Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
Vers midi, je suis entrée un instant à la chapelle et de nouveau la puissance de la grâce frappa mon cœur. Alors que je persévérais dans le recueillement, Satan prit un pot de fleurs et le jeta à terre de toutes ses forces avec colère. Je vis tout son acharnement et sa jalousie. Il n'y avait personne à la chapelle, j'ai arrêté ma prière, j'ai ramassé le pot brisé, j'ai replanté la fleur et je voulais la remettre à sa place avant que quelqu'un ne vienne à la chapelle. Je n'y suis pas arrivée car aussitôt la mère supérieure182, la sœur sacristine183 et quelques sœurs entrèrent. La mère supérieure s'étonna que je touche à quelque chose sur le petit autel (172) et que le pot de fleurs soit tombé; la sœur sacristine montra son mécontentement; moi, je tâchai de ne pas m'expliquer, ni me justifier. Cependant le soir, me sentant tout à fait épuisée et incapable de faire mon heure sainte, j'ai prié la mère supérieure de me permettre d'aller me coucher plus tôt. Dès que je me suis couchée, je me suis aussitôt endormie; cependant, vers onze heures, Satan secoua mon lit. Je me suis tout de suite réveillée, et j'ai commencé tranquillement à prier mon Ange Gardien. Soudain je vis des âmes du purgatoire qui faisaient pénitence; leur aspect était celui d'une ombre et parmi elles, j'ai vu beaucoup de démons; l'un d'eux essayait de me tourmenter, ayant pris l'aspect d'un chat, il se lançait sur mon lit et sur mes pieds, et il pesait très lourd.
Je priai pendant tout ce temps, récitant le rosaire; vers le matin, ces êtres disparurent et j'ai pu m'endormir. En arrivant le matin à la chapelle, j'ai entendu une voix dans mon âme: Tu es unie à moi, n'aie peur de rien, mais sache, mon enfant, que Satan te hait; il hait chaque âme, mais envers toi il brûle d'une haine particulière, parce que tu as arraché beaucoup d'âmes à son pouvoir.
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P187 Premier Cahier
Jeudi Saint 18.IV
Ce matin, j'ai entendu ces paroles: A partir d'aujourd'hui jusqu'à la résurrection, tu n'éprouveras plus ma présence, mais ton âme sera emplie d'une grande nostalgie - et aussitôt une immense nostalgie inonda mon âme; je sentais la séparation d'avec mon bien-aimé Jésus, et quand approcha le moment de la sainte Communion, je vis dans le calice, sur chaque Hostie, la face douloureuse de Jésus. Depuis ce moment, j'éprouvai, en mon cœur, une nostalgie plus grande encore.
Vendredi Saint. A trois heures de l'après-midi, quand je suis entrée à la chapelle, j'ai entendu ces paroles: Je désire que cette image soit honorée publiquement. (173) Tout d'un coup, j'aperçus le Seigneur Jésus agonisant sur la croix dans de grandes douleurs et de Son Cœur, sortirent ces deux rayons qui sont sur cette image.
Samedi. Pendant les vêpres, j'aperçus le Seigneur Jésus resplendissant de lumière comme le soleil, dans un vêtement clair - et Il me dit: Que ton cœur se réjouisse. Et une grande joie m'inonda et la présence de Dieu, qui est un trésor ineffable pour l'âme, me pénétra toute entière.
Quand l'image fut exposée184, j'ai vu le vif mouvement de la main de Jésus, qui traça un grand signe de croix. Le soir du même jour, quand je fus couchée dans mon lit, je vis cette image survoler la ville et cette ville était tendue de réseaux et de filets. Quand Jésus passa Il coupa tous les filets et à la fin, Il traça un grand signe de croix et disparut. Je me vis entourée d'un grand nombre d'êtres méchants et brûlant d'une immense haine contre moi. Leur bouche proférait toutes sortes de menaces, cependant aucun ne m'a touchée. Après un moment, cette apparition disparut, mais je mis longtemps à m'endormir.
26.IV. Vendredi, alors que j'étais à Ostra Brama pour les cérémonies au cours desquelles l'image a été exposée, j'assistai au sermon de mon confesseur185; ce sermon sur la miséricorde divine était le premier de ceux que Jésus exigeait depuis si longtemps. Quand il commença à parler de cette grande miséricorde du Seigneur, l'image prit un aspect vivant et Ses rayons pénétraient dans les cœurs des personnes rassemblées, mais pas dans la même mesure, les uns en recevaient plus et
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P188 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
d'autres moins. Mon âme fut inondée d'une grande joie à la vue de la grâce de Dieu.
(174) Soudain j'entendis ces paroles: Tu es le témoin de ma miséricorde, tu vas te tenir pour l'éternité devant mon trône comme un vivant témoin de ma miséricorde.
Le sermon fini, je n'attendis pas la fin des cérémonies car j'étais pressée de revenir à la maison. Je fis quelques pas, mais un grand nombre de démons me barrèrent la route, ils me menaçaient de terribles supplices et des voix se firent entendre: «Elle nous a ravi tout ce pourquoi nous avons travaillé pendant tant d'années.» Lorsque je les ai questionnés: D'où venez-vous en si grand nombre? - ces personnages maléfiques me répondirent: «des cœurs humains, ne nous tourmente pas.»
Voyant leur haine terrible contre moi, j'ai appelé tout de suite mon Ange Gardien au secours et immédiatement sa claire et rayonnante apparence se tint près de moi. Et il me dit: «N'aie pas peur, épouse de Mon Seigneur, sans Sa permission ces esprits ne te feront aucun mal.» Immédiatement les mauvais esprits disparurent et mon fidèle Ange Gardien m'accompagna de manière visible jusqu'à la maison. Son regard était modeste et paisible, un rayon de feu jaillissait de son front.
Ô Jésus, je désirerais peiner, me tourmenter et souffrir pendant toute ma vie, pour ce seul moment où je vis, Seigneur, Ta gloire et le profit des âmes.