Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
Quand j'arrivai dans le couloir, je reçus tout de suite une grande souffrance et une humiliation infligées par une certaine personne. Je les acceptai en soumission à une volonté plus haute et je me suis fortement serrée contre le Sacré Cœur de Jésus montrant de cette façon, que je suis prête à ce à quoi je me suis offerte. La souffrance semblait surgir sous mes pas, même Mère Marguerite en fut étonnée. On passe beaucoup de choses aux autres, car vraiment il ne vaut pas la peine d'y faire attention, mais à moi rien n'est passé, chaque mot est analysé, chaque pas observé. Une (65) sœur me dit: «Préparez-vous, ma sœur, à recevoir une petite croix, que vous réserve la mère supérieure, j'ai tellement pitié de vous, ma sœur.» Et moi, je me réjouis dans mon âme et j'y suis prête depuis longtemps. Quand elle perçut mon courage elle fut étonnée. Je vois maintenant que l'âme ne peut pas grand-chose d'elle-même, mais avec Dieu elle peut tout. Voilà ce que peut la grâce de Dieu. Peu d'âmes restent toujours attentives aux inspirations de Dieu, et encore moins, suivent fidèlement ces inspirations divines.
Cependant l'âme fidèle à Dieu ne peut discerner seule ses inspirations, elle doit les soumettre au contrôle d'un prêtre très instruit et sage et tant qu'elle n'a pas acquis la certitude, il faut qu'elle reste incrédule. Qu'elle ne se fie pas, seule, à ces inspirations et à toutes ces grâces supérieures, car elle peut s'exposer à de grandes pertes.
Bien que l'âme discerne tout de suite les fausses inspirations de celles de Dieu, qu'elle soit cependant prudente, car il y a beaucoup de choses incertaines. Dieu aime et se réjouit quand l'âme ne croit pas en Lui-même pour Lui-même; c'est parce qu'elle L'aime, qu'elle est prudente et qu'elle demande et cherche de l'aide pour se prouver à elle-même que c'est vraiment Dieu qui agit en elle. Et si un confesseur éclairé le lui affirme, qu'elle soit tranquille et s'en remette à Dieu suivant Ses indications, c'est-à-dire suivant les indications du confesseur.
L'amour pur est capable de grandes actions et ni les difficultés ni les contrariétés ne peuvent le briser, comme l'amour est fort malgré les grandes difficultés, il est aussi persévérant dans la vie grise,
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P94 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
ennuyeuse et quotidienne. Il sait que pour plaire à Dieu, il ne faut qu'une chose, c'est les plus petites choses avec un grand amour -l'amour et toujours l'amour.
L'amour pur ne s'égare pas, il a étrangement beaucoup de lumière et ne fait rien qui pourrait déplaire à Dieu. Il est ingénieux pour faire ce qui est le plus agréable à Dieu et personne ne l'égalera; heureux quand il peut s'anéantir et brûler comme une offrande pure. Plus il se donne, plus il est heureux, mais en même temps personne ne sait deviner les dangers d'aussi loin que lui; il sait démasquer et il sait aussi à qui il a affaire.
(66) + Mais mes tourments arrivent déjà à leur fin. Le Seigneur me donne l'aide promise, je la vois en la personne de deux prêtres: ce sont le Père Andrasz et l'abbé Sopocko. Pendant la retraite, avant mes vœux perpétuels86, je fus pour la première fois pleinement tranquillisée87, et plus tard, je fus guidée dans la même direction par l'abbé Sopocko - ainsi s'accomplit la promesse du Seigneur.
Lorsque je fus tranquillisée et instruite de la façon dont je devais avancer sur ces chemins divins, mon esprit s'est réjoui dans le Seigneur, et il me semblait que je ne marchais pas, mais que je courais; les ailes déployées pour le vol, j'ai commencé à planer en plein soleil, et je ne descendrai pas jusqu'à ce que je repose en Celui en qui mon âme a sombré pour l'éternité. Et je me suis totalement soumise à l'influence de la grâce; les abaissements de Dieu envers mon âme sont bien grands. Je ne m'écarte ni ne me refuse, mais je sombre en Lui, comme en mon seul trésor. Je suis un avec le Seigneur, l'abîme qui nous sépare, le Créateur et Sa créature, semble avoir disparu. Pendant quelques jours, mon âme vécut comme en une incessante extase. La présence de Dieu ne me quittait pas un instant. Et mon âme demeurait en continuelle union d'amour avec le Seigneur. Cependant cela ne m'empêchait pas d'accomplir mes devoirs. Je sentais que j'étais transformée en amour, je brûlais tout entière mais sans dommage. Je sombrais continuellement en Dieu, Dieu m'attirait à Lui avec une telle force et une telle puissance que par moments je ne me rendais plus compte que j'étais sur terre. Si longtemps j'avais empêché la grâce divine et je la craignais, maintenant Dieu Lui-même, par l'intermé-
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diaire du Père Andrasz, éloignait toutes les difficultés. Mon esprit fut tourné vers le soleil, et s'épanouit dans ses rayons pour Lui seul, je ne comp... (ici la phrase s'interrompt et Sœur Faustine commence une tout autre pensée à la ligne suivante).