soeur Faustine 55

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

   18.IV.1933. Nous sommes arrivées aujourd'hui à Cracovie. Quelle joie de me trouver de nouveau ici où j'ai appris à faire mes premiers pas dans la vie spirituelle. La chère mère maîtresse122 est toujours la même, gaie et pleine d'amour du prochain. Je suis entrée à la chapelle un moment, la joie inonda mon âme. En un éclair je me suis rappelée les flots de grâces qui me furent accordés ici, comme novice.

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 P123                Premier Cahier

 

   Et aujourd'hui, nous nous rassemblons pour passer une heure au noviciat. La mère maîtresse - Mère Josèphe nous dit quelques mots et prépare le programme de la retraite. Pendant qu'elle nous parlait, se présenta à mes yeux tout ce que cette chère mère avait fait de bon pour nous. Je ressentais en mon âme une grande reconnaissance envers elle. Une douleur serra mon cœur, c'est la dernière fois que je suis au noviciat. Désormais je dois combattre avec Jésus, travailler avec Jésus et souffrir avec Jésus; en un mot - vivre et mourir avec Jésus. Désormais, la maîtresse ne va plus suivre pas à pas, tantôt pour m'instruire ou m'avertir, tantôt pour me rappeler à l’ordre m'encourager ou me réprimander. J'ai étrangement peur de rester seule. Jésus, fais quelque chose. Bien sûr j'aurai toujours une supérieure, oui, c'est vrai, mais on est davantage seule.

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                                                                                                             (102)               Cracovie, le 21.IV.1933

 

   + Pour la plus grande gloire de Dieu

   Retraite de huit jours avant les vœux perpétuels.

   Je commence aujourd'hui la retraite. Jésus, Mon Maître, dirige-moi, gouverne-moi selon Ta volonté, purifie mon amour pour qu'il soit digne de Toi, fais de moi ce que désire Ton Cœur très miséricordieux. Jésus, nous resterons pendant ces jours seule à seul jusqu'au moment de notre union - garde-moi, Jésus, dans le recueillement de l'esprit.

  Le soir, le Seigneur me dit: Ma fille, que rien ne t'effraye ni ne te trouble, garde une paix profonde, tout est dans ma main, je te ferai tout comprendre par la bouche du Père Andrasz. Sois comme un enfant envers lui.

   Un moment devant le Très Saint Sacrement.

   Ô mon Seigneur et mon Créateur éternel, comment dois-je Te remercier pour cette grande grâce d'avoir daigné me choisir pour Ton épouse, moi, misérable, et de m'unir à Toi par un vœu perpétuel. Ô bien-aimé Trésor de mon cœur, je dépose devant Toi toutes les ado-

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P124  PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

Rations et les actions de grâce des âmes saintes, de tous les chœurs angéliques, en m'unissant tout spécialement à Ta Mère. - Ô Marie, ma Mère, je te le demande humblement, couvre mon âme de ton manteau virginal en ce moment si important de ma vie, afin que je devienne plus agréable à ton Fils et que je puisse dignement glorifier Sa miséricorde à la face du monde entier et pour toute l'éternité.

   (103) Aujourd'hui je n'ai pu comprendre la méditation. Mon esprit était étrangement plongé en Dieu. Je n'arrivais pas à me forcer à penser à ce que le père disait pendant la retraite. Souvent je n'arrive pas à méditer selon des points donnés, mon esprit est avec le Seigneur et c'est là ma méditation.

   Quelques mots de mon entretien avec la Mère maîtresse Marie-Josèphe. Elle m'a éclairée et tranquillisée en beaucoup de choses quant à ma vie intérieure, que je suis sur la bonne voie. J'ai remercié le Seigneur Jésus pour cette grande grâce, car c'est la première des supérieures à ne pas avoir de doute à ce sujet. Oh, que Dieu est infiniment bon.

   Vivante Hostie, mon unique Force, Source d'amour et de miséricorde, empare-Toi du monde entier, fortifie les âmes défaillantes. Ô instant béni où Jésus nous laissa Son Cœur très miséricordieux.

   Souffrir - sans se plaindre, consoler autrui et noyer ses propres souffrances dans le Très Saint Cœur de Jésus.

   Je passerai toutes mes heures libres auprès du Très Saint Sacrement. Aux pieds de Jésus je vais chercher lumière, consolation et force. Sans cesse je vais témoigner au Seigneur de la reconnaissance pour sa grande miséricorde envers moi, n'oubliant jamais les bienfaits que le Seigneur m'a accordés, et surtout la grâce de la vocation.

   Je me cacherai parmi les sœurs comme une petite violette entre les lis. Je veux fleurir pour mon Créateur et mon Seigneur, m'oublier moi-même, m'anéantir complètement au profit des âmes immortelles -voilà ce qui fait mon délice.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon