soeur Faustine 26

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)   Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

    (37) + Pendant l'adoration, je sentis la proximité de Dieu. Après un moment, j'aperçus Jésus et Marie. Cette vision emplit mon âme de joie, et je demandai au Seigneur: Quelle est Ta volonté, Jésus, dans cette affaire pour laquelle mon confesseur m'a ordonné de T'interroger? - Jésus répondit: Ma volonté est qu'il soit ici et qu'il ne se dispense de rien lui-même. J'ai demandé à Jésus: Est-ce que l'inscription peut être comme suit: "Christ, Roi de Miséricorde". Jésus me répondit: Je suis le Roi de Miséricorde, et Il n'a pas dit "Christ". Je désire que cette image soit publiquement exposée le premier dimanche après Pâques. Ce dimanche est la fête de la Miséricorde. Par le Verbe Incarné, je fais connaître l'abîme de ma miséricorde.

   + C'était étonnant - il advint comme le Seigneur l'exigeait, que la première fois que cette image reçut les honneurs publics76, ce fut le premier dimanche après Pâques. Pendant trois jours cette image fut placée à la vue de tous et reçut les honneurs publics car elle était placée à Ostra Brama, au faîte de la fenêtre, c'est pourquoi on pouvait l'apercevoir de très loin. A Ostra Brama, l'on célébrait solennellement, durant ces trois jours, la clôture du Jubilé de la Rédemption du Monde - 1900 ans après la passion du Sauveur. Je comprends maintenant que l'œuvre de la rédemption est unie à cette œuvre de la miséricorde que le Seigneur exige.

   Un jour, je vis intérieurement combien mon confesseur allait souffrir. - Tes amis te délaisseront, tous vont te contredire et tes forces physiques diminueront. Je t'ai vu tel une grappe de raisins, choisie par le Seigneur, et jetée dans le pressoir des souffrances. Ton âme, père, sera à certains moments remplie de doutes à propos de cette œuvre et de moi.

   Et j'ai vu comme si Dieu seul te contredisait, et j'ai demandé au Seigneur pourquoi II agissait de la sorte envers lui, comme pour

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P66         PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

rendre difficile ce qu'il ordonnait Lui-même. Et le Seigneur dit: J'agis ainsi envers lui pour témoigner que cette œuvre est mienne. Dis-lui qu'il (38) n'ait peur de rien, mon regard repose sur lui nuit et jour. Il y aura autant de fleurons dans sa couronne que d'âmes sauvées par cette œuvre. Je ne récompense pas le succès du travail, mais la souffrance.

   Mon Jésus, Tu sais Toi-même quelles persécutions je souffre, uniquement parce que je Te suis fidèle et que j'accepte Tes exigences. Tu es ma force - soutiens-moi pour que j'accomplisse toujours fidèlement ce que Tu exiges de moi. De moi-même je ne puis rien, mais si Tu me soutiens toutes les difficultés ne sont rien. Ô Seigneur, je vois bien que dès le moment où mon âme a reçu la faculté de Te connaître, ma vie est un combat continuel et de plus en plus acharné. Chaque matin pendant la méditation, je me prépare au combat pour toute la journée, et la sainte Communion est une garantie que je remporterai la victoire, et il en est ainsi. Je crains le jour où je ne communie pas. Ce Pain des forts me donne toute la force pour accomplir cette œuvre et j'ai le courage de faire tout ce qu'exige le Seigneur. Le courage et la force qui sont en moi ne viennent pas de moi, mais de Celui qui demeure en moi - c'est l'Eucharistie.

   Mon Jésus, que les malentendus sont grands; parfois, s'il n'y avait pas l'Eucharistie, je n'aurais pas le courage d'aller plus loin sur le chemin que Tu m'as indiqué.

   L'humiliation est ma nourriture de chaque jour. Je comprends que l'épouse participe à tout ce qui concerne son Époux, donc Son manteau d'injures doit me couvrir aussi. Aux moments où je souffre beaucoup, je tâche de me taire, car je me méfie de ma langue qui, en de tels moments, est encline à parler de soi, alors qu'elle doit me servir à louer Dieu pour tant de bienfaits et de dons accordés. Quand je reçois Jésus dans la sainte Communion, je Le prie avec ferveur de guérir ma langue, pour que par elle je n'offense ni Dieu, ni le prochain. Je désire que ma langue ne cesse de rendre gloire à Dieu. Grandes sont les fautes de la langue. L'âme ne parviendra pas à la sainteté si elle ne maîtrise pas sa langue.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon