Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
(137) 12.VIII.1934.
Un malaise soudain - une souffrance comme avant la mort. Ce n'était pas la mort, c'est-à-dire le passage à la vraie vie, mais un avant-goût de ses souffrances. La mort est terrible, bien qu'elle nous donne la vie éternelle. Brusquement, je me sentis mal, la respiration me manqua, ma vue s'obscurcit, je sentis le dépérissement de mes membres - cette suffocation est effrayante. Un seul moment d'une telle suffocation paraît extrêmement long... S'y ajoute également une peur étrange malgré la confiance. Je désirais recevoir les derniers sacrements. Mais la sainte confession me causa bien des difficultés, malgré mon désir de me confesser. On ne sait ce que l'on dit, on commence une chose et on finit par une autre. - Oh! que Dieu garde toute âme de remettre la confession à la dernière heure. J'ai compris l'extrême puissance que les paroles du prêtre font descendre sur l'âme du malade. Quand j'ai demandé à mon père spirituel si j'étais prête à paraître devant Dieu et si je pouvais être tranquille, je reçus cette réponse: «Oui, tu peux être tout à fait tranquille maintenant, non seulement maintenant, mais après chaque confession hebdomadaire.» Grande est la grâce divine qui accompagne ces paroles sacerdotales. L'âme ressent force et courage pour le combat.
0 ma Congrégation, ma mère - comme il est doux de vivre en toi, mais plus doux encore d'y mourir.
Après avoir reçu les derniers sacrements une complète amélioration eut lieu. Je suis restée seule pendant une demi-heure, puis l'at-
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P155 Premier Cahier
taque revint, mais déjà moins forte car les soins médicaux la gênaient.
J'unissais mes souffrances aux souffrances de Jésus et je les offrais pour moi et pour la conversion des âmes qui se défient de la bonté divine. Soudain ma cellule se remplit d'êtres noirs, pleins de colère et de haine contre moi. L'un d'eux dit: «Sois maudite, toi et Celui qui est en toi, car tu nous tourmentes déjà en enfer.» J'ai dit: Et le Verbe s'est fait chair et II a habité parmi nous - et sur-le-champ ces êtres disparurent bruyamment.
Le lendemain, je me sentais très faible, mais je ne ressentais plus aucune souffrance. Après la sainte Communion, j'aperçus Jésus sous le même aspect qu'il avait lors d'une adoration. Le regard du Seigneur transperça mon âme, et pas un grain de poussière n'échappait à Son attention. Et j'ai dit à Jésus: Jésus, je pensais que Tu allais me prendre. - Et Jésus me répondit: Ma volonté ne s'est pas encore totalement accomplie en toi, tu resteras encore sur terre, mais pas longtemps. Ta confiance me plaît beaucoup, mais que ton amour soit plus ardent. (138) Le pur amour donne à l'âme de la force dans l'agonie même. Quand j'agonisais sur la croix, je ne pensais pas à moi, mais aux pauvres pécheurs et je priais mon Père pour eux. Je veux que tes derniers instants aussi soient semblables aux miens sur la croix. Il n'y a qu'un prix par lequel on rachète les âmes - et c'est la souffrance unie à ma souffrance sur la croix. L'amour pur comprend ces paroles, mais l'amour charnel ne les comprendra jamais.
Année 1934. Le jour de l'Assomption de Notre-Dame, je n'assistai pas à la sainte messe - le médecin154 me l'avait défendu - mais je priai avec ferveur dans ma cellule. Bientôt, j'aperçus la Mère de Dieu, d'une beauté indicible - et Elle me dit: «Ma fille, j'exige de toi des prières, des prières et encore des prières pour le monde, et en particulier pour ta Patrie. Pendant neuf jours, reçois la sainte Communion en expiation et unis-toi étroitement au sacrifice de la sainte messe. Pendant ces neuf jours tu te tiendras devant Dieu, comme une offrande, partout, toujours, en tout endroit et à tout moment - nuit et jour, à chaque réveil, prie en esprit. En esprit on peut toujours rester en prière.»
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P156 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
A un certain moment, Jésus me dit: Mon regard sur cette image est le même que celui que j'avais sur la croix.
A un certain moment, mon confesseur155 me demanda comment devait être placée cette inscription, car il n'y avait pas assez de place sur ce tableau pour tout y mettre. J'ai répondu que je prierai et que je répondrai la semaine suivante. En quittant le confessionnal, et en passant près du Très Saint Sacrement, je reçus la connaissance intérieure sur la façon de placer cette inscription. Jésus me rappela, comme Il me l'avait dit la première fois, c'est-à-dire que ces trois156 mots doivent être mis en évidence. Ces mots sont: Jésus, j'ai confiance en Toi. -J'ai compris que Jésus désire que toute la formule soit mise, mais Il n'en donne pas un ordre aussi formel que pour ces trois mots.
Je donne aux hommes un vase, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la miséricorde. Ce vase, c'est cette image, avec l'inscription: Jésus, j'ai confiance en Toi.