soeur Faustine 111

  Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

    + Promesse du Seigneur: Les âmes qui réciteront ce chapelet seront enveloppées par ma miséricorde pendant leur vie et surtout à l’heure de la mort.

   0 mon Jésus, apprends-moi à ouvrir les entrailles de la miséricorde et de l’amour à chacun de ceux qui me le demandent. Jésus, mon Chef, apprends-moi à marquer du sceau de Ta miséricorde toutes mes prières et toutes mes actions.

   (172) 18.XI.1936. Aujourd’hui, je tâchais de faire tous mes exercices jusqu’à la bénédiction, car je me sentais plus malade qu’à l’ordi-

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P293                    Deuxième Cahier

naire, et donc tout de suite après la bénédiction je suis allée me coucher; mais quand je suis entrée dans ma chambre, soudain, j’ai senti intérieurement qu’il fallait que j’aille dans la cellule de Sœur N. car elle avait besoin d’aide. Je suis tout de suite entrée dans sa cellule, et Sœur N. me dit: «Oh! comme c’est bien, ma sœur, que Dieu vous ait amenée.» Et elle parlait d’une voix si basse que j’ai pu à peine l’entendre. Elle me dit: «Ma sœur, veuillez, s’il vous plaît, m’apporter un peu de thé avec du citron, car j’ai tellement soif et je ne peux bouger, car je souffre beaucoup» - et vraiment elle souffrait beaucoup et elle avait beaucoup de fièvre. Je l’ai servie et avec un peu de thé elle a apaisé sa soif. Quand je suis entrée dans ma cellule, mon âme fut pénétrée d’un grand amour de Dieu et j’ai compris qu’il faut faire très attention aux inspirations intérieures et les suivre fidèlement, et la fidélité à une grâce en amène d’autres.

   (173) 19.XI.1936. Aujourd’hui, durant la sainte messe, je vis le Seigneur Jésus, qui me dit: Sois tranquille, ma fille, je vois tes efforts, ils me sont très agréables. Et le Seigneur disparut, c’était le moment d’aller communier. Après avoir reçu la sainte Communion, tout à coup je vis le Cénacle, dans lequel se tenaient le Seigneur Jésus et les Apôtres; j’ai vu l’institution du Très Saint Sacrement. Jésus me permit de pénétrer en Son intérieur et de connaître Sa grande majesté et en même temps Son grand abaissement. Cette étrange lumière qui me permit de connaître Sa majesté m’a dévoilé en même temps ce qui est dans mon âme.

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   Quand je reçus pour la première fois ces souffrances ce fut284 ainsi: après les vœux annuels285 un certain jour, pendant la prière, je vis une grande clarté, de cette clarté sortirent des rayons qui m’enveloppèrent, et soudain je sentis une terrible douleur dans les mains, les pieds, le côté et les épines de la couronne d’épines. Je sentais ces souffrances, pendant la sainte messe les vendredis, mais c’était un très court moment. Cela se répéta pendant quelques vendredis, et ensuite je n’éprouvais plus aucune souffrance jusqu’au moment présent, c’est-à- dire la fin du mois de septembre (175) de cette année. Pendant cette maladie, durant la sainte messe le vendredi, j’ai senti que les mêmes souffrances me transperçaient; et ceci se répète chaque vendredi, et parfois aussi au contact d’une âme qui n’est pas en état de grâce. Quoique cela soit rare et que cette souffrance dure très peu de temps, cependant elle est terrible et sans une grâce spéciale de Dieu, je ne la supporterais pas, et à l’extérieur, je n’ai aucun signe de ces souffrances. Ce qui viendra encore - je ne le sais. Tout cela pour les âmes...

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    (177) A un certain moment je vis l’abbé Sopocko qui priait tout en méditant ces choses286; je vis comme tout à coup un cercle lumineux se dessina autour de sa tête. Quoique l’espace nous sépare, je le vois souvent, surtout quand il travaille à son bureau, malgré sa fatigue.

   22.XI.1936. Aujourd’hui durant la sainte confession, le Seigneur Jésus me parla par la bouche d’un certain prêtre. Ce prêtre ne connaissait pas mon âme et moi je m’accusais seulement de mes péchés, cependant il me dit ces paroles: «Accomplissez fidèlement tout ce que Jésus réclame de vous, malgré les difficultés. Sachez, que même si les gens se fâchaient contre vous, Jésus ne se fâchera pas et qu’il ne se fâchera jamais. Ne faites pas du tout attention à l’opinion des gens.» Cette leçon m’étonna d’abord, mais j’ai compris que Jésus parlait par sa bouche sans qu’il s’en rende compte. Ô saint mystère, quels grands trésors tu contiens; ô sainte foi, tu m’indiques la route.

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   A un certain moment je vis le couvent de cette nouvelle congrégation. Alors que je m’y promenais et visitais tout, je vis soudain un 

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P296          PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

groupe d’enfants, qui avaient de cinq à onze ans. Quand ils me virent, ils m’entourèrent et se mirent à crier très fort: «Défends-nous du mal!» - et (179) ils me conduisirent dans la chapelle qui se trouvait dans ce couvent. Quand je suis entrée dans cette chapelle, j’y vis le Seigneur Jésus supplicié; Jésus me regarda avec bienveillance et me dit que les enfants L’offensaient profondément - toi, défends-les du mal. Depuis ce moment, je prie pour les enfants, mais je sens que seule la prière ne suffit pas.

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   + Ma relation avec le Seigneur est maintenant purement spirituelle; mon âme est touchée par Dieu et se plonge entièrement en Lui jusqu’à l’oubli d’elle-même; pénétrée par Dieu, elle sombre dans Sa beauté, elle sombre toute en Lui - je ne sais le décrire, car en écrivant j’emploie les sens, et là, dans cette union, les sens n’agissent pas, il y a fusion entre Dieu et l’âme, la vie en Dieu à laquelle est admise l’âme est si grande que cela ne peut s’exprimer par la parole. Quand l’âme revient à la vie ordinaire, elle voit que cette vie est un crépuscule, un brouillard, un désordre, l’emmaillotement d’un petit enfant. Dans de tels moments, l’âme ne fait que recevoir de Dieu, car d’elle-même, elle ne fait rien, elle ne fait pas le moindre effort, Dieu fait tout en elle. Cependant, quand l’âme revient à son état ordinaire, elle voit qu’elle n’aurait pas la force de supporter plus longtemps (181) cette union. Ces moments sont courts, ceux de cette union sont durables, l’âme ne peut pas rester longtemps dans cet état, car forcément, elle se délivrerait des liens du corps pour toujours, bien qu’elle soit miraculeusement soutenue par Dieu.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon