Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?
L’heure finie, quand j’allai dans ma cellule, soudain je compris combien Dieu était offensé par une personne proche de mon cœur. A cette vue, la douleur me transperça l’âme, je me jetai dans la poussière devant le Seigneur et j’implorai Sa miséricorde. Deux heures durant, par mes larmes, ma prière et la flagellation, je m’opposai (128) au péché et je compris que la miséricorde divine s’était emparée de cette âme. Oh! combien coûte un seul péché.
=================================
P274 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
+ Septembre. Premier vendredi. Le soir je vis la Mère de Dieu, la poitrine découverte, transpercée par un glaive, Elle pleurait à chaudes larmes et nous protégeait de la terrible punition divine. Dieu veut nous faire subir une terrible punition, mais Il ne le peut pas, car la Mère de Dieu nous protège. Une frayeur terrible s’empara de mon âme, je prie sans cesse pour la Pologne, ma chère Pologne, qui est si peu reconnaissante à la Mère de Dieu. Sans Elle, nos efforts ne serviraient pas à grand-chose. Je multipliai mes efforts en prières et en sacrifices pour ma chère Patrie, mais je vois que je ne suis qu’une goutte face à la vague du mal. Comment une goutte peut-elle arrêter une vague? Oh! si. Une goutte n’est rien en elle-même, mais avec Toi Jésus, je m’opposerai hardiment à toute la vague du mal et même (129) à l’enfer entier. Ta puissance peut tout.
A un certain moment, passant par le couloir conduisant à la cuisine, j’entendis ces paroles dans mon âme: Dis constamment ce chapelet que je t’ai enseigné. Quiconque le dira sera l’objet d’une grande miséricorde à l’heure de sa mort. Les prêtres le donneront aux pécheurs comme une ultime planche de salut; même le pécheur le plus endurci, s’il récite ce chapelet une seule fois, obtiendra la grâce de mon infinie miséricorde. Je désire que le monde entier connaisse ma miséricorde; je veux répandre mes grâces inconcevables sur les âmes qui ont confiance en ma miséricorde.
Jésus, Vie et Vérité, mon Maître, dirige chaque pas de ma vie pour que j’agisse selon Ta sainte volonté.
(130) + A un certain moment j’ai vu le siège de l’Agneau de Dieu et devant Son trône trois saints: Stanislas Kostka, André Bobola et le prince Casimir, qui intercédaient pour la Pologne. Je vis soudain un grand livre placé devant le siège et on me le donna pour que je lise. Ce livre était écrit avec du sang; cependant je ne pouvais rien lire, sauf le nom de Jésus. Tout à coup, j’entendis une voix, qui me dit: Ton heure n’est pas encore venue. On me prit le livre et j’entendis ces paroles: Tu vas témoigner de mon infinie miséricorde. Dans ce livre sont inscrites les âmes qui ont adoré ma miséricorde. Une grande joie s’empara de moi devant une si grande bonté de Dieu.
=================================
P275 Deuxième Cahier
+ A un certain moment, je connus l’état de deux religieuses qui murmuraient intérieurement contre un ordre qu’elles avaient reçu de leur supérieure, et à cause de cela Dieu leur avait retiré beaucoup de grâces particulières. (131) Une douleur me serra le cœur à cette vue.
Si nous sommes nous-mêmes cause de la perte de grâces, ô Jésus, comme c’est triste! Qui comprendra cela et restera fidèle?
+ Jeudi. Aujourd’hui, quoique je sois très fatiguée, j’ai résolu d’aller à l’heure sainte. Je ne pouvais pas prier, je ne pouvais pas non plus rester à genoux, mais je suis restée en prières une heure entière et je me joignis en esprit aux âmes qui adorent déjà Dieu d’une façon parfaite. Cependant vers la fin de l’heure je vis soudain Jésus qui m’a regardée profondément et avec une ineffable douceur et m’a dit: Ta prière m’est extrêmement agréable. Et à ces mots une étrange force et une joie spirituelle entrèrent dans mon âme, la présence de Dieu pénétra mon âme. Aucune plume n’a exprimé ni n’exprimera jamais ce qui se passe dans l’âme qui rencontre face à face le Seigneur...