Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
(162) Je sais que je ne vis pas pour moi, mais pour un grand nombre d'âmes. Je sais que les grâces qui me sont accordées ne sont pas seulement pour moi - mais pour les âmes. Ô Jésus, l'abîme de Ta miséricorde s'est déversé en mon âme qui est l'abîme de la misère même. Je Te remercie, Jésus pour les grâces et les parcelles de la croix que Tu me donnes à chaque instant de ma vie.
Au commencement de la retraite, j'ai aperçu le Seigneur Jésus cloué à la croix, sur le plafond de la chapelle, qui regardait les sœurs avec un grand amour, mais pas toutes. Il y a trois sœurs175 sur lesquelles Jésus jetait un regard sévère. Je ne sais, je ne sais pas pour quelle raison, je sais seulement qu'il est terrible de rencontrer un tel regard qui est celui d'un Juge sévère. Ce regard ne me concernait pas et cependant je fus saisie de frayeur; tout en l'écrivant j'en frémis encore. Je n'ai pas osé dire le moindre mot à Jésus, mes forces physiques s'en allèrent et je craignais ne plus pouvoir rester jusqu'à la fin de la conférence. Le lendemain, j'ai vu de nouveau la même chose que la première fois et j'ai osé dire ces paroles: Jésus, comme Ta miséricorde est grande. Le troisième jour, le regard bienveillant sur toutes les sœurs, excepté ces trois-là se reproduisit encore. Alors je pris mon courage à deux mains, et mue par l'amour du prochain je dis au Seigneur: Toi qui es la miséricorde même, comme Tu me l’as affirmé, je Te supplie, par la puissance de Ta miséricorde, pose aussi Ton regard bienveillant sur ces trois sœurs et si cela ne s'accorde pas avec Ta sagesse, je T'en prie, faisons un échange: que le regard bienveillant que Tu portes sur mon âme soit pour elles, et que le regard sévère que Tu portes sur leur âme, soit pour moi. Alors Jésus me dit: Ma fille, pour ton amour sincère et magnanime, je leur accorde beaucoup de grâces, bien qu'elles ne me le demandent pas, mais c'est à cause de la promesse que je t'ai faite. Et au même instant Il embrassa aussi du regard ces trois sœurs. Une grande joie me fit battre le cœur, à la vue de la bonté divine.
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(163) Je suis restée en adoration de 9 heures à 10 heures, ainsi que quatre autres sœurs. M'approchant de l'autel, j'ai commencé à méditer la passion de Jésus, au même instant une terrible douleur inonda mon âme à cause de l'ingratitude d'un si grand nombre d'âmes qui vivent dans le monde, mais me faisait particulièrement souffrir l'ingratitude des âmes spécialement choisies par Dieu - on ne peut s'en faire une idée ni tenter de comparaison. A la vue de cette ingratitude des plus noires, je sentis comme si mon cœur se déchirait, mes forces physiques m'abandonnèrent complètement et je suis tombée le visage à terre et sans me cacher, je pleurais tout haut. Chaque fois que je pensais à la grande miséricorde de Dieu et à l'ingratitude des âmes, la douleur transperçait mon cœur et j'ai compris combien le doux Cœur de Jésus en est douloureusement blessé. J'ai renouvelé d'un cœur ardent mon acte d'offrande pour les pécheurs.
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……. Les Trois Personnes Divines demeurent en moi. Lorsque Dieu aime, Il le fait de tout Son Être, de toute la puissance de Son Être. Si Dieu m'a tant aimée, que dois-je faire, moi, Son épouse?
(165) Pendant une des conférences, Jésus me dit: Dans la petite grappe élue, tu es une douce baie, je désire que la sève qui circule en toi, se transmette aux autres âmes.
Pendant la rénovation176, j'aperçus Jésus du côté de l'épître, dans un vêtement blanc, ceint d'une ceinture dorée, Il tenait à la main un terrible glaive. Cela dura jusqu'au moment où les sœurs commencé-
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rent à renouveler leurs vœux. Soudain je vis une clarté inconcevable et en avant de cette clarté, un plateau de nuages blancs en forme de balance. Alors Jésus s'approcha et mit le glaive sur un plateau de la balance, qui tomba sous son poids vers la terre, et faillit la toucher complètement. A ce moment, les sœurs finissaient le renouvellement de leurs vœux. Et je vis des anges prendre à chaque sœur quelque chose qu'ils mettaient dans un vase d'or qui avait la forme d'un encensoir. Lorsqu'ils eurent fait le tour de toutes les sœurs, ils déposèrent sur le second plateau de la balance le vase dont le poids l'emporta tout de suite sur celui du plateau avec le glaive. Alors une flamme jaillit de l'encensoir et monta jusqu'à la clarté. Et soudain j'entendis une voix venant de cette clarté: Remettez le glaive à sa place, l'offrande est plus grande. A ce moment, Jésus nous accorda Sa bénédiction, et tout ce que j'avais vu, disparut. Les sœurs avaient déjà commencé à communier. Quand j'ai reçu la sainte Communion, une joie si grande inonda mon âme, que je ne pourrais la décrire.