Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
2 février (1936). Ce matin quand je me suis éveillée au son de la cloche, une telle somnolence s’est emparée de moi, et ne pouvant me réveiller, je sautai dans l’eau froide, et au bout de deux minutes la somnolence me quitta. Quand j’arrivai à la méditation, (70) tout un essaim de pensées absurdes se pressait dans ma tête et j’ai lutté durant toute la méditation. Il en fut de même pendant la prière, mais, quand la sainte messe a commencé, un étrange silence et la joie se sont emparés de mon âme. Je vis alors la Très Sainte Mère avec l’Enfant Jésus et Saint Joseph248 qui était debout derrière la Sainte Vierge. La Très Sainte Mère me dit: «Voici mon trésor le plus précieux.» Et elle me tendit l’Enfant Jésus. Quand je pris l’Enfant Jésus dans mes bras, la Mère de Dieu et Saint Joseph disparurent et je restai seule avec l’Enfant Jésus. Je lui dis: Je sais que Tu es mon Seigneur et mon Créateur quoique Tu sois si petit. Jésus tendit Ses petites mains et me regarda avec un sourire - mon esprit était rempli d’une joie incomparable. Et soudain Jésus disparut, c’était le moment de la sainte Communion. Tout de suite après je suis allée communier avec les autres sœurs, l’âme émue. Après la sainte Communion j’entendis dans mon âme (71) ces paroles: Je suis dans ton cœur, le même que celui que tu as tenu dans tes bras. Alors je priai le Seigneur pour une âme249 pour qu’il lui donne la grâce pour la lutte et éloigne d’elle cette épreuve. Il en sera comme tu le demandes, mais son mérite n’en sera pas diminué. La joie envahit mon âme, car Dieu est si bon et si miséricordieux; Il donne tout ce que nous Lui demandons avec confiance.
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A un certain moment, un doute survint en moi, ce qui m’était arrivé n’avait-il pas profondément offensé le Seigneur Jésus; comme je ne pouvais le résoudre, j’ai décidé de ne pas aller communier avant de m’être confessée, bien que je me sois immédiatement repentie, car j’ai l’habitude au moindre manquement de m’astreindre à la contrition. Pendant les jours où je ne communiais pas (73) je ne sentais pas la présence de Dieu, j’en souffrais extrêmement, mais je supportais cela comme une punition pour mon péché. Cependant à la sainte confession, je reçus un blâme pour avoir manqué la sainte Communion car ce qui m’était arrivé n’était pas un empêchement pour aller communier. Après la confession je reçus la sainte Communion et je vis tout à coup le Seigneur Jésus qui me dit ces paroles: Sache, ma fille, que tu me faisais une plus grande peine en ne t’unissant pas à moi dans la sainte Communion que par ce petit manquement.
Un jour je vis la petite chapelle et six sœurs qui y recevaient la sainte Communion, de la main de notre confesseur250, revêtu d’un surplis et d’une étole251. Dans la chapelle il n’y avait ni décorations ni prie-Dieu; après la sainte Communion je vis le Seigneur Jésus tel qu’il est représenté sur l’image. Jésus marchait et moi j’ai appelé: Comment peux-Tu, Seigneur, passer sans rien me dire? (74) Je ne ferai rien seule, sans Toi, Tu dois rester avec moi et me bénir ainsi que cette congrégation252 et ma Patrie. Jésus fit le signe de la croix et dit: Ne crains rien, je suis toujours avec toi.
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Le jeudi alors que je gagnais ma cellule, je vis au-dessus de moi la sainte Hostie dans une grande clarté. Soudain j’entendis une voix qui me semblait venir d’au-dessus de l’Hostie: En elle est ta force, elle va te défendre. Après ces mots, la vision disparut, mais une force étrange pénétra mon âme et une étrange lumière: ce en quoi consiste notre amour pour Dieu, et c’est en l’accomplissement de Sa volonté.
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Le soir, quand je priais, la Mère de Dieu me dit: «Votre vie doit être semblable à la mienne, douce, cachée, unissez-vous sans cesse à Dieu, vous devez intercéder pour l’humanité et préparer le monde à la seconde venue de Dieu.»
Le soir, pendant la bénédiction259, durant un instant mon âme se trouva en présence de Dieu le Père; je sentis que j’étais dans Sa main comme une enfant et j’entendis dans mon âme ces paroles: N’aie peur de rien, ma fille, tous les adversaires se briseront à mes pieds. Après ces paroles, une profonde paix et un étrange silence intérieur envahirent mon âme.
(84) Alors que je me plaignais au Seigneur de ce qu’il me retirait Son aide et que je serais à nouveau seule, et que je ne saurais comment faire, j’entendis ces paroles: N’aie pas peur, je suis toujours avec toi. A ces mots de nouveau une profonde paix entra dans mon âme. Sa présence me pénétrait de façon sensible.