soeur Faustine 102

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

P267                        Deuxième Cahier

   19 juin. Quand nous sommes allées chez les jésuites pour participer à la procession du Sacré-Cœur, au cours des vêpres, je vis ces mêmes rayons sortant de la Très Sainte Hostie, tels qu’ils sont peints sur l’image. Une grande nostalgie de Dieu s’est emparée de mon âme.

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   Pendant la sainte messe célébrée par le Père Andrasz, je vis le petit Enfant Jésus qui me dit qu’en tout je dois dépendre de Lui: Aucune action arbitraire, (113) même si tu y mettais beaucoup d'efforts, ne me plaît. Je compris cette dépendance.

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   + 15 juillet. Pendant la sainte messe, je me suis offerte pour tout au Père céleste par le très doux Cœur de Jésus; qu’il fasse de moi tout ce qui Lui plaît, de moi-même je ne suis rien et dans ma misère je n’ai rien qui soit digne; je me jette donc dans l’océan de Ta miséricorde, ô Seigneur.

   (118) 16 juillet. De Jésus j’apprends à être bonne, de Celui qui est la bonté même, pour pouvoir être appelée fille du Père céleste. Aujourd’hui, quand dans la matinée j’éprouvai une forte contrariété, dans cette souffrance, je tâchais d’unir ma volonté à la volonté divine, et j’adorais Dieu par mon silence. L’après-midi, j’ai été faire cinq minutes d’adoration, quand tout à coup, je vis la petite croix que je portais sur la poitrine, vivante. Jésus me dit: Ma fille, la souffrance

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P270           PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

sera pour toi un signe que je suis avec toi. Après ces mots une grande émotion remplit mon âme.

   O Jésus, mon Maître et mon Directeur, avec Toi seul je sais parler; avec personne la conversation n’est aussi facile qu’avec Toi, mon Dieu.

   Dans la vie spirituelle je vais toujours tenir la main du prêtre. Je parlerai de la vie de mon âme et de ses besoins seulement avec le confesseur.

   (119) + 4 août 1936. Plus de deux heures de supplice intérieur. Agonie... Soudain la présence de Dieu me pénètre, je sens que je passe sous le pouvoir du Dieu juste, cette justice me pénètre jusqu’à la moelle, extérieurement je perds forces et connaissance. Tout à coup, je reconnais la grande sainteté de Dieu et ma grande misère, dans mon âme se forme une terrible souffrance, l’âme voit toutes ses actions non sans défauts. Soudain dans mon âme s’éveille la force de la confiance ... et mon âme de toute sa force s’élance vers Dieu, mais elle voit combien elle est misérable et combien tout ce qui l’entoure est vain. Et ainsi face à la sainteté - ô pauvre âme...

   13 août. Pendant toute la journée j’ai été tourmentée par de terribles tentations, les blasphèmes se pressaient sur mes lèvres et j’éprouvais une aversion envers tout ce qui est saint et divin; cependant, je luttai toute la journée; le soir mon esprit était accablé: pourquoi en parler à mon confesseur, (120) il en rira. Aversion et découragement étreignirent mon âme et il me sembla que dans cet état je ne pouvais en aucune façon aller communier. A la pensée que je ne devais pas aller communier, une telle douleur étreignit mon âme que j’ai failli crier dans la chapelle. Cependant, je me suis aperçue qu’il y avait des sœurs et j’ai décidé d’aller au jardin et de me cacher pour pouvoir au moins y pleurer tout haut. Soudain Jésus se tint à côté de moi et me dit: Où as-tu l’intention d’aller? Je ne Lui répondis rien, mais j’ai déversé devant Lui toute ma douleur et toutes les tentatives de Satan prirent la fuite. Jésus me dit: La paix intérieure que tu as est une grâce - et soudain Il disparut. Je me sentais heureuse et étrangement apaisée. Vraiment, pour que je puisse retrouver une telle paix en un instant, seul Jésus peut faire cela. Lui - le Seigneur le Très Haut.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon