Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?
(252) 14.1.1937. Aujourd'hui, Jésus est entré dans ma chambre, vêtu d'une robe claire, ceint d'une ceinture d'or; une grande majesté rayonnait de toute Sa personne et Il a dit: Ma fille, pourquoi t'abandonnes-tu à des pensées craintives! - J'ai répondu: 0 Seigneur, Tu sais pourquoi. - Et Il m'a dit: Pourquoi! - Cette œuvre m'effraye, Tu sais que je suis incapable de l'accomplir. - Et Il me dit: Pourquoi! -Tu vois bien que je ne suis pas en bonne santé, que je n'ai pas d'instruction, que je n'ai pas d'argent, que je suis un abîme de misère et que les relations avec les gens me font peur. Jésus, je ne désire que Toi, Tu peux, Toi, me dispenser de cela. - Et le Seigneur m'a dit: Ma fille, ce que tu as dit est vrai. Tu es très misérable, mais il m'a plu de réaliser l'œuvre de la miséricorde justement par toi, qui es la misère même. N'aie pas peur, je ne te laisserai pas seule. Fais ce que tu peux dans cette affaire, moi j'accomplirai tout ce dont tu es incapable; tu sais ce qui est en ton pouvoir -fais-le. Le Seigneur a jeté un regard plein de bienveillance au fond de mon être; j'ai cru que j'allais mourir de joie sous ce regard. Le Seigneur disparut, en mon âme demeurèrent (253) joie, puissance et force d'agir, mais je me suis étonnée de ce que le Seigneur ne veuille pas me dispenser et qu'il ne
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P330 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
change rien à ce qu'il a une fois prononcé, et malgré toutes ces joies, il y a toujours une ombre de douleur. Je vois que l'amour et la douleur vont de pair.
J'ai peu de semblables visions, mais je suis souvent en relation avec le Seigneur de façon plus profonde. Les sens restent assoupis, et quoique ce soit imperceptible, les choses sont pour moi plus réelles et plus claires que si je les voyais de mes yeux. En un instant l'esprit discerne plus que durant de longues années de réflexions approfondies et de méditations, en ce qui concerne l'essence de Dieu, de même en ce qui concerne les vérités révélées ainsi que la connaissance de ma propre misère.
Rien ne me dérange dans cette union avec le Seigneur, ni la conversation avec le prochain, ni aucune tâche, quand bien même il s'agirait d'affaires très importantes, cela ne me dérange aucunement; mon esprit est avec Dieu, mes entrailles sont pleines de Dieu, je ne Le cherche donc pas en dehors de moi-même. (254) Lui, le Seigneur transperce mon âme, comme le rayon de soleil transperce le verre clair. Avec ma propre mère, lorsque j'étais enfermée dans son sein, je ne lui étais pas aussi unie que je le suis à mon Dieu; là c'était l'inconscience, ici c'est la plénitude de la réalité, ainsi que la conscience de l'union. Mes visions sont purement intérieures, mais mieux je les comprends, moins je puis les exprimer en paroles.
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21.1.1937. Aujourd'hui, dès ce matin, je suis étrangement unie au Seigneur. Dans la soirée, le prêtre de l'hôpital est venu me voir; après un moment de conversation, je sens que mon esprit commence à se plonger davantage en Dieu et j'ai commencé à perdre la notion de ce qui se passait autour de moi. J'ai prié ardemment Jésus: Donne-moi la possibilité de parler, et le Seigneur m'a donné de pouvoir lui parler aisément, mais il y eut un moment où je n'ai pas compris ce que le prêtre a dit; j'entendais sa voix, mais il ne m'était pas possible de le comprendre, je lui ai demandé pardon de ne pas comprendre ses paroles bien qu'entendant sa voix. C'était un instant de grâce d'union avec Dieu, mais imparfaite, car à l'extérieur les sens agissent également d'une manière imparfaite, il n'y a pas de complète fusion en Dieu, c'est-à-dire de suspension des sens, comme cela arrive souvent, on n'entend ni ne voit rien de l'extérieur - l'âme entière est aisément toute plongée en Dieu. Lorsque j'éprouve cette grâce, je désire être seule, je prie Jésus (259) qu'il me mette à l'abri des regards des créatures. J'avais vraiment bien honte devant ce prêtre, mais je me suis tranquillisée, car il a eu un peu connaissance de mon âme par la confession.
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P333 Deuxième Cahier
Aujourd'hui le Seigneur me fit connaître en esprit le couvent de la miséricorde divine; j'ai vu dans ce couvent une haute spiritualité mais tout était pauvre et très simple. Ô mon Jésus, Tu me fais demeurer en esprit avec ces âmes, mais peut-être mon pied ne se posera-t-il jamais là-bas, mais que Ton nom soit béni et qu'il en soit comme Tu l'as projeté.