Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
Le dernier soir avant mon départ de Wilno, une sœur260 déjà âgée me découvrit l’état de son âme; elle me dit que depuis plusieurs années elle souffrait intérieurement, qu’il lui semblait que toutes ses confessions étaient mauvaises et qu’elle avait des doutes sur le pardon du Seigneur Jésus. Je lui ai demandé si elle en avait jamais parlé à son confesseur. Elle me répondit que bien des fois elle en avait parlé au confesseur (85) et - «les confesseurs me disent toujours d’être tranquille, cependant je souffre beaucoup et rien ne m’apporte de soulagement, et il me semble tout le temps que Dieu ne m’a pas pardonné.» Je lui répondis: Ma sœur, écoutez votre confesseur et soyez tout à fait tranquille, car c’est sûrement une tentation. Mais elle me supplia, les larmes aux yeux, de demander au Seigneur Jésus s’il lui avait pardonné et si ses confessions étaient bonnes ou non. Je lui répondis énergiquement: Ma sœur, demandez-le vous-même, si vous ne croyez pas
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vos confesseurs. Mais elle me saisit la main et ne voulut pas la lâcher avant que je le lui dise, et elle me demanda de prier pour elle et de lui dire ce que le Seigneur Jésus me dirait d’elle. Pleurant amèrement elle ne voulait pas me lâcher et me dit: «Je sais que le Seigneur Jésus vous parle», et comme je ne pouvais pas m’arracher à elle, car elle me tenait par les mains, je lui promis (86) de prier pour elle. Or le soir, pendant la bénédiction, j’entendis dans mon âme ces paroles: Dis-lui que mon cœur est plus blessé par son incrédulité, que par les péchés qu’elle a commis. Quand je le lui ai dit, elle fondit en larmes comme un enfant et une grande joie entra dans son âme. Je compris alors que Dieu voulait consoler cette âme par moi, et quoique cela m’ait beaucoup coûté, j’avais accompli le désir de Dieu.
Quand j’entrai pour un instant dans la chapelle ce même soir, afin de remercier Dieu pour toutes les grâces qu’il m’avait accordées dans cette maison, tout à coup la présence de Dieu s’empara de moi. Je me sentis comme un enfant entre les mains du meilleur des pères et j’entendis ces paroles: N’aie peur de rien. Je suis toujours avec toi. Son amour me transperça, je sens que j’entre avec Lui dans une intimité tellement étroite que (87) je n’ai pas de mots pour l’exprimer.
Soudain, je vis auprès de moi un des sept esprits, rayonnant comme autrefois sous une forme lumineuse; je le voyais constamment auprès de moi lors de mon voyage en train261. Je voyais sur chacune des églises que nous rencontrions, un ange debout, mais environné d’une lumière plus pâle que celle de l’esprit qui m’accompagnait dans le voyage. Et chacun des esprits qui gardait les églises, s’inclinait devant celui qui était auprès de moi.
Comme j’entrais par la porte du couvent à Varsovie, cet esprit disparut; je remerciai Dieu pour Sa bonté de nous donner des anges comme compagnons. Oh! combien peu de gens ont conscience d’avoir toujours près d’eux de tels visiteurs en même temps que témoins de leurs actions. Pécheurs, souvenez-vous que vous avez un témoin de vos actes.
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(90) 22.III.1936. Arrivée à Varsovie, je suis entrée un instant dans la petite chapelle afin de remercier le Seigneur de mon heureux voyage et de Le prier de m’obtenir l’aide et la grâce dans tout ce qui m’attend ici - je me soumis en tout à Sa sainte volonté. J’entendis ces paroles: N’aie peur de rien, toutes les difficultés serviront à ce que ma volonté se réalise.
Le 25 mars. Pendant la méditation du matin, la présence de Dieu m’a enveloppée d’une façon particulière, en voyant la grandeur infinie de Dieu et en même temps son abaissement jusqu’à la créature. Soudain je vis la Mère de Dieu qui me dit: «Oh! combien l’âme qui
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suit fidèlement le souffle de la grâce est agréable à Dieu; j’ai donné au monde le Sauveur, et toi tu dois parler au monde de Sa grande miséricorde et préparer le monde à la seconde (91) venue de Celui qui viendra, non comme Sauveur miséricordieux, mais comme juste Juge. Oh! ce jour est terrible. Le jour de la justice a été décidé, le jour de la colère de Dieu, les anges tremblent devant lui. Parle aux âmes de cette grande miséricorde, tant que c’est le temps de la pitié; si tu te tais maintenant, tu répondras en ce jour terrible pour un grand nombre d’âmes. N’aie peur de rien, sois fidèle jusqu’à la fin, je compatis avec toi.»