soeur Faustine 1

Phénoménal journal de sœur Faustine. Jésus l’appelait « La secrétaire de sa Miséricorde ». En voici des extraits. (Les soulignés sont de moi)   Pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil sur le llvre?

 

   Je dois noter3 les rencontres de mon âme avec Toi, ô Dieu, dans les moments particuliers de Tes visites.

 

   Dès l'âge de sept ans, je perçus l'appel définitif du Seigneur, la grâce de la vocation à la vie religieuse. A l'âge de sept ans j'entendis pour la première fois dans mon âme la voix de Dieu, c'est-à-dire l'invitation à une vie plus parfaite, mais je n'ai pas toujours été obéissante à la voix de la grâce. Je n'ai rencontré personne qui aurait pu m'expliquer ces choses.

 

   Dix-huit ans, demande insistante à mes parents de me permettre d'entrer au couvent; refus catégorique des parents. Après ce refus je me suis adonnée aux vanités de la vie4, ne faisant aucune attention à la voix de la grâce, bien que mon âme ne trouvât contentement en rien.

 

   A un certain moment, j'étais au bal avec une de mes sœurs5. Pendant que tout le monde s'amusait beaucoup, mon âme éprouvait des tourments intérieurs. Au moment où je commençais à danser, j'aperçus soudain près de moi Jésus. Jésus supplicié, dépouillé de ses vêtements, tout couvert de plaies, qui me dit ces paroles: Jusqu'à quand vais-je te supporter, et jusqu'à quand vas-tu me décevoir? A ce moment la charmante musique cessa pour moi, les gens avec lesquels je me trouvais disparurent à mes yeux, il ne restait que Jésus et moi. Je m'assis auprès de ma chère sœur, simulant un mal de tête pour cacher ce qui venait de se passer dans mon âme. Quelques instants plus tard, je quittai secrètement la compagnie et ma sœur, et je me rendis à la cathédrale saint Stanislas Kostka. L'heure commençait à prendre une teinte grise, il y avait peu de personnes dans la cathédrale; ne faisant attention à rien de ce qui se passait autour, je suis tombée les bras en croix devant le Très Saint Sacrement et demandai au Seigneur qu'il daigne me faire connaître ce que je dois faire.

   Tout à coup j'entendis ces paroles: Pars tout de suite pour Varsovie, là tu entreras au couvent. Je me levai après cette prière, je rentrai à la maison et je réglai les choses nécessaires. Je confiai comme je le pus à ma sœur ce qui s'était passé dans mon âme, je lui demandai de dire adieu à mes parents et ainsi, avec une seule robe, sans rien, j'arrivai à Varsovie.

   Quand je descendis du train et que je vis que chacun des passagers prenait sa route, la frayeur me saisit: que faire? Où m'adresser, ne connaissant personne? Et je dis à la Mère de Dieu: Marie, conduis-moi, guide-moi. Aussitôt j'entendis dans mon âme ces paroles: que je devais quitter la ville pour un village6, où je passerai la nuit en sûreté, ce que je fis et je trouvai tout comme la Mère de Dieu me l'avait dit.

   Le lendemain, de très bonne heure, j'arrivai en ville et j'entrai dans la première église7 rencontrée, et je me mis à prier pour connaître la volonté divine. Les saintes messes se succédaient. Pendant l'une des

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 P34                  PETIT JOURNAL de Sœur Faustine

 

messes, j'entendis ces paroles: Va trouver ce prêtre* et dis-lui tout, et il te dira ce que tu dois faire. (5) La sainte messe finie, je suis allée à la sacristie, et j'ai raconté tout ce qui s'était passé dans mon âme et j'ai demandé de m'indiquer dans quel couvent je devais entrer.

   Ce prêtre s'étonna tout d'abord, mais il me dit d'avoir grande confiance, que Dieu décidera de la suite. «En attendant, je t'enverrai chez une dame pieuse9 qui t'hébergera jusqu'au moment où tu entreras au couvent.» Quand je me rendis chez cette dame, elle me reçut avec beaucoup de bienveillance. Pendant ce temps-là je cherchais un couvent, mais à chaque porte où je frappais, partout on me refusait10. La douleur serrait mon cœur et je dis au Seigneur Jésus : Aide-moi, ne me laisse pas seule. Enfin, je frappai à notre porte11.

   Lorsque la mère supérieure12, l'actuelle mère générale Michèle, m'accueillit, après une brève conversation, elle me dit d'aller chez le Maître de la maison demander s'il me recevrait. Je compris tout de suite que je devais le demander au Seigneur Jésus. Je suis allée à la chapelle avec grande joie et demandai à Jésus: Maître de cette maison, est-ce que Tu me reçois? C'est ce qu'une de ces sœurs m'a ordonné de demander.

   Et tout de suite j'entendis une voix: J'accepte, tu es dans mon cœur. Quand je revins de la chapelle, la mère supérieure me demanda: «Eh bien, est-ce que le Seigneur t'a reçue?» Je répondis que oui. «Si le Seigneur t'a reçue, moi aussi je te reçois.»

 

 

 

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