soeur Faustine 53

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)  Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

    + La résurrection. Aujourd'hui, pendant la résurrection, je vis le Seigneur Jésus dans une grande clarté qui s'approcha de moi et dit: Que la paix soit avec vous, mes enfants, Il leva la main et nous bénit. Les plaies de Ses mains, de Ses pieds et de Son côté n'étaient pas effacées, mais lumineuses. Quand Il me regarda avec une telle bienveillance et un tel amour que mon âme entière sombra en Lui, Il me dit: Tu as pris une grande part à ma passion, c'est pour cela que je te donne cette grande part à ma gloire et à ma joie. Tout le temps de la résurrection me sembla durer une minute. Un étrange recueillement envahit mon âme et y demeura pendant toute la durée des fêtes. La bienveillance de Jésus est si grande que je ne puis l'exprimer.

   (99) Le lendemain, après la sainte Communion, j'entendis une voix: Ma fille, regarde l'abîme de ma miséricorde, honore et glorifie ma miséricorde et fais-le de la façon suivante: rassemble tous les pécheurs du monde entier et plonge-les dans l'abîme de ma miséricorde. Je désire me donner aux âmes, je désire les âmes, ma fille. Pendant ma fête, la fête de la Miséricorde, tu vas parcourir le monde

===============================

 P121                  Premier Cahier

 

entier et amener les âmes défaillantes à la source de ma miséricorde. Je les guérirai et les fortifierai.

   Aujourd'hui, j'ai prié pour une âme agonisante, qui mourait sans les saints sacrements qu'elle désirait pourtant ardemment. Mais il était trop tard. C'est une parente, la femme de mon oncle. Cette âme était agréable à Dieu. A ce moment-là, l'espace n'existait pas pour nous.

   0 vous, menues offrandes quotidiennes, vous êtes pour moi comme les fleurs des champs, dont je jonche les pieds de mon bien-aimé Jésus. Je considère parfois que ces petites choses sont égales aux vertus héroïques, car pour les renouveler constamment, il faut de l'héroïsme.

   Dans les souffrances, je ne cherche pas l'aide des créatures, mais Dieu est tout pour moi, bien que parfois, il me semble que même le Seigneur ne m'entend pas; je m'arme de patience et de silence comme une colombe qui ne se plaint pas et n'a pas de peine quand on lui prend ses petits. Je veux planer dans l'ardeur même du soleil, et ne veux pas m'arrêter dans les brumes. Je ne faiblirai pas, car de Toi je reçois tout, ô Toi, ma Force.

   Je prie ardemment le Seigneur qu'il daigne fortifier ma foi, pour que je ne me conduise pas dans la grisaille de la vie quotidienne selon des dispositions humaines, mais selon l'esprit. Oh! comme tout retient l'homme à terre, mais la foi vive garde l'âme dans les sphères supérieures et remet l'amour propre à la place qui lui est due - c'est-à-dire la dernière.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon