soeur FAustine 22

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ».000 En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)   Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?

 

   (31) La confession d'une de nos élèves.

    A un certain moment, alors qu'une force avait commencé à me pousser à faire des démarches pour obtenir cette fête et à faire peindre cette image, je ne pouvais goûter de repos. Quelque chose me transperse entièrement, mais une certaine peur m'envahit, ne suis-je pas dans l'illusion. Bien que ces incertitudes viennent toujours du dehors, car au fond de mon âme je sentais que le Seigneur qui pénètre mon âme est là. Le confesseur auquel je me confessais alors, me dit que parfois on peut s'illusionner et je sentais que ce prêtre semblait avoir peur de me confesser. C'était pour moi un supplice. Voyant que je ne pouvais attendre beaucoup d'aide de la part des hommes, je recourus d'autant plus à Jésus, à ce Maître incomparable. A un certain moment, quand m'envahit l'incertitude - la voix qui me parle est-elle celle du Seigneur - à ce moment là je me suis adressée au Seigneur intérieure-

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P60                 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

ment sans prononcer de paroles. Tout de suite une force pénétra mon âme - je dis: Si Tu es en vérité mon Dieu, qui es en relation avec moi et qui me parles, je T'en prie, Seigneur, que cette élève70 aille aujourd'hui encore se confesser, ce signe me rassurera. Au même moment, cette enfant demanda à se confesser.

   La maîtresse de la classe s'étonna de ce changement soudain, mais elle tâcha, tout de suite, de trouver un prêtre et cette personne se confessa avec grande contrition. Alors j'entendis en mon âme cette voix: Est-ce que tu me crois maintenant? - Et de nouveau, une force étrange pénétra mon âme, me rassura et m'affermit de telle sorte, que j'étais stupéfaite moi-même d'avoir pu me laisser envahir par le doute. Ces doutes viennent toujours de l'extérieur, ce qui me dispose à m'enfermer encore plus en moi-même. Lorsque je perçois l'incertitude du prêtre pendant la confession, alors je ne dévoile pas mon âme plus profondément, je m'accuse seulement de mes péchés. Un tel prêtre ne donnera pas la paix à l'âme puisque lui-même ne la possède pas.

   Ô prêtres, cierges lumineux qui éclairez les âmes, que votre clarté ne s'obscurcisse jamais. J'ai compris alors que ce n'était pas la volonté de Dieu que je dévoile le fond de mon âme. Plus tard, Dieu me donna cette grâce.

 

© Robert Hivon 2014     twitter: @hivonphilo     skype: robert.hivon  Facebook et Google+: Robert Hivon