Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
Vendredi, après la sainte Communion je fus transportée en esprit devant le trône de Dieu. Devant ce trône je vis les Puissances célestes qui adorent sans cesse Dieu. Derrière le trône, je vis une clarté inaccessible aux créatures; seul le Verbe Incarné y a accès en tant que médiateur. Lorsque Jésus pénétra dans cette clarté, j'entendis ces paroles: Ecris tout de suite ce que tu entends: Je suis le Seigneur dans son être et je ne connais ni ordres, ni besoins. Si j'appelle la
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P64 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
créature à la vie - c'est l'abîme de ma miséricorde. Et au même moment je me retrouvai dans notre chapelle, comme auparavant, sur mon prie-Dieu. La sainte messe finissait. Ces paroles étaient déjà écrites73.
+ Quand je vis combien mon confesseur74 aurait à souffrir à cause de cette œuvre que Dieu réalise à travers lui, la peur me prit un instant et je dis au Seigneur: Jésus, cette affaire est Tienne, pourquoi agis-Tu de la sorte envers lui? (36) Il me semble que Tu lui suscites des difficultés, tout en lui ordonnant d'agir.
Écris que nuit et jour mon regard repose sur lui et que si je permets ces contrariétés c'est pour augmenter ses mérites. Ce n'est pas la réussite que je récompense, mais la patience et la peine prises pour moi.
Wilno, 26.X. 1934
Vendredi, quand je revenais du jardin avec nos élèves75 à l'heure du dîner, il était six heures moins dix, je vis Jésus au-dessus de notre chapelle, comme Il était lorsque je Le vis pour la première fois. Tel qu'il est peint sur l'image. Les deux rayons qui sortaient de Son Cœur couvraient notre chapelle et l'infirmerie, puis toute la ville et ils se répandirent sur le monde entier. Cela dura environ quatre minutes, puis tout s'évanouit. Une des enfants qui m'accompagnaient, un peu en arrière des autres, voyait également ces rayons, mais elle ne voyait pas Jésus et ne savait pas d'où sortaient ces rayons. Elle était saisie et le raconta aux autres fillettes. Celles-ci riaient d'elle, disant qu'elle avait rêvé, ou peut-être était-ce la lumière d'un avion, mais elle s'obstinait et disait que jamais de sa vie elle n'avait vu de tels rayons. Quand les fillettes lui dirent encore que ce pouvait être un projecteur, elle répondit qu'elle savait ce qu'était la lumière d'un projecteur. Elle n'avait jamais vu de tels rayons. Après le dîner, cette enfant me dit que ces rayons l'avaient tellement émue qu'elle ne pouvait rester tranquille: «J'auraistoujours envie d'en parler» - cependant elle n'avait pas vu Jésus. Elle
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revenait sans cesse sur ces rayons, ce qui me mit dans une situation délicate, car je ne pouvais lui dire que j'avais vu le Seigneur Jésus. Je priais pour cette petite âme pour que le Seigneur lui donne les grâces dont elle avait tant besoin. Mon cœur se réjouit que Jésus seul se fasse connaître dans Son œuvre. Même si cela m'a causé de grands ennuis, on peut tout de même tout supporter pour Jésus.