Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
(22) Les souffrances et les contrariétés au début de ma vie religieuse m'effrayaient et me décourageaient, c'est pourquoi je priais sans cesse Jésus de me fortifier et de me donner la force de Son Esprit-Saint, pour accomplir en tout Sa sainte volonté, car dès le départ je connaissais et je connais ma faiblesse. Je sais bien ce que je suis de moi-même, car Jésus a dévoilé aux yeux de mon âme tout l'abîme de misère que je suis, et à cause de cela, je comprends bien que tout ce qu'il y a de bon en mon âme c'est seulement Sa sainte grâce. Cette prise de conscience de ma misère, me fait connaître par là même l'abîme infini de Ta miséricorde. Dans ma vie intérieure, je regarde d'un œil l'abîme de misère et d'abjection que je suis, et de l'autre l'abîme de Ta miséricorde, ô Dieu.
0 mon Jésus, Tu es la vie de ma vie, Tu sais bien que je ne désire rien d'autre que la gloire de Ton nom, et que les âmes connaissent Ta bonté. Pourquoi les âmes T'évitent-elles, Jésus - je ne comprends pas
=================================
P52 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
cela. Oh! si je pouvais découper mon cœur en menues parcelles et, de cette manière, T'offrir, Jésus, chaque parcelle comme un cœur entier pour Te dédommager au moins pour une petite part pour les cœurs qui ne T'aiment pas. Je T'aime, Jésus, avec chaque goutte de mon sang et je les verserais volontiers pour Toi, afin de Te donner la preuve de mon amour sincère. Ô Dieu, plus je Te connais, et moins je puis Te concevoir, mais cette inconcevabilité me fait comprendre combien Tu es grand, ô Dieu. Et cette incompréhension de Toi allume une nouvelle flamme en mon cœur pour Toi, Seigneur. Depuis le moment où Tu m'as permis de fixer le regard de mon âme sur Toi Jésus, je me repose et je ne désire rien. J'ai trouvé ma destinée au moment où mon âme s'est noyée en Toi, l'unique objet de mon amour. Tout est rien en comparaison de Toi. Les souffrances, les contrariétés, les humiliations, les insuccès, les soupçons qui surviennent sont des échardes qui enflamment mon amour pour Toi, Jésus.
Mes désirs sont fous et inégalables. (23) Je veux Te cacher ma souffrance. Je désire ne jamais être récompensée pour mes efforts et mes bonnes actions. Ô Jésus, Toi seul es ma récompense, Tu me suffis, Trésor de mon cœur. Je désire compatir à la souffrance de mon prochain et enfouir mes souffrances dans mon cœur, afin de les cacher non seulement aux autres, mais aussi à Toi Jésus.
La souffrance est une grande grâce. Par la souffrance, l'âme devient semblable au Sauveur, dans la souffrance l'amour se cristallise. Plus la souffrance est grande, plus l'amour devient pur.