soeur Faustine 72

 Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

  Lorsque je me suis éloignée du confessionnal et que j'ai commencé à réciter ma pénitence, j'entendis ces paroles: J'ai accordé la grâce que tu m'avais demandée pour cette âme, cependant je ne l'ai pas fait à cause de la mortification que tu t'étais toi-même choisie, mais ce n'est que pour ton acte d'obéissance absolue envers celui qui tient ma place, que j'ai accordé à cette âme la grâce pour laquelle tu as intercédé auprès de moi, et pour laquelle tu as mendié ma miséricorde. Sache que lorsque tu détruis ta volonté propre, la mienne règne en toi.

 

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P171               Premier Cahier

 

   Ô mon Jésus, sois patient avec moi, je serai plus attentive à l'avenir; je ne m'appuierai plus sur moi-même, mais sur Ta grâce et sur Ta bonté, qui sont si grandes pour moi si misérable.

   (153) + A un certain moment, Jésus me fit connaître que lorsque je Le priais aux intentions que parfois on me confiait, Il était toujours prêt à accorder Ses grâces, mais que les âmes ne voulaient pas toujours les accepter. Mon cœur déborde d'une grande miséricorde pour les âmes et particulièrement pour les pauvres pécheurs. Si elles pouvaient comprendre que je suis pour elles le meilleur Père, que c'est pour elles que le sang et l'eau ont jailli de mon cœur comme d'une source débordante de miséricorde; pour elles je demeure dans le tabernacle, comme Roi de miséricorde je désire combler les âmes de grâces, mais elles ne veulent pas les accepter. Toi, au moins, viens vers moi le plus souvent possible et prends ces grâces qu'elles ne veulent pas, ainsi tu consoleras mon cœur. Oh! combien est grande l'indifférence des âmes pour tant de bonté, tant de preuves d'amour; mon cœur n'est abreuvé que d'ingratitude, d'oubli de la part des âmes qui vivent dans le monde; elles ont du temps pour tout, mais elles n'ont pas de temps pour venir vers moi, ni pour chercher des grâces.

   Je me tourne donc vers vous - âmes choisies, vous aussi ne comprendrez-vous pas l'amour de mon cœur? Et ici, mon cœur est déçu: je ne trouve pas un abandon total à mon amour. Tant de réserves, tant de méfiance, tant de précautions. Pour te consoler, je te dirai qu'il y a des âmes vivant dans le monde, qui m'aiment sincèrement, je séjourne avec délices dans leurs cœurs, mais elles sont peu nombreuses; dans les couvents aussi il y a des âmes qui remplissent mon cœur de joie, mes traits sont gravés en elles et c'est pour cela que le Père céleste les regarde avec une prédilection particulière, elles seront un spectacle pour les anges et les hommes, leur nombre est très petit, ce sont elles qui protègent de la justice du Père céleste et qui obtiennent miséricorde pour le monde. L'amour de ces âmes et leurs sacrifices soutiennent l'existence du monde. C'est l'infidélité d'une âme, spécialement élue par moi, qui blesse le plus douloureusement mon cœur; ces infidélités sont des lames qui me transpercent le cœur.

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P172  PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

   (155) 29.1.1935. Ce mardi matin, pendant la méditation, j'ai aperçu intérieurement le Saint-Père qui célébrait la sainte messe. Après le Pater Noster il parlait avec le Seigneur Jésus de cette affaire que Jésus m'a ordonné de lui dire. Bien que je n'en aie jamais parlé au Saint-Père personnellement, cette affaire fut arrangée par quelqu'un d'autre169; à cet instant, je sus par connaissance intérieure, qu'il y réfléchissait et que dans peu de temps, l'affaire serait conclue selon les désirs de Jésus.

   Quand avant la retraite de huit jours, je suis allée chez mon directeur spirituel, je l'ai prié de me désigner certaines mortifications pour le temps de la retraite - mais je n'ai pas reçu la permission pour tout ce que je demandais, mais seulement pour quelques unes. Je reçus la permission de faire une heure de méditation sur la passion du Seigneur Jésus et de m'imposer certaines humiliations. J'étais un peu mécontente de ne pas avoir reçu la permission pour tout ce que je lui avais demandé. Quand nous sommes rentrées à la maison, j'ai passé un moment à la chapelle et j'entendis dans mon âme une voix: Une heure de méditation sur ma douloureuse passion a un plus grand mérite que toute une année de flagellation jusqu'au sang; la méditation de mes plaies douloureuses est d'un grand profit pour toi et me procure une grande joie. Je suis étonné que tu n'aies pas encore renoncé complètement à ta propre volonté, mais je me réjouis, car ce changement surviendra pendant la retraite.

   Le même jour, alors que j'étais à l'église, attendant pour me confesser, j'ai aperçu ces mêmes rayons sortant de l'ostensoir, ils se répandaient dans toute l'église. Cela dura pendant tout l'office, après la bénédiction, ils se répandirent des deux côtés, puis revinrent à l'ostensoir. Leur aspect était clair et transparent comme du cristal. J'ai prié Jésus qu'il daigne allumer le feu de Son amour dans toutes les âmes froides. Sous ces rayons, leur cœur se réchaufferait, même s'il était froid comme de la glace, et il serait réduit en poussières, même s'il était dur comme le roc.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon