soeur Faustine 92

 Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

   (15) Un certain soir, alors que j’écrivais, j’entendis dans ma cellule cette voix: «Ne quitte pas cette Congrégation, aie pitié de toi-même, de telles souffrances t’attendent.» Quand je regardai du côté de la voix, je ne vis rien et continuai à écrire. A ce moment j’ai entendu un bruit et ces mots: «Quand tu sortiras, nous te détruirons. Ne nous tourmente pas.» Quand je regardai, je vis une multitude de vilains monstres; quand je fis mentalement le signe de la croix, aussitôt tous se dispersèrent. Comme Satan est terriblement laid; pauvres âmes

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P229                            Deuxième Cahier

 

damnées qui doivent vivre en sa compagnie, sa seule vue est plus dégoûtante que toutes les souffrances de l’enfer.

   Un instant après, j’entendis en mon âme cette voix: N’aie peur de rien, rien ne t’atteindra sans ma volonté. Une force étrange entra dans mon âme après ces paroles du Seigneur; je me réjouis énormément de la grande bonté de Dieu.

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   J’entendis alors ces paroles en mon âme: Ma fille, je t’assure un revenu permanent dont tu vivras. Ton devoir est d’avoir une complète confiance en ma bonté, et mon devoir est de te donner tout ce dont tu as besoin. Je me rends moi-même dépendant de ta confiance; si ta confiance en moi est grande, ma largesse n’aura pas de mesure.

   

   A un certain moment, quand j’entrai dans la chapelle, je vis les murs d’un bâtiment apparemment démoli222, les fenêtres étaient sans vitres, inachevées, les portes sans vantaux, avec seulement les châssis. Et j’entendis dans mon âme ces paroles: C’est ici que doit être ce couvent. Cependant cela m’a un peu déplu que ce soient des ruines.

   Jeudi. Je me sentais très pressée de me mettre le plus tôt possible à l’œuvre selon le désir du Seigneur. Quand je suis allée à la sainte confession, j’ai préféré une de mes opinions à celle de mon confesseur. Au premier moment je ne m’en rendais pas compte, cependant quand je fis l’heure sainte, je vis le Seigneur Jésus (29) tel qu’il est représenté sur cette image et Il me dit de répéter à mon confesseur et à mes supérieures toutes les choses qu’il me dit et qu’il exige de moi. - Et fais seulement ce pour quoi tu obtiendras la permission. Jésus me fit comprendre à quel point Lui déplaît une âme trop arbitraire; je me reconnus moi-même dans cette âme. Je perçus en moi cette ombre trop arbitraire, je me jetai dans la poussière devant Sa majesté et Lui en demandai pardon, le cœur brisé; mais Jésus ne me permit pas de rester longtemps dans cet état. Son divin regard remplit mon âme d’une joie si grande, que je n’ai pas assez de mots pour l’exprimer, et Jésus me fit connaître que je dois l’interroger davantage et Lui demander conseil. Vraiment, comme le regard de mon Seigneur est doux. Son regard pénètre mon âme jusque dans ses profondeurs les plus secrètes, mon esprit et Dieu se comprennnent sans prononcer une parole; je sens qu’il vit en moi, et moi en Lui.

   (30)  A un moment j’aperçus cette image223 dans une petite chapelle et tout à coup je vis comme cette petite chapelle devint un grand et beau sanctuaire, et dans ce sanctuaire je vis la Mère de Dieu avec l’Enfant Jésus dans les bras. A un moment l’Enfant Jésus disparut des bras de Sa Mère et je vis l’image vivante de Jésus crucifié. La Mère de Dieu me dit de faire comme elle: malgré la joie, toujours fixer mon

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P235                              Deuxième Cahier

 

regard sur la croix et Elle dit que les grâces que Dieu m’accorde ne sont pas seulement pour moi, mais aussi pour les autres âmes.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon