Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?
P271 Deuxième Cahier
(121) + 7 août 1936.
Quand je reçus cet article270 sur la miséricorde divine avec cette image271, la présence divine me pénétra étrangement. Quand je me plongeai dans la prière d’action de grâce, soudain je vis Jésus dans une grande clarté, comme Il est peint et à Ses pieds je vis le Père Andrasz et l’abbé Sopocko, tous deux tenaient une plume et du bout de chaque plume sortaient des étincelles et des éclairs de feu qui frappaient une grande foule de gens courant je ne sais où. Quand ils étaient touchés de ces rayons, les gens se détournaient de la foule et tendaient leurs mains vers Jésus; les uns revenaient avec grande joie, d’autres avec une grande douleur et à regret. Jésus les regardait tous avec une grande bienveillance. Après un instant je restai seule avec Jésus et je dis: Jésus, prends-moi déjà, car Ta volonté est déjà accomplie, et Jésus me répondit: (122) Ma volonté n’est pas encore tout à fait accomplie en toi, tu vas encore beaucoup souffrir, mais je suis avec toi, n’aie pas peur.
Je parle beaucoup avec le Seigneur du Père Andrasz et aussi de l’abbé Sopocko et je sais que le Seigneur ne me refusera pas ce que je demande, mais Il leur donnera ce pour quoi je prie. J’ai senti et je sais combien Jésus les aime. Je ne le décris pas en détail, mais je le sais et j’en suis profondément heureuse.
+ 15 août 1936.
Pendant la sainte messe que célébrait le Père Andrasz, un moment avant l’élévation, mon âme fut pénétrée par la présence de Dieu, et mon âme fut attirée vers l’autel. Je vis alors la Mère de Dieu avec l’Enfant Jésus. L’Enfant Jésus tenait la Mère de Dieu par la main; en un instant l’Enfant Jésus courut avec joie vers le milieu de l’autel et la Mère de Dieu me dit: «Vois, avec quelle assurance je remets Jésus en ses mains, (123) ainsi dois-tu lui confier ton âme et être comme un enfant envers lui.» Après ces paroles, mon âme fut remplie d’une étran-
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P272 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
ge confiance. La Mère de Dieu était habillée d’une robe blanche, étrangement blanche, translucide, Elle portait sur les épaules une écharpe bleue, translucide comme l’azur, la tête découverte, les cheveux libres; inexprimablement belle. La Mère de Dieu regardait le père avec une grande bienveillance, mais après un instant le père rompit ce ravissant Enfant et il en sortit du sang véritablement vivant; le père se pencha et reçut en lui ce Jésus vivant et véritable; est-ce qu’il L’a mangé, je ne sais pas, comment cela se passe-t-il. Jésus, Jésus, je ne peux pas Te suivre car en un moment Tu me deviens incompréhensible.
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P273 Deuxième Cahier
+ Quand une fois je priais ardemment les saints jésuites273, tout à coup, je vis mon Ange Gardien qui me conduisit devant le trône de Dieu; je passai (126) à travers de nombreuses légions de saints, j’en reconnus beaucoup que je connaissais par leurs tableaux, je vis beaucoup de jésuites qui me demandèrent «de quelle congrégation est cette âme?» Quand je leur répondis, ils me demandèrent: «Qui est votre directeur?». Je répondis que c’est le Père Andrasz. Alors ils voulaient parler davantage, mais mon Ange Gardien me fit signe de me taire et je passai devant le trône même de Dieu. Je vis une grande clarté inaccessible, je vis la place qui m’était réservée, proche de Dieu, mais comment est-elle - je ne le sais pas, car une nuée la couvrait, mais mon Ange Gardien me dit: «Voici ton trône pour ta fidélité dans l’accomplissement de la volonté de Dieu.»
+ Heure sainte. Jeudi. En cette heure de prière Jésus me permit d’entrer dans le Cénacle et j’assistai à ce qui s’y passait. Je fus très émue quand, avant la consécration, Jésus leva (127) les yeux au ciel et entra en une mystérieuse conversation avec Son Père. Ce n’est que dans l’éternité que nous comprendrons ce moment-là comme il se doit. Ses yeux étaient comme deux flammes, Son visage rayonnant, blanc comme la neige, toute Sa personne empreinte de majesté. Son âme pleine de nostalgie; au moment de la consécration l’amour assouvi se reposa - le sacrifice pleinement accompli. Maintenant seule la cérémonie extérieure de la mort va s’accomplir, la destruction extérieure - l’essence est au Cénacle. De toute ma vie je n’ai jamais éprouvé une si profonde connaissance de ce mystère, comme durant cette heure d’adoration. Oh! que je désire ardemment que le monde entier connaisse cet insondable mystère.