Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le livre?
(19) Lorsque je dis à la mère supérieure53 ce que Dieu exigeait de moi, elle me répondit qu'il fallait que Jésus se fasse connaître plus clairement, par un signe. Quand je demandai au Seigneur Jésus un signe comme preuve que - Tu es en vérité mon Dieu et Seigneur, et que c'est bien de Toi que vient cette demande, j'entendis une voix intérieure : Je le donnerai aux supérieures par les grâces que j'accorderai par l'intermédiaire de cette image.
Comme je voulais fuir ces inspirations intérieures, Dieu me dit qu'au jour du jugement, Il me demanderait compte d'un grand nombre d'âmes.
Quand une fois, fatiguée par toutes les difficultés soulevées par le fait que Jésus me parlait et me demandait de peindre ce tableau, je décidai fermement de demander au Père Andrasz54 avant mes vœux perpétuels, de me délivrer de ces inspirations intérieures et de me dispenser de peindre ce tableau. Après avoir écouté ma confession, le Père Andrasz me répondit ainsi: «Je ne vous dispense de rien, et il ne vous est pas permis de vous soustraire à ces inspirations intérieures, mais vous devez absolument parler de tout à votre confesseur, absolu-
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ment, autrement vous tomberez dans l'erreur, malgré ces grandes grâces de Dieu. Pour le moment, c'est à moi que vous vous confessez, mais sachez que vous devez avoir un confesseur permanent, c'est-à-dire un directeur de conscience.»
Cela m'affligea énormément. Je pensais que j'allais me délivrer de tout et voilà que c'était le contraire - un ordre formel de suivre les exigences de Jésus. A ceci s'ajoutait le tourment de ne pas avoir de confesseur permanent. Et si, pendant quelque temps je me confessais au même prêtre, je n'arrivais pas à lui ouvrir entièrement mon âme en ce qui concerne les grâces; et cela me faisait souffrir de façon inexprimable. Je demande à Jésus d'accorder ces grâces à quelqu'un d'autre, car moi je ne sais pas en profiter et je ne fais que les gaspiller. Jésus, aie miséricorde de moi, ne me commande pas de si grandes choses, Tu vois que je suis une poussière incapable.
Cependant la bonté de Jésus est infinie, Il m'a promis une aide visible sur terre et peu de temps après, je l'obtins à Wilno. (20) Je reconnus cette aide divine en la personne de l'abbé Sopocko. Avant d'arriver à Wilno, je le connaissais déjà par une vision intérieure. Un jour, je l'avais vu dans notre chapelle entre l'autel et le confessionnal. J'avais alors entendu une voix dans mon âme: Voilà l'aide visible pour toi, sur la terre. Il t'aidera à accomplir ma volonté sur la terre.
+ Lorsqu'une fois, fatiguée par ces incertitudes, je demandai à Jésus: Jésus, es-Tu mon Dieu ou quelque fantôme? Car mes supérieures me disent qu'il y a des illusions et des fantômes de toutes sortes. Si Tu es mon Seigneur, je T'en prie, bénis-moi. Alors Jésus fit un grand signe de croix sur moi, et moi je me signai. Lorsque je lui demandai pardon pour cette question, Il me répondit que je ne Lui faisais aucune peine par cette question et le Seigneur me dit que ma confiance Lui plaît beaucoup.