soeur Faustine 82

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

   A un certain moment, alors que mon confesseur194 célébrait comme d'habitude la sainte messe, je vis l'Enfant Jésus sur l'autel à partir de l'offertoire. Puis, un moment avant l'élévation, le prêtre disparut à mes yeux et seul Jésus resta, quand le moment de l'élévation approcha, Jésus prit dans Ses petites mains l'Hostie et le calice, et Il les souleva ensemble, en regardant le ciel, et peu après je vis de nouveau mon confesseur, et j'ai demandé à l'Enfant Jésus où était le prêtre quand je ne le voyais pas. Il me répondit: Dans mon cœur. Cependant je ne pus comprendre rien de plus de ces paroles de Jésus.

   A un certain moment, j'ai entendu ces paroles: Je désire que tu vives de ma volonté dans les plus secrètes profondeurs de ton âme. Je réfléchissais à ces mots qui m'allaient droit au cœur. C'était un jour

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  P197                  Premier Cahier

 

de confession de la Congrégation195. Or pendant ma confession, lorsque je me fus accusée de mes péchés, le prêtre me répéta mot pour mot ce que Jésus m'avait dit avant lui.

   Ce prêtre me dit ces paroles profondes, qu'il y a trois degrés dans l'accomplissement de la volonté divine: le premier, quand l'âme accomplit tout ce qui est contenu extérieurement dans les ordres et les statuts; le second, quand l'âme suit les inspirations intérieures et les accomplit; le troisième, quand l'âme abandonnée à la volonté de Dieu, Lui laisse la liberté de disposer d'elle et que Dieu fait d'elle ce qui Lui plaît, elle est un instrument docile dans Sa main. Et le prêtre me dit que j'en étais au deuxième degré de l'accomplissement de la volonté divine, que je n'avais pas encore atteint (185) le troisième degré de l'accomplissement de la volonté divine, mais que je dois cependant m'efforcer d'accomplir ce troisième degré de la volonté divine. Ces paroles pénétrèrent jusqu'au fond de mon âme, je vois clairement que Dieu donne souvent aux prêtres la connaissance de ce qui se passe au fond de mon âme; cela ne m'étonne pas du tout, mais je remercie plutôt Dieu qu'il ait de tels élus.

   Jeudi. Adoration nocturne.

   Quand je suis venue à l'adoration, un recueillement intérieur me saisit immédiatement et j'aperçus Jésus attaché à un poteau, dépouillé de ses vêtements et tout de suite la flagellation commença. J'ai vu quatre hommes qui, tour à tour, frappaient le Seigneur avec des fouets. Le cœur me manquait en regardant ce supplice; le Seigneur me dit alors ces paroles: Je souffre encore une plus grande douleur que celle que tu vois. Et Jésus me fit connaître pour quels péchés II s'est soumis à la flagellation, ce sont les péchés d'impureté. Oh! combien Jésus a-t-Il souffert moralement quand Il se soumit à la flagellation! - Il me dit alors : Regarde et vois le genre humain dans son état actuel. Et au même instant, je vis des choses horribles: les bourreaux abandonnèrent Jésus et d'autres personnes procédèrent à la flagellation, elles saisirent les fouets et frappèrent le Seigneur sans miséricorde. C'étaient des prêtres, des religieux, des religieuses et les plus hauts dignitaires de l'Église, ce qui m'a bien étonnée, il y avait aussi des laïcs d'âges divers et de divers états - ils exerçaient toute leur colère

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P198        PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

sur l'innocent Jésus. Voyant cela mon cœur tomba dans une sorte d'agonie; quand les bourreaux Le frappaient, Jésus se taisait et regardait au loin, mais quand ces âmes dont j'ai parlé plus haut se mirent à Le flageller, Jésus ferma les yeux et un gémissement sourd, mais terriblement douloureux, s'exhala de Son Cœur. Et le Seigneur me fit connaître en détail, connaître Jésus, la gravité de la méchanceté de ces âmes ingrates: Vois-tu, c'est là un supplice plus douloureux pour moi que la mort. Alors mes lèvres se turent elles aussi et j'ai commencé à ressentir en moi-même (186) l'agonie et je sentais que personne ne pourrait me consoler, ni m'arracher à cet état, sinon Celui qui m'y avait mise. Le Seigneur me dit alors: Je vois la douleur sincère de ton cœur, qui a apporté un immense soulagement à mon cœur, regarde et console-toi.

   Alors j'ai vu Jésus cloué à la croix. Il était suspendu à la croix depuis un moment, quand je vis toute une légion d'âmes crucifiées comme Lui. Et je vis une troisième légion d'âmes et une deuxième légion d'âmes. La deuxième légion n'était pas clouée à la croix, mais les âmes tenaient fermement la croix en main; la troisième légion n'était ni crucifiée, ni ne tenait fermement la croix, mais ces âmes traînaient la croix derrière elles et étaient mécontentes. Alors Jésus me dit: Vois-tu, ces âmes qui me ressemblent dans les souffrances et dans les mépris, me ressembleront aussi dans la gloire; et celles qui sont le moins semblables à moi dans les souffrances et les mépris, seront aussi moins semblables à moi dans la gloire.

   Parmi les âmes crucifiées, le plus grand nombre étaient des âmes d'ecclésiastiques; j'ai vu aussi, en croix, des âmes que je connaissais, ce qui m'a causé une grande joie. Alors Jésus me dit: Dans ta méditation de demain tu vas réfléchir à ce que tu as vu aujourd'hui. Et aussitôt Jésus disparut.

 

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon