Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
La langue n'est qu'un petit membre, mais elle fait de grandes choses. Une religieuse qui n'est pas silencieuse, n'arrivera jamais à la sainteté, c'est-à-dire qu'elle ne deviendra pas sainte. Qu'elle ne se fasse pas d'illusions - à moins que ce soit l'Esprit divin qui parle par elle, il est alors défendu de se taire. Cependant pour entendre la voix divine, il faut garder le silence de l'âme et être silencieuse, non d'un silence morne, mais d'un silence de l'âme, qui est recueillement en Dieu. On peut beaucoup parler sans rompre le silence et, par contre, parler peu et toujours rompre le silence. (56) Oh! quel dommage irréparable cause le manque de silence. On fait beaucoup de tort au prochain, mais le plus à sa propre âme.
A mon avis, et d'après mon expérience, la règle concernant le silence devrait figurer à la première place. Dieu ne se donne pas à une âme bavarde, qui bourdonne comme un faux-bourdon dans la ruche, mais ne fait pas de miel. L'âme bavarde est vide à l'intérieur. Il n'y a en elle ni vertus fondamentales, ni intimité avec Dieu. Il n'est pas question d'une vie plus profonde, d'une douce paix, ni du silence où demeure Dieu. L'âme qui n'a pas goûté la douceur du silence intérieur est un esprit inquiet, et trouble le silence d'autrui. J'ai vu beaucoup d'âmes qui étaient dans les gouffres de l'enfer pour n'avoir pas su garder le silence. Elles me l'ont dit elles-mêmes, lorsque je les questionnais pour savoir ce qui avait causé leur perte. C'étaient des âmes religieuses. Mon Dieu, quelle douleur de penser qu'elles pourraient non seulement être au ciel, mais même être saintes. Ô Jésus, miséricorde, je tremble à la pensée de devoir rendre compte de ma langue, en elle se trouve la vie, mais aussi la mort et parfois nous tuons avec notre langue, nous commettons de véritables meurtres - et cela aussi nous devrions le considérer comme chose de peu d'importance? Vraiment, je ne comprends pas de telles consciences. J'ai connu une personne qui, ayant appris d'une autre qu'on avait dit telle et telle chose sur son compte... tomba gravement malade, elle perdit beaucoup de sang, versa beaucoup de larmes et il en résultat de tristes conséquences, et
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P85 Premier Cahier
ce n'est pas le glaive, mais la langue qui fit cela. Ô mon Jésus silencieux, sois miséricordieux pour nous.