Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
+ Quatre jours ont passé depuis mes vœux perpétuels. Je tâchais de faire l'heure sainte. C'était le premier jeudi du mois. Dès que je suis entrée dans la chapelle, je fus pénétrée par la présence de Dieu. Je sentais nettement que le Seigneur était près de moi. Après un moment je vis le Seigneur, tout couvert de plaies - et Il me dit: Vois, celui que tu as épousé. J'ai compris la signification de ces mots, et je répondis au Seigneur: Jésus, je T'aime plus en Te voyant si blessé et anéanti, que si je Te voyais en majesté. - Jésus demanda: Pourquoi? - Je répondis: Une grande majesté me fait peur, à moi, le petit néant que je suis, tandis que Tes plaies m'attirent vers Ton Cœur et me parlent de Ton grand amour pour moi. Un silence régna après cette conversation. Je fixai mes yeux sur Ses saintes plaies, et je me sentais heureuse de souffrir avec Lui. Souffrant ainsi, je ne souffrais pas, car je me sentais heureuse en reconnaissant la profondeur de Son amour, et cette heure passa comme une minute.
+ Ne jamais juger personne, avoir un regard indulgent pour les autres et sévère pour soi-même. Tout rapporter à Dieu et me montrer à mes propres yeux, telle que je suis - c'est-à-dire la plus grande misère et le plus grand néant. Garder la patience et la tranquillité dans les souffrances, sachant que tout passe avec le temps.
(116) + Les moments que j'ai vécus pendant les vœux perpétuels -il ne faut pas en parler.
Je suis en Lui, et Lui en moi. Au moment où l'évêque mettait l'anneau à mon doigt, Dieu envahit tout mon être, et ne sachant pas l'exprimer, je passe ce moment sous silence. Mes relations avec Dieu sont depuis ces vœux perpétuels si étroites, que je n'en ai jamais connu de telles auparavant. Je sens que j'aime Dieu et je sens qu'il m'aime. Mon âme, ayant goûté Dieu, ne saurait plus vivre sans Lui. Une heure passée au pied de l'autel, dans la plus grande sécheresse de l'âme, m'est plus agréable que cent ans de plaisirs dans le monde. J'aime mieux être au couvent un souffre-douleur insignifiant, que reine dans le monde.