Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
+ A un certain moment, quand l'après-midi, je me rendis au jardin, mon Ange Gardien me dit: «Prie pour les agonisants.» Alors j'ai tout de suite commencé à réciter avec les jardinières le rosaire pour les agonisants. Après le rosaire nous avons récité diverses petites prières pour les agonisants. Les prières terminées, les élèves commencèrent à discuter gaiement. (135) Malgré le bruit qu'elles faisaient, j'entendis en mon âme ces mots: «Prie pour moi.» Comme je ne pouvais pas bien comprendre ces mots, je me suis éloignée de quelques pas de mes élèves, en me demandant qui pouvait bien me demander des prières. Soudain j'entendis ces mots: «Je suis Sœur...»151 Cette sœur était à Varsovie, et moi à Wilno maintenant. «Prie pour moi jusqu'à ce que je te dise de cesser. Je suis en agonie.» Sur le champ, je recommençai à prier ardemment pour elle et sans relâche le Cœur agonisant de Jésus, je priai ainsi de trois heures à cinq heures. A cinq heures j'entendis le mot: «Merci» - J'ai compris qu'elle avait expiré. Cependant le lendemain à la sainte messe j'ai prié pour son âme avec ferveur. Dans l'après-midi est arrivée une carte postale annonçant que Sœur...152 était morte à telle heure. Je compris que c'était l'heure où elle me disait - prie pour moi.
+ Mère de Dieu, ton âme était plongée dans une mer d'amertume, regarde ton enfant et enseigne-lui à souffrir et à aimer en souffrant. Fortifie mon âme pour que la douleur ne la brise pas. Mère de grâce - apprends-moi à vivre avec Dieu.
A un certain moment, la Mère de Dieu m'a rendu visite. Elle était triste et tenait les yeux baissés; Elle me fit comprendre qu'Elle avait quelque chose à me dire et, d'un autre côté, il me semblait qu'Elle ne voulait pas me le dire. Lorsque je l'ai compris, j'ai commencé à la prier de me parler et de me regarder. A un certain moment, Marie me regarda avec un affectueux sourire et me dit: «Tu vas éprouver certaines souffrances du fait de la maladie et des médecins, beaucoup de souffrances te viendront aussi à cause de cette image, mais ne crains rien.» Le lendemain, je tombai malade et je souffris beaucoup, ainsi que me l'avait dit la Mère de Dieu, mais mon âme était
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P153 Premier Cahier
prête à endurer des souffrances. La souffrance est la fidèle compagne de ma vie.
0 mon Dieu, mon unique espoir, j'ai mis toute ma confiance en Toi et je sais que je ne serai pas déçue.
(136) Je sens parfois, après la sainte Communion, d'une manière singulière et sensible, la présence de Dieu. Je sens que Dieu est dans mon cœur. Et le fait que je sente la présence de Dieu dans mon cœur ne me dérange pas dans l'accomplissement de mes devoirs; même dans les affaires les plus importantes qui exigent un effort d'attention, je ne perds pas la présence de Dieu dans mon âme et je lui reste étroitement unie. Avec Lui, je vais à mon travail, avec Lui je vais en récréation, avec Lui je souffre, avec Lui je me réjouis, je vis en Lui et Lui en moi. Je ne suis jamais seule, car Il est mon compagnon de tous les instants. Il m'est présent à chaque moment. Notre intimité est étroite par l'union du sang et de la vie.
9.VIII.1934. Adoration nocturne du jeudi153. J'ai fait mon heure d'adoration de onze heures à minuit. J'ai offert cette adoration pour la conversion des pécheurs endurcis, et particulièrement pour ceux qui ont perdu confiance en la miséricorde divine. J'ai médité combien Dieu a souffert et quel immense amour Il nous a témoigné, mais nous ne croyons pas que Dieu nous aime tant. Ô Jésus, qui le comprendra? Quelle douleur pour notre Sauveur et comment nous persuadera-t-il de Son amour si Sa mort même ne peut nous persuader? J'ai invité le ciel entier à offrir avec moi réparation au Seigneur pour l'ingratitude de certaines âmes.
Jésus m'a fait connaître combien la prière de réparation Lui est agréable, Il me dit: La prière d'une âme humble et aimante désarme la colère de mon Père et libère des torrents de bénédictions. L'adoration finie, à mi-chemin de ma cellule, un grand nombre de grands chiens noirs m'environnèrent, sautant et hurlant, ils voulaient me mettre en pièces. J'ai compris que ce n'était pas des chiens, mais des démons. L'un d'eux parla avec colère: «C'est parce que cette nuit, tu nous as enlevé tant d'âmes que nous te mettrons en pièces.» Je répondis que si telle est la volonté du Dieu le plus miséricordieux, mettez-moi en pièces car je l'ai mérité à juste titre, car je suis la plus
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P154 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
misérable des pécheresses, et Dieu est toujours saint, juste et infiniment miséricordieux. - A ces mots, tous les démons répondirent ensemble: «Fuyons, car elle n'est pas seule, le Tout-Puissant est avec elle.» - Et ils disparurent comme la poussière, comme le bruit de la route et moi, tranquillement, tout en achevant un Te Deum, j'allai jusqu'à ma cellule en méditant l'infinie et insondable miséricorde de Dieu.