Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
(100) + De nouveau, les ténèbres descendent sur mon âme. Il me semble que je suis sous l'influence de l'illusion. Quand je suis allée me confesser pour puiser la lumière et la paix, je ne les ai pas trouvées. Le confesseur121 m'a créé encore plus de doutes que je n'en avais d'abord. Il m'a dit: «Je ne puis discerner quelle force agit sur vous, ma sœur - peut-être Dieu ou peut-être le mauvais esprit.» En m'éloignant du confessionnal, j'ai reconsidéré ses paroles. Plus je les méditais, plus mon âme se plongeait dans les ténèbres. - Jésus, que faire? Quand Jésus s'approchait avec bienveillance de moi, j'avais peur. Es-Tu vraiment Jésus? D'un côté l'amour m'attire, de l'autre la peur me retient. Quel supplice - je ne sais le décrire.
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P122 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
Lorsque je suis allée me confesser à nouveau, je reçus cette réponse: «Je ne vous comprends pas, ma sœur, il vaudrait mieux que vous ne vous confessiez pas à moi.» Mon Dieu, je dois me faire violence avant de dire quoi que ce soit de ma vie intérieure, et voilà ce que je reçois comme réponse - «Je ne vous comprends pas, ma sœur.»
Quand j'ai quitté le confessionnal, une multitude de tourments s'abattirent sur moi. Je suis allée devant le Très Saint Sacrement et j'ai dit: Jésus, sauve-moi, Tu vois bien que je suis faible. Soudain j'entendis ces paroles: Pendant la retraite avant les vœux, je te donnerai de l'aide. Réconfortée par ces mots, j'ai commencé à aller de l'avant, ne demandant plus conseil à personne; mais j'éprouvais une telle méfiance envers moi-même que je résolus d'en finir une fois pour toutes avec ces doutes. J'attendais donc étrangement cette retraite qui devait précéder les vœux perpétuels; plusieurs jours auparavant déjà, je ne cessais de demander à Dieu la lumière pour le prêtre qui allait me confesser, afin qu'il décide une bonne fois nettement si oui - ou non, et je pense déjà: je vais être tranquille une fois pour toutes. Mais je m'affligeais à l'idée que personne ne voudrait m'écouter dans toutes ces affaires. Je me résolus à ne plus penser à tout cela et à faire entièrement confiance au Seigneur. -Ces paroles résonnaient à mes oreilles: «pendant la retraite.»
(101) Tout est prêt. Demain matin nous partons en retraite à Cracovie. Aujourd'hui, je suis entrée à la chapelle pour remercier Dieu des innombrables grâces qu'il m'avait accordées pendant ces cinq mois. Mon cœur était tout attendri à la vue de tant de grâces et de la protection des supérieures.
Ma fille, sois tranquille, je prends tout sur moi. Je vais seul arranger les choses avec tes supérieures et avec le confesseur. Parle au Père Andrasz comme tu me parles, avec la même simplicité et la même confiance.