Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’œil sur le livre?
(70) + L'âme noble et sensible peut même être la plus simple, mais avec des sentiments délicats; une telle âme voit Dieu en tout, Le rencontre partout, sait trouver Dieu même dans les choses les plus secrètes. Tout a de l'importance pour elle, elle apprécie tout, elle remercie Dieu pour tout, elle tire un profit spirituel de tout, et remet à Dieu toute la gloire. Elle a confiance en Lui et ne se trouble pas quand vient le temps des épreuves. Elle sait que Dieu est toujours le meilleur Père, et elle fait peu de cas de l'opinion humaine. Elle suit fidèlement le moindre souffle de l'Esprit Saint, elle jouit de cet Hôte spirituel et se tient près de Lui comme un enfant près de sa mère. Là, où d'autres âmes s'arrêtent et ont peur - elle passe sans crainte et sans difficultés.
Quand le Seigneur veut être seul près de l'âme et la conduire, Il éloignera tout ce qui est extérieur. Lorsque je tombai malade et qu'on me transporta à l'infirmerie, cela me causa des ennuis. Nous étions deux malades à l'infirmerie. Les sœurs venaient voir Sœur N., personne ne venait me voir. Il est vrai que c'est une seule infirmerie, mais chacune a sa cellule. Les soirées d'hiver étaient longues, Sœur N. avait de la lumière, un récepteur de radio, moi, je ne pouvais même pas préparer ma méditation, faute de lumière.
Près de deux semaines plus tard, un soir, je me plaignis au Seigneur de beaucoup souffrir et de ne même pas pouvoir préparer ma méditation, faute de lumière - et le Seigneur me dit que chaque soir II viendrait et m'indiquerait les points à méditer le lendemain. Ces points concernaient toujours Sa douloureuse passion. Il me disait: Médite ma passion devant Pilate. Et ainsi, pendant toute la semaine, je méditais successivement les moments de Sa douloureuse passion. A partir de ce moment une grande joie pénétra dans mon âme et je ne désirais plus ni visite, ni lumière, Jésus me suffisait en tout. La sollicitude des supérieures pour les malades était bien grande, pourtant le Seigneur en avait disposé ainsi, je me sentais abandonnée. Pour pouvoir agir seul, ce Maître incomparable éloigne tout ce qui est créé. Parfois j'éprouvais
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P99 Premier Cahier
Des persécutions et souffrances si variées que, même Mère M.91 me dit: «Sur votre route, ma sœur, les souffrances surgissent de terre. Je vous regarde, ma sœur, (71) comme une crucifiée, cependant j'ai remarqué que Jésus y est pour quelque chose. Soyez fidèle au Seigneur.»
+ Je désire noter un rêve que j'ai eu sur sainte Thérèse de l'Enfant 1 Jésus. J'étais encore novice et j'avais certaines difficultés que je ne pouvais surmonter. Ces difficultés étaient intérieures et des difficultés extérieures s'y mêlaient. Je faisais des neuvaines à divers saints, mais la situation devenait de plus en plus grave. Mes souffrances étaient si grandes que je ne savais plus comment vivre; mais soudain l'idée me vint de prier sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. J'ai commencé une neuvaine à cette sainte, car avant mon entrée au couvent, j'avais une grande dévotion pour elle. Je l'avais un peu négligée depuis, mais dans la nécessité où je me trouvais, j'ai recommencé à la prier avec toute ma ferveur. Le cinquième jour de la neuvaine, sainte Thérèse m'apparut en rêve, mais elle me semblait être encore sur la terre. Elle m'avait caché qu'elle était sainte et elle commença à me consoler, pour que je ne m'attriste pas tant à cause de cette affaire, mais que je fasse plus confiance à Dieu. Elle me disait: «Moi aussi, j'ai beaucoup souffert» - je ne la croyais pas trop qu'elle avait tant souffert, et je lui dis qu'il me semble que - tu ne souffres pas du tout. Cependant, sainte Thérèse me répondit me convainquant qu'elle avait beaucoup souffert, et elle me dit: «Sache que dans trois jours cette affaire arrivera à bonne fin.» Comme je ne voulais pas trop la croire, elle me fit connaître qu'elle est sainte. A ce moment une grande joie emplit mon âme et je lui dis: Tu es sainte. - Elle me répondit: «Oui, je suis sainte, et aie confiance, tu régleras cette affaire dans trois jours.» Et je lui dis: sainte Thérèse, dis-moi, est-ce que je serai au ciel? - Elle répondit: «Tu seras au ciel» - Et serai-je sainte? - Elle m'a répondu: «Oui, tu seras sainte.» -Mais, Thérèse, serai-je sainte comme toi, sur les autels? - Et elle répondit: «Oui, tu seras sainte comme moi, mais tu dois faire confiance au Seigneur Jésus.» - Et je lui demandai alors si mon père et ma mère seront au ciel, si ... (ici Sœur Faustine a interrompu la phrase). (72) Elle me répondit qu'ils y seront. Et je poursuivis: Et mes frères et mes sœurs seront-ils au ciel? -Elle me dit de beaucoup prier pour eux, mais elle ne me donna pas une réponse sûre. Je compris qu'ils ont besoin de beaucoup de prières.
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P100 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
C'est un rêve et, comme dit le proverbe: songe est mensonge, Dieu est foi, mais cependant le troisième jour, je réglai cette difficile affaire, comme elle me l'avait dit, très facilement. Comme elle me l'avait dit, tout s'accomplit littéralement en ce qui concerne cette affaire. C'est un rêve, mais il a sa signification.