt, comme s'il n'en savait rien, comme s'il cachait devant moi Sa connaissance de ces choses, et moi, je me sentais alors comme plus libre pour parler. Le Seigneur m'a dit: Ma fille, la parole de ton cœur m'est agréable et par la récitation de ce chapelet tu rapproches de moi l'humanité. Après ces paroles je me suis vue seule, mais la présence de Dieu est toujours dans mon âme.

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   (282) 10.11.1937. Aujourd'hui Mercredi des Cendres.

   Pendant la sainte messe j'ai ressenti un court instant la passion de Jésus dans mes membres. Le Carême - c'est pour les prêtres une façon particulière de travailler, il faut leur venir en aide pour sauver les âmes.

   Il y a quelques jours j'ai écrit une letrre à mon directeur314 lui demandant la permission pour certaines petites pratiques pendant le Carême; comme je n'ai pas la permission du médecin d'aller en ville, j'ai dû régler cela par écrit, mais c'est déjà aujourd'hui le Mercredi des Cendres et je n'ai pas de réponse. Le matin, après la sainte Communion, j'ai commencé à demander à Jésus d'éclairer mon directeur de Sa lumière pour que j'aie sa réponse, et j'ai eu connaissance dans mon âme que le père n'est pas opposé à ces pratiques que je lui ai demandé et qu'il m'accorde sa permission, j'ai alors tranquillement commencé à m'exercer aux pratiques que j'avais demandées. Le même jour dans l'après-midi, je reçus une lettre du père - et qu'il m'accorde volontiers la permission pour les pratiques demandées. (283) J'étais très contente que ma connaissance intérieure soit conforme à l'opinion de mon père spirituel.

   Alors j'ai entendu ces mots dans mon âme: Tu recevras une plus grande récompense pour ton obéissance et ta dépendance envers le confesseur, que pour la pratique même à laquelle tu veux t'exercer. Sache cela ma fille et agis ainsi, la moindre chose, marquée du sceau de l'obéissance à celui qui tient ma place, est agréable et grande à mes yeux.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon