Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi) Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le llvre?
A un certain moment, j'ai vu une multitude de personnes dans notre chapelle, devant notre chapelle et dans la rue, car ils ne pouvaient pas tous entrer40. La chapelle était solennellement parée. Près de l'autel il y avait un grand nombre de prêtres, puis nos sœurs et beaucoup d'autres congrégations. Tout ce monde attendait quelqu'un qui devait prendre place sur l'autel. C'est alors que j'entendis une voix qui me dit que c'était moi qui devais prendre place sur l'autel. Mais dès que je sortis du corridor pour passer dans la cour et me diriger vers la
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P42 PETIT JOURNAL de Sœur Faustine
chapelle en suivant la voix qui m'appelait, tous ces gens commencèrent à jeter sur moi ce qui leur tombait sous la main: de la boue, des pierres, du sable, des balais, n'importe quoi, si bien qu'au premier moment, j'hésitais à avancer mais la voix m'appelait encore plus fort, et malgré tout je me mis à avancer avec plus de hardiesse. Lorsque je passai le seuil de la chapelle, les supérieures, les sœurs, les élèves41 et même les parents commencèrent à me frapper avec ce qu'ils avaient sous la main, si bien que, bon gré mal gré, je dus vite monter à la place qui m'était destinée sur l'autel. (13) Dès que j'eus occupé cette place, cette même foule, les élèves, les sœurs, les supérieures et les parents, tous commencèrent à tendre leurs mains en demandant des grâces, et moi, je ne leur tenais pas rigueur de m'avoir jeté toutes sortes de projectiles, et c'était étonnant comme je me mis à aimer justement tous ces gens qui m'avaient forcée à monter plus vite à la place qui m'était destinée. Alors mon âme fut inondée d'un bonheur inconcevable, et j'entendis ces mots: Fais ce que tu veux, distribue les grâces comme tu le veux, à qui tu le veux et quand tu le veux. La vision disparut immédiatement.
A un certain moment j'entendis ces paroles: Va chez la supérieure et demande-lui la permission de faire une heure d'adoration chaque jour pendant 9 jours; pendant cette adoration, tâche d'unir ta prière à ma Mère. Prie de tout cœur en union avec Marie, tâche aussi pendant ce temps de faire un chemin de croix. J'obtins la permission, mais pas pour une heure entière, seulement pour le temps qui me resterait une fois mes devoirs accomplis.
Je devais faire cette neuvaine à l'intention de ma Patrie. Le septième jour de la neuvaine, j'aperçus la Mère de Dieu vêtue d'une robe claire, entre ciel et terre; Elle priait les mains jointes sur la poitrine, les yeux levés au ciel, et de son cœur sortaient des rayons de feu dont les uns se dirigeaient vers le ciel, les autres recouvraient notre terre.
Quand je parlai à mon confesseur42 de certaines de ces choses, il me dit que cela pouvait vraiment venir de Dieu, mais que cela pouvait n'être également qu'une illusion. Et comme j'avais de fréquents changements, je n'avais donc pas un confesseur permanent, de plus, j'avais d'incroyables difficultés à parler de ces choses. Je priais ardemment
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P43 Premier Cahier
que Dieu me fasse cette grande grâce - c'est-à-dire un directeur spirituel. Mais cette grâce, je ne l'obtins qu'après mes voeux perpétuels, lorsque je vins à Wilno. C'est l'abbé Sopocko43. Dieu me donna de le connaître d'abord intérieurement, avant même d'arriver à Wilno44.
Oh! si j'avais eu un directeur de conscience depuis le début, je n'aurais pas gaspillé tant de grâces divines. Un confesseur peut beaucoup aider les âmes, comme il peut aussi causer beaucoup de gâchis. Oh! comme les confesseurs devraient être attentifs à l'action de la grâce divine dans l'âme de leurs pénitents, c'est tellement important. D'après les grâces reçues par l'âme, on peut savoir son degré d'intimité avec Dieu.
(14) A un certain moment, je fus appelée au jugement de Dieu. Je comparus devant le Seigneur, seule à seul. Jésus était tel que durant Sa passion. Après un moment ces plaies disparurent, il n'en resta que cinq, aux mains, aux pieds et au côté. Aussitôt, je perçus exactement l'état de mon âme, telle que la regarde Dieu. Je vis clairement tout ce qui déplaît à Dieu. J'ignorais que l'on doive rendre compte même de ces petites ombres. Quel est ce moment! Qui le décrira? Se tenir devant le trois fois Saint? Jésus me demanda: Qui es-tu ? Je répondis: Je suis ta servante, Seigneur. - Tu es redevable d'un jour au feu du purgatoire. Je voulus tout de suite me jeter dans les flammes du feu du purgatoire, mais Jésus me retint, disant: Que veux-tu, souffrir maintenant un jour ou pendant un court espace de temps sur la terre? Je répondis: Jésus, je veux souffrir au purgatoire et je veux souffrir sur terre les plus grands tourments, fût-ce jusqu'à la fin du monde. Jésus dit: Un seul suffit. Tu descendras sur la terre et tu vas souffrir intensément mais pour peu de temps, tu accompliras ainsi ma volonté et mes souhaits, et mon fidèle serviteur t'aidera à la réaliser.
Maintenant pose la tête sur ma poitrine, sur mon cœur et puise en lui des forces et de la vigueur pour toutes les souffrances, car ailleurs tu ne trouveras ni soulagement, ni aide, ni consolation. Sache que tu devras beaucoup, beaucoup souffrir, mais que cela ne t'effraye pas, je suis avec toi.