soeur Faustine 67

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?

 

   Ô Amour le plus pur, règne dans toute Ta plénitude dans mon cœur et aide-moi à remplir très fidèlement ta sainte volonté.

   (139) A la fin de la retraite de trois jours, je me vis marchant sur un chemin irrégulier, trébuchant à chaque pas et je vois qu'une personne me suit et me soutient continuellement, et moi j'en suis mécontente et je lui demande de s'éloigner de moi, car je veux aller seule. Or cette personne, que je ne pouvais reconnaître, ne m'abandonnait pas un seul instant. Cela me fit perdre patience et je me suis retournée, je l'ai repoussée. A cet instant, je reconnai que cette personne est la mère supérieure157, et au même moment, je vois que ce n'est pas la mère supérieure, mais le Seigneur Jésus qui me regarda profondément et me fit comprendre combien cela Lui faisait mal, lorsque dans les plus petites choses, je n'accomplissais pas la volonté de la supérieure - qui est ma volonté. J'ai demandé pardon au Seigneur et je pris cet avertissement profondément à cœur.

   + A un certain moment, mon confesseur me demanda de prier à son intention - et j'ai commencé une neuvaine à la Mère de Dieu. Cette neuvaine consistait en la récitation de neuf Salve Regina. Vers la fin de cette neuvaine, je vis la Mère de Dieu avec l'Enfant Jésus dans Ses bras et je vis aussi mon confesseur qui était agenouillé à Ses pieds

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 P157                Premier Cahier

 

et lui parlait. Je ne comprenais pas de quoi il parlait avec la Mère de Dieu, car j'étais occupée à m'entretenir avec l'Enfant Jésus qui était descendu des bras de Sa Mère et s'était approché de moi. Je ne revenais pas de mon étonnement à la vue de Sa beauté. J'entendis quelques-unes des paroles que la Mère de Dieu adressait au prêtre, mais pas toutes. Ces paroles sont les suivantes: «Je suis non seulement la Reine du Ciel, mais aussi la Mère de Miséricorde et ta Mère.» Puis, Elle tendit la main droite dans laquelle Elle tenait Son manteau et en couvrit ce prêtre. A ce moment la vision disparut.

   Oh! qu'elle est grande la grâce d'avoir un directeur spirituel. On progresse plus vite dans la vertu, on connaît plus clairement la volonté divine et on l'accomplit plus fidèlement, on marche sur un chemin sûr et sans danger. Le directeur permet d'éviter les rochers sur lesquels l'âme pourrait se briser. Dieu m'a donné cette grâce assez tard, mais je m'en réjouis beaucoup voyant comment Dieu s'incline devant les désirs de mon directeur. Je mentionnerai un fait entre mille parmi ceux qui me sont arrivés. Comme d'habitude, le soir, j'avais prié le Seigneur Jésus de me donner les points pour la méditation158 du lendemain. J'ai reçu cette réponse: Médite sur le Prophète Jonas et sa mission. J'ai remercié le Seigneur, mais j'ai commencé à penser que cette méditation était différente des autres. (140) Cependant je tâchai de toutes les forces de mon âme de méditer et je me suis reconnue dans ce prophète en ce sens que moi aussi, je donne souvent un refus à Dieu, pensant que quelqu'un d'autre remplirait mieux Sa sainte volonté - ne comprenant pas que Dieu peut tout, que Sa toute-puissance se manifestera d'autant mieux que l'outil sera plus faible. Dieu m'éclaira ainsi. Dans l'après-midi eut lieu la confession de la Congrégation. Quand j'ai exposé à mon directeur spirituel quelle peur me prend devant cette mission159 pour laquelle Dieu se sert de moi comme un instrument inapte, mon père spirituel répondit que, bon gré mal gré, nous devions accomplir la volonté divine, et il m'a donné l'exemple du Prophète Jonas. Après la confession, je me demandais comment le confesseur savait que Dieu m'avait fait méditer sur Jonas, je ne lui avais pas parlé de cela. Soudain, j'entendis ces paroles: Quand un prêtre tient ma place, ce n'est pas lui qui agit, mais moi par lui, ses

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P158         PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

souhaits sont les miens. Je vois comment Jésus défend ceux qui tiennent Sa place. Il entre Lui-même dans leurs actions.

   + Jeudi. Lorsque j'ai commencé l'heure sainte, je voulais me plonger dans l'agonie de Jésus au Jardin des Oliviers. Soudain, j'entends une voix dans mon âme: Médite le mystère de l'Incarnation. Et, tout d'un coup, devant moi apparut l'Enfant Jésus, rayonnant de beauté. Il me dit combien la simplicité d'âme Lui plaisait. Bien que ma grandeur soit inconcevable, je demeure seulement avec les petits -j'exige de toi l'enfance de l'esprit.»

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon