Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
A un certain moment, un soir, une des sœurs défuntes qui était déjà venue me trouver plusieurs fois, est venue me voir; alors que je l’avais vue pour la première fois en état de grande souffrance, puis petit à petit dans de moindres souffrances, ce soir-là je la vis rayonnante de bonheur, et elle me dit qu’elle est déjà au ciel; et elle me dit que Dieu a éprouvé cette maison par ce tourment, (58) parce que la mère générale238 a cédé aux doutes, comme si elle ne croyait pas à ce que j’ai dit de cette âme. Comme signe que c’est seulement maintenant qu’elle est au ciel. Dieu va bénir cette maison. Puis elle s’est approchée de moi et me serrant chaleureusement, elle m’a dit: «Je dois déjà partir.» J’ai compris à quel point la communication est étroite entre les trois étapes de la vie de l’âme, c’est-à-dire: la terre, le purgatoire et le ciel.
J’ai remarqué plusieurs fois que Dieu éprouve certaines personnes à cause de ce qu’il me dit, car la méfiance ne plaît pas à Jésus. Quand une fois je remarquai que Dieu éprouvait un certain archevêque239, car il était mal disposé pour cette affaire240 et ne pouvait y croire... j’ai éprouvé de la pitié et j’ai prié Dieu pour lui et Dieu allégea sa peine. Dieu n’aime pas que l’on se méfie de Lui et à cause de cela certaines âmes perdent beaucoup de grâces. (59) Le doute blesse Son Cœur très doux qui est empli d’une bonté et d’un amour inconcevables pour nous; car grande est la différence entre le devoir où le prêtre doit parfois avoir des doutes, mais cela afin qu’il puisse se convaincre plus profondément de la vérité des dons ou des grâces dans une âme, et quand il le fait dans le but de pouvoir mieux diriger l’âme et la pousser vers une plus
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P247 Deuxième Cahier
profonde union avec Dieu, grande et inconcevable est la récompense qu’il reçoit pour cela; mais le dédain et le doute envers les grâces de Dieu dans l’âme parce qu’il ne peut par sa raison les approfondir et les comprendre, cela ne plaît pas au Seigneur; j’ai beaucoup de pitié pour ces âmes,qui tombent sur des prêtres sans expérience.
A un certain moment, un prêtre241 me demanda de prier à son intention; j’ai promis de prier et je lui demandai une mortification. Quand je reçus la permission pour une certaine mortification, (60) je ressentis dans mon âme une inclination à céder en ce jour toutes les grâces que la bonté divine me destinait, au profit de ce prêtre, et je priai le Seigneur Jésus que toutes les souffrances et toutes les afflictions intérieures et extérieures, que durant ce jour ce prêtre avait à souffrir, Dieu daigne me les accorder. Dieu accepta en partie mon désir et tout de suite commencèrent à surgir, on ne sait d’où, toutes sortes de difficultés et contrariétés au point qu’une sœur dit à haute voix que le Seigneur Jésus y était pour quelque chose si tout le monde tourmentait Sœur Faustine. Et les faits qu’on avançait étaient tellement sans fondements qu’une partie des sœurs les affirmait et l’autre les niait, et moi j’offrais tout cela en silence pour ce prêtre. Mais ce n’était pas tout, j’éprouvais des souffrances intérieures. D’abord un certain découragement et une aversion envers les sœurs m’envahit, puis une certaine incertitude commença à me troubler,
(61) je ne parvenais pas à me recueillir pour la prière, j’étais préoccupée par différentes affaires. Et quand fatiguée j’entrai à la chapelle, une douleur étrange oppressa mon âme et je commençai à pleurer tout bas; alors j’entendis dans mon âme cette voix: Ma fille, pourquoi pleures-tu, c’est toi-même qui t’es offerte à ces souffrances; sache que ce n’est qu’une petite partie de ce que tu as accepté pour cette âme. Il souffre bien plus encore. Et je demandai au Seigneur: Pourquoi agis-Tu ainsi avec ce prêtre? Le Seigneur me répondit que c’était en vue de la triple couronne qui lui était destinée: de la virginité, du sacerdoce et du martyre. Au même instant, une grande joie envahit mon âme à la vue de la grande gloire qu’il recevrait au ciel. Aussitôt je dis un Te Deum 242 pour cette grâce particulière de Dieu d’apprendre que c’est ainsi que Dieu agit avec ceux qu’il aura près de Lui; donc toutes les souffrances ne sont rien en comparaison de ce qui nous attend au ciel.
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P248 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
(62) Un certain jour, après notre sainte messe, je vis soudain mon confesseur241 qui célébrait la sainte messe dans l’église Saint-Michel devant le tableau de la Mère de Dieu. C’était le moment de l’offertoire et je vis le petit Enfant Jésus se serrer contre lui, comme s’il fuyait devant quelque chose, cherchant auprès de lui un abri. Mais quand vint le moment de la sainte Communion, Il disparut comme d’habitude. Alors je vis la Très Sainte Mère qui le couvrait de son manteau et disait: «Courage, mon fils, courage, mon fils.» - Et Elle disait encore quelque chose que je n’ai pas entendu.