Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
Minuit, 25.XII. 1934.
Messe de Minuit. Dès le commencement de la sainte messe, j'ai éprouvé un grand recueillement intérieur, la joie inonda mon âme. Pendant l'offertoire j'ai vu Jésus sur l'autel, d'une beauté incomparable. L'Enfant ne cessait de regarder tout le monde, tendant Ses petites mains. Pendant l'élévation, l'Enfant ne regardait plus la chapelle, mais vers le ciel, après l'élévation, Il nous regarda de nouveau, mais cela dura peu car comme d'habitude II fut rompu par le prêtre et mangé. Mais Il avait déjà une écharpe blanche. Le lendemain je vis la même chose, et le surlendemain aussi. La joie que j'avais dans mon âme est difficile à exprimer. (146) Cette vision se répéta pendant les trois saintes messes, comme à la première.
Année 1934.
Le premier jeudi après Noël. J'avais complètement oublié que c'était aujourd'hui jeudi, donc je n'ai pas fait l'adoration. A neuf heures je suis allée avec les sœurs au dortoir. Étrangement je ne pouvais pas m'endormir. Il me semblait qu'il me restait encore quelque chose à faire. Mentalement je repassais mes devoirs en revue, mais je ne pus rien me rappeler, cela dura jusqu'à dix heures. A dix heures je vis alors la face du Seigneur Jésus supplicié. Et soudain Jésus me dit
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P164 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
ces paroles: Je t'attendais pour partager mes souffrances, car qui les comprendra mieux que mon épouse? J'ai demandé pardon à Jésus pour ma froideur et, honteuse, n'osant pas Le regarder, mais le cœur contrit, je L'ai prié de daigner me donner une épine de Sa couronne. Jésus me répondit qu'il m'accorderait cette grâce, mais le lendemain, et la vision disparut sur le champ.
Le matin, à la méditation, je sentis une douloureuse épine dans ma tête, du côté gauche; cette douleur dura toute la journée et je ne cessais de méditer comment Jésus avait pu supporter la douleur de tant d'épines qui formaient Sa couronne. J'ai uni mes souffrances à celles de Jésus et je les ai offertes pour les pécheurs. A quatre heures, quand je suis venue pour l'adoration, je vis l'une de nos élèves qui offensait Dieu terriblement par des pensées impures. Je voyais aussi la personne qui était la cause de ses péchés. La peur s'empara de mon âme et je priai Dieu par les douleurs de Jésus, de daigner l'arracher à cette affreuse misère. Jésus me répondit qu'il lui accorderait cette grâce, non pour elle, mais à cause de ma prière; alors j'ai compris combien nous devions prier pour les pécheurs et particulièrement pour nos élèves.
……
(147) Ô mon Dieu, qu'il est doux de souffrir pour Toi, souffrir dans les recoins les plus secrets du cœur, dans la plus grande solitude, de brûler comme une offrande que personne ne remarque, pure comme le cristal - sans aucune consolation ni compassion. Mon esprit brûle en proie à un amour actif, je ne perds pas de temps en rêveries, je prends chaque instant séparément, car cela est en mon pouvoir; le passé ne m'appartient plus, l'avenir n'est pas à moi, de toute mon âme, je tâche de profiter du temps présent.
4.1.1935. Premier chapitre164 de Mère Borgia165.
Pendant ce chapitre, la mère mit l'accent sur la vie de foi et la fidélité dans les petites choses. Vers la moitié du chapitre, j'ai entendu ces paroles: Je désire qu'il y ait plus de foi en vous au moment présent.
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P165 Premier Cahier
Quelle grande joie me cause la fidélité de mon épouse dans les petites choses! Alors j'ai regardé la croix et j'ai vu que Jésus avait la tête tournée vers le réfectoire, et Ses lèvres remuaient.
Quand j'en ai parlé à la mère supérieure, elle me répondit: «Vous voyez, ma sœur, combien Jésus exige que notre vie soit une vie de foi.» Puis elle se rendit à la chapelle, et moi, je restai pour mettre la pièce en ordre et j'entendis soudain ces paroles: Dis à toutes les sœurs que j'exige qu'au temps présent, elles vivent leurs rapports avec les supérieures dans un esprit de foi. J'ai demandé à mon confesseur de me dispenser de ce devoir.
Quand je parlais avec une personne, qui devait peindre cette image, mais qui pour certaines raisons ne le faisait pas, pendant la conversation j'entendis cette voix dans mon âme: Je désire qu'elle soit plus obéissante. J'ai compris que les plus grands efforts, s'ils n'ont pas le cachet de l'obéissance, ne sont pas agréables à Dieu - je parle ici pour une âme religieuse. 0 Dieu, qu'il est facile de connaître Ta volonté dans un couvent. Pour nous, les âmes consacrées, la volonté de Dieu est clairement tracée du matin jusqu'au soir, et dans les moments d'incertitude, nous avons nos supérieurs par lesquels Dieu nous parle.