Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
Vendredi Saint. A trois heures, je vis le Seigneur Jésus crucifié qui me regarda et dit: J’ai soif. - Soudain, je vis sortir de Son côté les mêmes deux rayons que ceux qui sont sur cette image. Alors je sentis dans mon âme le désir du salut des âmes et du sacrifice de moi-même au profit des pauvres pécheurs. Je m’offris avec Jésus agonisant au Père Éternel pour le monde. Avec Jésus, par Jésus (105) et en Jésus, telle est mon union avec Toi, Père Éternel. Le Vendredi Saint, le Seigneur Jésus souffrait en Son âme autrement que le Jeudi Saint.
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Maintenant je comprends que la confession n’est que (109) la confession des péchés et que la direction est tout autre chose, mais ce n’est pas de cela que je veux parler. Je veux dire cette chose étrange, qui m’est arrivée pour la première fois; quand le confesseur a com-
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P266 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
mencé à me parler, je ne comprenais pas un seul de Ses mots, puis soudain je vis le Seigneur Jésus crucifié qui me dit: Dans ma passion, cherche la force et la lumière. Après la confession je méditais la terrible passion de Jésus et je compris que ce que je souffre n’est rien en comparaison de la passion du Sauveur, et que même la plus petite imperfection était la cause de ce terrible supplice. Tout à coup mon âme fut saisie d’un si grand repentir qu’alors seulement je sentis que j’étais dans l’océan de l’insondable miséricorde de Dieu. Oh! que j’ai peu de mots pour exprimer ce que je vis. Je sens que je suis comme une goutte de rosée engloutie dans les profondeurs d’un océan de miséricorde divine sans fond.
(110) + 11 mai 1936. Je suis venue à Cracovie, je m’en réjouis car maintenant je pourrai faire tout ce que le Seigneur Jésus exige.
A un certain moment, quand je parlais avec le Père A.265 et que j’avais déjà tout dit, je reçus la réponse suivante: «Ma sœur, priez jusqu’au jour de la fête du Sacré-Cœur et joignez-y quelque mortification, et le jour du Sacré-Cœur je vous donnerai une réponse.» Cependant, un certain jour j’entendis cette voix dans mon âme: N'aie peur de rien, je suis avec toi. Et après ces mots, il me vint dans l’âme une impulsion si grande que sans attendre la fête du Sacré-Cœur, je déclarai pendant la confession que je quittais la Congrégation266. Le père me répondit: «Ma sœur, si vous l’avez décidé de vous-même, vous en prenez la responsabilité pour vous-même, alors allez-y.» Je me réjouis de partir déjà.